Lettres: Chute d'émotion
Michelle Cartier - Saint-Laurent, le 3 mai 2005
5 mai 2005
Je viens tout juste d'écouter l'enregistrement du dernier récital du ténor Fritz Wunderlich. Quelle voix divine! Cet homme à la voix lumineuse est décédé accidentellement à l'âge de 35 ans. Puis, en passant devant la télévision, j'ai décidé de l'allumer. Je suis tombée dans le crash de la commission Gomery.
Quelle chute d'émotion! Quelle déception d'entendre ces supposées élites, ces messieurs de talent qui ne se souviennent plus de rien, qui répondent de façon évasive, imprécise, essayant de fuir la vérité, ces hommes vivants à la mémoire morte. J'ai honte pour eux qui ont perdu leur honneur, leur dignité, leur rang social. Tout ça pour avoir joué fort à la commandite, pour avoir gonflé les factures pour leur intérêt personnel.
Qui sont maintenant ces beaux messieurs? De pauvres gueux.
Première job du gouvernement: saisir tous ces biens mal acquis et les distribuer là où les besoins sont urgents. Deuxième job du gouvernement: trouver aux fautifs un petit logement de quatre pièces et demi, pas chauffé, et un vélo pour leur permettre de se promener et de prendre l'air. C'est ça, la justice!
Après le récit déprimant de toutes ces contradictions, je suis retournée écouter mon chanteur à la voix divine. Quel baume bienfaisant!
Quelle chute d'émotion! Quelle déception d'entendre ces supposées élites, ces messieurs de talent qui ne se souviennent plus de rien, qui répondent de façon évasive, imprécise, essayant de fuir la vérité, ces hommes vivants à la mémoire morte. J'ai honte pour eux qui ont perdu leur honneur, leur dignité, leur rang social. Tout ça pour avoir joué fort à la commandite, pour avoir gonflé les factures pour leur intérêt personnel.
Qui sont maintenant ces beaux messieurs? De pauvres gueux.
Première job du gouvernement: saisir tous ces biens mal acquis et les distribuer là où les besoins sont urgents. Deuxième job du gouvernement: trouver aux fautifs un petit logement de quatre pièces et demi, pas chauffé, et un vélo pour leur permettre de se promener et de prendre l'air. C'est ça, la justice!
Après le récit déprimant de toutes ces contradictions, je suis retournée écouter mon chanteur à la voix divine. Quel baume bienfaisant!
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