mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 00h11


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La fin du gouvernement Martin?

Alec Castonguay   10 mai 2005 
Ottawa — Le gouvernement minoritaire de Paul Martin pourrait vivre ses dernières heures et voir sa chute précipitée dès aujourd'hui. Manoeuvrant avec finesse au milieu de la guerre de procédure que se livrent les partis en Chambre, conservateurs et bloquistes ont réussi à prendre de court les libéraux et ainsi forcer un vote cet après-midi sur une motion qui demande la démission du gouvernement. Si le résultat du vote exige la défaite du Parti libéral et que le premier ministre Paul Martin accepte le verdict, le Canada pourrait se retrouver en campagne électorale dès la fin de semaine.

Les conservateurs ont choisi la même avenue qu'il y a quelques semaines, lorsqu'ils ont entrepris d'amender une motion qui émanait d'un banal rapport de comité. L'amendement déposé et débattu hier demande au gouvernement de «démissionner à cause de son incapacité à corriger les lacunes en matière de gestion de la fonction publique mentionnée dans le rapport». Ce rapport est donc utilisé comme prétexte pour faire tomber le gouvernement. Ce stratagème est pratiquement une copie conforme du vote de censure qui doit avoir lieu le 18 mai prochain. Mais les conservateurs et les bloquistes ont pris les libéraux de court hier en amendant une motion déjà en cours de débat à la Chambre, ce qui oblige le Parti libéral à tenir le vote sur la motion au maximum 24 heures après la fin des débats, qui ont pris fin hier soir.

Reste à voir la réaction des libéraux si le vote est remporté par le Parti conservateur et le Bloc québécois, car le leader en Chambre du PLC, Tony Valeri, a soutenu hier que ce vote ne serait pas traité comme un vote de confiance. «Ce n'est qu'une instruction à un comité, rien de plus», a-t-il dit, reléguant le tout au rang de procédure sans obligation, malgré le libellé sans équivoque de la motion. Le pays pourrait donc être plongé dans une sérieuse crise parlementaire, les libéraux s'accrochant au pouvoir et à la procédure malgré la volonté de la Chambre.

Les trois partis d'opposition ont déjà décrié cette position des libéraux, la jugeant intenable. Le chef bloquiste, Gilles Duceppe, a répété hier aux Pays-Bas que la gouverneure générale aurait alors à intervenir. «Ce sera son travail d'appeler Paul Martin et de lui expliquer quelques petites choses sur la démocratie», a-t-il dit. Même son de cloche chez le chef conservateur Stephen Harper. «Ce n'est pas au gouvernement de décider si oui ou non il a la confiance de la Chambre. Il n'y a que les députés pour décider ça», a-t-il dit. Les deux chefs ont d'ailleurs été consultés sur cette manoeuvre-surprise malgré la distance.

Leader adjoint en Chambre du Parti conservateur, Jason Kenney a soutenu que les libéraux, s'ils perdaient le vote et refusaient de déclencher des élections, créeraient un dangereux précédent. «Les conséquences sont claires, a-t-il dit. Si le gouvernement essaie de rester au pouvoir après avoir perdu un vote de confiance, ça viole clairement les conventions en vigueur et notre système constitutionnel, qui exige qu'un gouvernement ait la confiance du Parlement pour gouverner.»

Confiance

Hier, le Bloc et les conservateurs semblaient certains que leur stratégie allait porter ses fruits. «Le temps est venu pour le gouvernement Martin. [Aujourd'hui], ils font face à un vote de confiance de la Chambre», a lancé le leader en Chambre du Bloc, Michel Gauthier.

Selon lui, le gouvernement libéral ne pourra pas se dérober si le Parlement vote en faveur de cette motion de censure aujourd'hui. «Quand la Chambre se prononce majoritairement, puis qu'elle dit à un comité: "inscrivez dans votre rapport que ce gouvernement doit être congédié pour incompétence", là, écoutez, je ne débattrai pas très longtemps là-dessus. C'est très clair.»

Pour le Bloc, il est temps d'en finir. «Le gouvernement ne peut pas travailler normalement depuis un bon moment, et c'est le temps d'être sérieux, estime Michel Gauthier. Il faut demander à ce gouvernement de faire face à une élection générale, c'est pourquoi nous avons mis sur pied cette stratégie avec les conservateurs. Et je pense sincèrement que, demain, le gouvernement sera défait.»

