Grève à l'Orchestre symphonique de Montréal - Un appel à la solidarité n'est pas une menace de représailles
Réponse à Pierre A. Goulet, président des Jeunesses musicales internationales et membre du conseil d'administration de l'OSM
Dans l'article «OSM: des jeunes pris en otage» publié dans Le Devoir du jeudi 12 mai 2005, Pierre A. Goulet accuse la Guilde des musiciens du Québec et l'Association des musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal de «dépasser les bornes [...] en faisant des pressions et en menaçant de représailles les musiciens pigistes qui acceptent de jouer dans l'orchestre ad hoc en voie de formation par le Concours musical international de Montréal».
L'appel à la solidarité lancé par la Guilde des musiciens et l'Association des musiciens de l'OSM ne peut en aucun cas être interprété comme une menace de représailles envers qui que ce soit.
S'abstenir
Les briseurs de grève existent, et il s'en trouvera toujours qui ne répugneront pas à franchir des piquets de grève, si légitime soient-ils. Nous ne faisons que demander aux collègues musiciens de s'en abstenir car les enjeux de cette négociation avec le vaisseau amiral québécois qu'est l'OSM auront des répercussions sur toutes les autres formations musicales à l'avenir. Qui plus est, les membres des Jeunesses musicales d'aujourd'hui verront leur avenir professionnel façonné par ces ententes.
Plus loin, M. Goulet écrit que «le conflit à l'OSM est malheureux» et que «jamais nous n'aurions dû nous rendre à de telles extrémités». Nous ne pouvons qu'approuver ses dires. Il est vrai que «le jeu de notre système de relations de travail [...] peut amener des conséquences graves». C'est pourquoi la Guilde des musiciens du Québec et l'Association des musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal tiennent à réitérer qu'ils sont disponibles et désireux de reprendre les négociations et d'en arriver à une entente respectueuse des deux parties.
La décision d'aller en grève n'a été prise qu'après 18 mois de négociations infructueuses ajoutées à au moins deux autres années de gel des salaires et des conditions de travail. Bref, les musiciens ont été patients, compréhensifs et souples. L'heure est maintenant venue pour l'administration de l'OSM de leur rendre la pareille et de démontrer un respect minimal pour les personnes qui forment l'Orchestre symphonique de Montréal.
Dissuader poliment
La Guilde des musiciens du Québec et l'Association des musiciens de l'OSM ne peuvent empêcher les dirigeants du Concours musical international de Montréal de demander à des musiciens professionnels de former un orchestre de remplacement pour accompagner les concurrents du concours.
Nous préférons cependant tenter de les en dissuader poliment et calmement tout en leur suggérant, à l'instar du pianiste Alain Lefebvre, d'aider à faire comprendre à qui de droit que «la musique classique ne peut pas se permettre un conflit long» [...] et qu'il faut espérer que «les gens en mesure de régler cela vont comprendre que les joyaux ne sont pas que le Cirque du Soleil et Céline Dion mais aussi l'OSM, qui nous rend fiers à travers la planète depuis 50 ans». Il en va du respect fondamental de notre profession et des années de labeur consacrées à l'atteinte de l'excellence par chacun des membres de l'OSM.
Nous sommes fiers, à juste titre, de l'orchestre virtuose que nous sommes et voulons, avec enthousiasme, atteindre de nouveaux sommets avec le maestro Kent Nagano.
Dans l'article «OSM: des jeunes pris en otage» publié dans Le Devoir du jeudi 12 mai 2005, Pierre A. Goulet accuse la Guilde des musiciens du Québec et l'Association des musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal de «dépasser les bornes [...] en faisant des pressions et en menaçant de représailles les musiciens pigistes qui acceptent de jouer dans l'orchestre ad hoc en voie de formation par le Concours musical international de Montréal».
L'appel à la solidarité lancé par la Guilde des musiciens et l'Association des musiciens de l'OSM ne peut en aucun cas être interprété comme une menace de représailles envers qui que ce soit.
S'abstenir
Les briseurs de grève existent, et il s'en trouvera toujours qui ne répugneront pas à franchir des piquets de grève, si légitime soient-ils. Nous ne faisons que demander aux collègues musiciens de s'en abstenir car les enjeux de cette négociation avec le vaisseau amiral québécois qu'est l'OSM auront des répercussions sur toutes les autres formations musicales à l'avenir. Qui plus est, les membres des Jeunesses musicales d'aujourd'hui verront leur avenir professionnel façonné par ces ententes.
Plus loin, M. Goulet écrit que «le conflit à l'OSM est malheureux» et que «jamais nous n'aurions dû nous rendre à de telles extrémités». Nous ne pouvons qu'approuver ses dires. Il est vrai que «le jeu de notre système de relations de travail [...] peut amener des conséquences graves». C'est pourquoi la Guilde des musiciens du Québec et l'Association des musiciens de l'Orchestre symphonique de Montréal tiennent à réitérer qu'ils sont disponibles et désireux de reprendre les négociations et d'en arriver à une entente respectueuse des deux parties.
La décision d'aller en grève n'a été prise qu'après 18 mois de négociations infructueuses ajoutées à au moins deux autres années de gel des salaires et des conditions de travail. Bref, les musiciens ont été patients, compréhensifs et souples. L'heure est maintenant venue pour l'administration de l'OSM de leur rendre la pareille et de démontrer un respect minimal pour les personnes qui forment l'Orchestre symphonique de Montréal.
Dissuader poliment
La Guilde des musiciens du Québec et l'Association des musiciens de l'OSM ne peuvent empêcher les dirigeants du Concours musical international de Montréal de demander à des musiciens professionnels de former un orchestre de remplacement pour accompagner les concurrents du concours.
Nous préférons cependant tenter de les en dissuader poliment et calmement tout en leur suggérant, à l'instar du pianiste Alain Lefebvre, d'aider à faire comprendre à qui de droit que «la musique classique ne peut pas se permettre un conflit long» [...] et qu'il faut espérer que «les gens en mesure de régler cela vont comprendre que les joyaux ne sont pas que le Cirque du Soleil et Céline Dion mais aussi l'OSM, qui nous rend fiers à travers la planète depuis 50 ans». Il en va du respect fondamental de notre profession et des années de labeur consacrées à l'atteinte de l'excellence par chacun des membres de l'OSM.
Nous sommes fiers, à juste titre, de l'orchestre virtuose que nous sommes et voulons, avec enthousiasme, atteindre de nouveaux sommets avec le maestro Kent Nagano.
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