Lettres: Les sommets de l'indécence
Yves Michaud - Montréal, le 2 mai 2005
5 mai 2005
Avec une prime de départ de 5,84 millions et une pension à vie de 360 000 $ à Paul Tellier, Bombardier vient d'atteindre des sommets d'indécence et de provocation. Les actionnaires sont détroussés de l'équivalent d'environ 14 millions au moment où le titre de l'entreprise voisine les actions de pacotille. Une telle prime à l'incompétence est à rendre furieux les actionnaires dont je suis. S'il n'y a pas une révolte chez les actionnaires à l'assemblée du 7 juin à Montréal, au Centre Sheraton, c'est à désespérer de la nature humaine.
Sont floués non seulement les actionnaires mais l'ensemble des citoyens du Québec et du Canada, qui paient les subventions plantureuses à Bombardier à même leurs taxes et impôts. Les membres du conseil d'administration de Bombardier qui ont consenti des conditions de départ aussi astronomiques à M. Tellier devront rendre compte de leurs actes. Je convoquerai dans les jours prochains une assemblée spéciale de l'Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec afin d'étudier les modalités d'intervention auprès des membres du conseil d'administration de Bombardier, qui ont l'obligation juridique de protéger l'intérêt des actionnaires et non ceux de la direction.
Ce cirque macabre de l'enrichissement sans cause doit cesser. La culture de voracité et de cupidité qui s'est installée depuis une dizaine d'années est un chancre qui défigure les sociétés qui font appel à l'investissement public.
Il est temps que cela cesse, et vite!
Sont floués non seulement les actionnaires mais l'ensemble des citoyens du Québec et du Canada, qui paient les subventions plantureuses à Bombardier à même leurs taxes et impôts. Les membres du conseil d'administration de Bombardier qui ont consenti des conditions de départ aussi astronomiques à M. Tellier devront rendre compte de leurs actes. Je convoquerai dans les jours prochains une assemblée spéciale de l'Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec afin d'étudier les modalités d'intervention auprès des membres du conseil d'administration de Bombardier, qui ont l'obligation juridique de protéger l'intérêt des actionnaires et non ceux de la direction.
Ce cirque macabre de l'enrichissement sans cause doit cesser. La culture de voracité et de cupidité qui s'est installée depuis une dizaine d'années est un chancre qui défigure les sociétés qui font appel à l'investissement public.
Il est temps que cela cesse, et vite!
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