Avec le retour au pays des quatre chefs de parti aujourd'hui, le Bloc et les conservateurs ont promis que tous leurs députés, sans exception, seraient au poste pour se prononcer. Ce qui fait 153 députés en faveur de la motion de censure. Le NPD a soutenu hier que cette motion était pour eux aussi une motion de confiance, contrairement aux libéraux. Ils voteront donc avec le gouvernement, suivant les plans de l'alliance conclue sur le budget. Si tous les députés libéraux et néo-démocrates se présentent, il y aura donc 150 députés contre la motion.

Restent donc trois indépendants avec la «balance du pouvoir». On peut parier que Carolyn Parrish votera avec son ancien parti, mais la situation est moins limpide pour David Kilgour et Chuck Cadman. Le premier a fait savoir qu'il se déciderait à la dernière minute, alors que Chuck Cadman était hier soir en Colombie-Britannique où il suit des traitements pour un cancer. Au moment de mettre sous presse, il était impossible de savoir s'il serait en mesure de prendre un vol pour arriver à temps au vote, et ensuite de savoir de quel côté il voterait. S'il ne peut se rendre à Ottawa, la victoire du Bloc et des conservateurs est assurée.

Le débat sur le budget commence

Parallèlement à cette motion de censure surprise, les libéraux ont annoncé que le projet de loi sur le budget serait débattu dès ce matin. L'accord de 4,6 milliards, conclu il y a deux semaines entre les libéraux et les néo-démocrates, a pris la forme du projet de loi C-48. Le projet de loi budgétaire original, le C-43, doit être débattu par la suite. Mais il n'y aura pas de vote — de confiance dans les deux cas — tant que des députés voudront s'exprimer.

Impatients d'aller aux urnes, les conservateurs laissaient entendre la semaine dernière qu'ils ne prolongeraient pas ce débat. Le ton a changé hier. On paraissait moins pressé d'accélérer le débat, surtout sur l'entente avec le NPD, préférant provoquer la chute du gouvernement sur une motion de censure.

Les libéraux cachent mal qu'ils préféreraient être défaits sur le budget plutôt que par une motion de censure. Cela leur offrirait des munitions pour attaquer le PC, munitions qu'ils utilisent déjà abondamment. Le PC et le Bloc aimeraient les en priver.

Avec la collaboration de Manon Cornellier






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Gabriel RACLE
    Inscrit
    mardi 10 mai 2005 07h44
    Triste spectacle
    « Il est navrant d'en arriver au point où deux partis, qui ont des politiques complètement opposés, se conjuguent pour faire tomber un gouvernement. Quel est le but de cet accouplement contre nature? Faire tomber le gouvernement, c'est tout, et plonger le pays dans des élections générales, alors que les citoyens n'en veulent pas.

    Les Conservateurs ne font pas valoir un programme pour déclencher ces élections. Le Bloc québécois n'a pas de programme pour le Canada, puisque c'est un parti séparatiste. Son seul but est de faire élire davantage de députés bloquistes, qui n'entrent pas à la Chambre des communes pour gouverner le pays dans l'intérêt de ses citoyens, mais pour le diviser. Et en attendant, se faire payer un traitement de député et une future pension.

    Si le gouvernement est défait, il faut espérer un sursaut des citoyens canadiens qui récusent les Conservateurs et réélisent un gouvernement libéral et/ou néo-démocrate, pour montrer qu'ils ne sont pas d'accord avec les jeux politiciens qui assombrissent et ternissent la vie parlementaire. Plus que jamais, nous avons besoin d'un véritable chef de gouvernement, qui ait une vision à nous proposer pour un futur Canada et le bien-être de ses citoyens, comme je l'ai déjà indiqué (« Avons-nous un vrai leader politique? » Réaction à : Politique étrangère, Le Devoir, 19 avril 2005). Hélas! Comme soeur Anne, « Je ne vois que l'herbe qui verdoie et le soleil qui poudroie! » Quel triste spectacle. »

  • Mathilde François
    Inscrite
    mercredi 11 mai 2005 15h12
    Triste spectacle en effet, M. Racle...
    « Si le Liberal Party of Canada a toujours confondu ses intérêts avec ceux de l'État même du Canada tout entier (la Commission Gomery ne fait que confirmer ce qui n'échappait qu'aux aveugles depuis le début de... la Confédération)*, hélas! M. Racle confond - constamment - ses préférences idéologiques personnelles avec le meilleur intérêt de tous.

    En ajoutant toujours ici et là, bien sûr, et l'air de ne pas y toucher, des énormités qui ne passeraient pas l'esprit critique d'un ado de Sec. III. Comme celle-ci, par exemple, selon laquelle le Bloc Québécois cherche à «diviser».

    Or désirer son pays à soi, c'est vouloir être chez soi, et être bien chez soi. Tout simplement. J'aurais envie d'ajouter: tout bêtement.

    Mais pour tous les Gabriel Racle de ce Canada, et ils sont nombreux (quoique pas tous aussi verbeux, il est vrai), il y a toujours chez les forces indépendantistes un agenda caché de «destruction». Comme si l'objectif ultime consistait moins à se donner un pays qu'à démolir celui dont on aspire à se libérer...

    Or la politique de la terre brûlée, on laisse plutôt ça aux Libéraux, vous savez...

    Dieu ! que c'est étroit jusqu'au ridicule des thèses pareilles.

    Comme vous l'écrivait une autre personne, M. Racle, prenez donc la peine de vous relire avant d'acheminer vos élucubrations sous couvert de sagesse et de «scientificité». Ça aurait au moins le mérite d'épargner (un peu) votre crédibilité intellectuelle. Que vous «défoncez» toujours un peu plus à chaque coup de plume.

    Incidemment, «pour le plaisir», souvenir sur ces profondes réflexions outaouaises de monsieur: http://www.ledevoir.com/2004/11/08/commentaires/0411092249199.html?304

    À la fin, on ne sait plus bien s'il s'agit d'une extrême arrogance ou d'un aveuglement rare.

    Il est vrai, faut dire, que nous sommes investis d'une longue tradition en Canada: il suffit d'habiter Ottawa pour se voir convaincu d'avoir la raison suprême pour soi en ce qui regarde la voie à suivre pour... le Québec.

    Décidément, il ne faut pas craindre le ridicule. Je vous reconnais donc un grand courage, M. Gabriel Racle. Ce n'est pas rien.

    À l'instar de Daniel Laprès - votre alter ego en terme de capacité à gonfler des ballons de mots à l'hélium - sur les forums «tue Québécois» de Cyberpresse.

    Bref, l'argument de fond de ces messieurs semble tenir en cette formule «songée»: «je ne veux pas de l'Indépendance du Québec, donc l'Indépendance est mauvaise par essence. CQFD.»

    Ils sont vraiment forts, les intellos de ce pays-à-diviser. Forts à faire «rougir» tous les Pierre Elliott d'hier et de demain de la Kanada's Kapital.


    * http://www.ledevoir.com/2005/05/09/81357.html?333 (ou: http://www.vigile.net/05-5/gomery.html#7). »

  • Daniel Laprès
    Inscrit
    samedi 14 mai 2005 22h35
    Les insultes
    « Mme François: L'insulte est l'arme préférée des gens qui n'ont pas d'arguments valables. Vous venez de prouver avec une éloquence désolante la pertinence de cette maxime. Et soyez assurée que ce n'est pas l'indépendantiste en vous que je déplore ainsi, car vous avez droit à vos convictions, mais plutôt le manque d'éthique démocratique de vos propos.

    Après cela, il y en a qui diront qu'il n'y a pas d'intolérance dans notre société. Pour ce qui me concerne, je commence à peine depuis quelques semaines à intervenir publiquement dans le débat national, ce que je fais toujours en des termes respectueux des personnes, car je veux seulement débattre sur le fond des enjeux, mais on dirait que beaucoup de ceux qui ont une opinion différente de la mienne ne savent que répondre par des insultes grossières (selon ce qui est écrit dans certains forums et aussi dans des courriels haineux que je commence à recevoir), et ce sans jamais répondre aux arguments qui sont présentés.

    Est-ce cela une éthique du débat public? Ne gagnerions-nous pas tous, indépendantistes comme fédéralistes, à débattre de nos idées dans un climat plus serein? Peu importe de quel bord on se situe dans le débat national, il me semble que nous sommes capables de bien mieux que cette frénésie d'attaques personnelles, toujours stériles et qui en révèlent bien plus sur la personne qui les lance que sur celle qui est visée.

    Mais une chose est certaine: il n'est pas question pour ce qui me concerne de céder à ce genre d'intimidation qu'est l'insulte systématique. Bien des gens au Québec en ont subi les conséquences. Mais je suis un citoyen à part entière, j'ai droit à la liberté d'expression, et je compte bien m'en servir, sans crainte de ceux qui me traîneront dans la boue pour la simple raison que je ne pense pas comme eux. Etre un citoyen en démocratie, c'est aussi cela.

    Et ceci dit, je veux bien assurer les indépendantistes que je respecte leur point de vue, et que l'intolérance que je dénonce n'est pas le lot d'un très large nombre parmi eux. Fort heureusement pour la crédibilité de leur option. »

  • Nicolas St-Gilles
    Inscrit
    mercredi 18 mai 2005 14h20
    L'éternelle Canadian Virtue
    « Mme François écrit ceci :

    «Décidément, il ne faut pas craindre le ridicule. Je vous reconnais donc un grand courage, M. Gabriel Racle. Ce n'est pas rien. [...] À l'instar de Daniel Laprès - votre alter ego en terme de capacité à gonfler des ballons de mots à l'hélium - sur les forums «tue Québécois» de Cyberpresse.»

    Je reconnais avec vous, madame, que de façon générale les textes de ces deux messieurs se ressemblent à s'y méprendre. Mais c'est encore trop tôt, j'imagine, pour savoir s'il s'agit d'une nouvelle illustration des trucs de Mme Legault...

    M. Laprès, pour l'avoir lu également dans les tribunes d'opinions de Cyberpresse, affectionne particulièrement de jouer les vierges offensées tout en dégobillant à grands renvois sur tout ce qui est susceptible de se rapprocher, de près ou de loin, de l'idée d'un Québec pleinement français, a fortiori indépendant.

    Par conséquent, afin de se faire une idée juste des choses, je propose la lecture des deux textes suivants (l'un parce qu'il va comme un gant à nos deux [?] amis, l'autre parce qu'il interpelle ce dernier de manière fort pertinente): www.ledevoir.com/dossiers/333/81183.html?333 et www.cyberpresse.ca/opinions/reaction_2.php?idd=MTAxMzAzMQ==&id=MzIyNTA

    Désolé, M. Laprès, mais la « pureté des fédés », comme dirait mon fils, c'est décidément «passé date». Et en consommer tout de même, contre toute intelligence sanitaire, c'est s'exposer à de graves problèmes de santé... »

  • Daniel Laprès
    Inscrit
    jeudi 19 mai 2005 15h17
    Pureté?!
    « Monsieur St-Gilles: Vous donnez encore dans la déformation de propos. Jamais je n'ai prétendu que les fédéralistes seraient "purs", bien au contraire. Je critique mon propre camp. Et je prends soin de relever le fait que chez les indépendantistes il y a plein de gens qui croient eux aussi en la démocratie.

    Ce qui est déplorable avec les déformateurs de propos des autres, c'est qu'ils ne répondent jamais aux arguments auxquels ils s'opposent. Dénigrer, caricaturer à gros traits, insulter: voilà les nouvelles méthodes des inquisiteurs d'aujourd'hui. Si je prends un ton civilisé, je deviens alors "doucereux et sournois". On n'en sort pas, et l'intolérance règne.

    Ce que je dis aux gens comme vous c'est: démolissez nos arguments si vous voulez, les débats sont là pour cela. Mais arrêtez d'insulter les personnes et de déformer leur propos, car au fond, c'est à la crédibilité de votre propre cause que vous portez atteinte si vous persistez dans ce genre d'attitude. L'honnêteté intellectuelle, ça ne fait jamais de tort à sa propre cause. »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    jeudi 19 mai 2005 17h23
    La poutre dans un oeil, un « Livre rouge » dans l'autre...
    « Merci à vous, M. St-Gilles, pour ce commentaire approprié. Et en particulier, pour les références tout à fait pertinentes dont vous suggérez la lecture.

    Ces gens qui s'enrobent dans la vertu pour dénigrer tout ce qui ne leur ressemble pas, j'en ai également jusque-là.

    Ça fait 40 ans que tous les Jean Chrétien du Wonderful Canada (élu pour la première fois à Ottawa en 1963!) - et tous les Stéphane Dion et les Jean Charest qui les ont suivis - nous servent la même soupe.

    Hélas ! avec les Daniel Laprès et les Gabriel Racle, il y a un inconvénient de plus (si tant est que le phénomène soit possible). C'est que leur maman ne leur a jamais expliqué, vraisemblablement (enfin... je déduis... je puis me tromper, certes), qu'il y avait, outre par le biais d'un clavier d'ordinateur, d'autres manières de pratiquer l'onanisme.

    Un vestige de notre société catholique d'antan, sans doute... »

  • Daniel Laprès
    Inscrit
    vendredi 20 mai 2005 10h34
    Vraiment, ça vole plutôt bas...
    « Bon, nous voilà maintenant, grâce à Mme Pisier, descendus au niveau de l'onanisme... Quelle belle façon de défendre ses idées! Quelle belle façon aussi de débattre démocratiquement. Et aussi, bien entendu, ce n'est pas avec un tel ton et en recourant à une si basse argumentation que vous réussirez à convaincre quiconque de la pertinence de votre point de vue.

    Il faudrait donc en déduire que seuls les indépendantistes seraient "purs", "vertueux", "honnêtes"... Et tous les fédéralistes, sans exception, ne seraient que des crapules corrompues. De nos jours, ce sont surtout les intégristes et les fanatiques politiques et religieux qui adhérent à une conception aussi simpliste et dépourvue de la moindre éthique du débat public.

    Ce sont vos propres propos qui démontrent votre intolérance, alors n'accusez personne d'autre que vous si cette étiquette vous est accolée.

    Encore une fois, réalisez que cette tendance (même s'il s'agit d'une minorité dans votre camp) est ce qui, en bout de ligne, nuit le plus à votre option.

    Je n'attends qu'une chose: que l'on démontre comment et en quoi nos arguments seraient réfutables, et ceci sans procès d'intention ni insultes. Agissez en démocrates, sinon vous disqualifiez vous-mêmes. »

  • Francois Durham
    Inscrit
    lundi 23 mai 2005 11h34
    Peut-être pas
    « Je suis arrivé sur cette page de débat par hasard. J'apprécie les délibérations de substances. Malheureusement, après le texte "Triste spectacle", il y absence de contenu et un manque de respect flagrant des intervenants relativement au courriel de messieurs Racle et Laprès.

    Je ne suis pas inféodé à ces personnes même que je suis totalement contre les propos de monsieur Racle.

    Sans trop de développement (par manque de temps), je suggère tout d'abord aux intervenants de cesser l'utilisation du mot "séparatisse". C'est inutile, péjoratif, il rappelle l'intolérance et s'inscrit dans une mouvance internationale négative. Je ne crois pas que le mouvement indépendantiste-souverainiste mérite cette dénomination. L'objectif du mouvement est la création d'un pays pas la fracture du Canada. Alors, svp, au lieu de s'invectiver de séparatisse et de fédéraste; recherchons plutôt l'équilibre et l'éthique dans nos délibérations. Si les citoyens du Québec désirent un pays, j'estime que nous avons l'obligation d'apporter des arguments substantiels, favorable ou défavorable.

    Pour faire suite à la réflexion sur le fait que le Bloc québécois et les Conservateurs votent du même côté sur le budget, j'ajouterais qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Souvent, les partis politiques à la Chambre des communes s'allient de façon circonstantielle. Évidemment, c'est un vote de confiance mais ça ne change rien à la pertinence de rejetter ce gouvernement. Le Premier ministre lui-même s'est confondu en excuse à de multiples reprise sur les événements relatés à la Commssion Gomery. L'instauration du compte en fiducie de la part des libéraux et les démissions de certains membres influnts semblent confirmer les "rumeurs". J'étais un peu triste pour monsieur Martin car ce gâchis n'étais pas nécessairement de sa faute. Mais quand il a commencé ses promesses et son marchandage avec le NPD, avec l'Ontario (je suis d'accord avec l'argument du gouvernement de l'Ontario), les garderies, avec Terre-Neuve et ses tentatives de séduction auprès de conservateurs et, finalement la venue de Bélinda Stronach au sein du Conseil des ministres; je me suis dis que nous devions en finir avec ce gouvernement pour qui l'intérêt est simplement son maintient au "pouvoir" par n'importe quel moyen. Après, ils se questionneront sur l'absence d'un lien de confiance auprès des citoyens.

    L'argument du sondage ne tient pas. Bien que naïf, je souhaite que les élus ne gouvernent pas par les sondages. D'une façon où d'un autre, il y aura une élection générale d'ici 10 mois.

    Les députés souverainistes comme ceux des autres partis travaillent pour l'intérêt de leur citoyens respectifs. J'y crois. C'est une minorité qui est irresponsable et pour qui l'intérêt collectif n'a aucun attrait. En Comité parlementaire, les sujets abordés sont de juridiction fédérale ou partagée. Ainsi les débats qui en résultent sont dans l'intérêt, autant des canadiens, des ontariens que des québécois. Cessons de croire que ces députés souverainistes où nos opposants politiques n'apportent rien de constructif. C'est faux. Les Paul Crête (BQ), Bernard Patry (PLC), Yvon Godin (NPD) et Peter MacKay (PCC) travaillent pour nous tous.

    Un dernier mot, je dois m'éclipser. Cessons de nous voir par la réductrice fenêtre des souverainsites et des fédéralistes. Regardons comment nous pouvons oeuvrer collectivement à des domaines qui nous rapprochent tous.

    Bon débats! »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
8 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009