Antidotes sur quatre pattes
Photo : Jacques Nadeau
Vivre avec chats et chiens aiderait les enfants à combattre les allergies
Contrairement à une croyance largement répandue, les enfants qui vivent en compagnie de chiens et de chats dès leur naissance risqueraient moins de développer des allergies à ces animaux ainsi qu'à de nombreux autres allergènes courants plus tard au cours de leur vie.
Selon les épidémiologues de l'hôpital Henry Ford de Detroit, qui ont observé ce phénomène dans le cadre d'une longue étude effectuée auprès de 474 enfants ayant été suivis de la naissance jusqu'à l'âge de sept ans, une exposition précoce aux animaux domestiques aurait donc un effet protecteur sur l'apparition des allergies durant l'enfance.
Les résultats de cette enquête, qui sont publiés aujourd'hui dans le Journal of American Medical Association (JAMA), montrent en effet que les bambins qui ont habité au cours de la première année de leur vie dans un environnement occupé par au moins deux représentants de la gent canine ou féline sont deux fois moins susceptibles de souffrir d'allergies, vers l'âge de 6 ou 7 ans, que les enfants ayant eu peu ou pas de contact avec ces animaux.
Les enfants qui très tôt dans leur vie se sont frottés à des animaux ont de plus faibles niveaux d'anticorps et beaucoup moins de réactions cutanées positives aux allergènes de chiens, de chats, d'herbe à poux, de graminées et d'acariens contenus dans la poussière, apprend-on dans l'étude en question.
«Habituellement, les allergologues conseillent aux futurs parents qui ont souffert d'allergies ou d'asthme dans leur vie d'éliminer les animaux de la maison afin de réduire le risque d'allergie chez leurs rejetons», explique Christine Cole Johnson, épidémiologue et co-auteur de l'étude. Or cette nouvelle enquête indique plutôt que la présence d'un animal auprès d'un enfant alors qu'il est très jeune pourrait influencer favorablement le développement de son système immunitaire.»
Pour des raisons qui ne sont pas encore très bien comprises, les chercheurs croient que ce sont les endotoxines, des substances associées aux bactéries présentes sur les animaux, qui favorisent l'essor d'une certaine immunité protectrice contre les allergies courantes.
Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont colligé des données sur les concentrations d'allergènes dans la poussière et l'air du domicile et des lieux de garde de 242 fillettes et 232 garçonnets. Ces enfants ont été soumis périodiquement à une batterie de tests d'allergie: des tests sanguins destinés à mesurer les anticorps circulants responsables des allergies, des épreuves pulmonaires permettant d'évaluer la réactivité des voies respiratoires, et des tests cutanés par lesquels les médecins détectent les hypersensibilités à certains allergènes.
L'analyse des données recueillies a révélé que les enfants ayant passé leur première année de vie à proximité d'au moins deux chats ou chiens étaient à l'âge de sept ans beaucoup moins (plus de deux fois moins) prédisposés à produire des anticorps — source de réactions allergiques — que les enfants n'ayant pas vécu avec de tels animaux, lorsqu'ils se retrouvaient en présence de divers allergènes d'intérieur ou d'extérieur.
Lorsqu'ils atteignaient sept ans, les enfants qui dès leur naissance avaient vécu avec chiens et chats produisaient des anticorps aux allergènes issus de plantes, telles que l'herbe à poux, environ trois fois moins souvent que les enfants tenus à l'écart d'espèces animales.
Bien que de plus amples recherches s'imposent, Christine Cole Johnson affirme qu'elle recommandera aux futurs parents de ne pas se séparer de leurs animaux domestiques, mais plutôt de les intégrer à la vie de famille.
Selon les épidémiologues de l'hôpital Henry Ford de Detroit, qui ont observé ce phénomène dans le cadre d'une longue étude effectuée auprès de 474 enfants ayant été suivis de la naissance jusqu'à l'âge de sept ans, une exposition précoce aux animaux domestiques aurait donc un effet protecteur sur l'apparition des allergies durant l'enfance.
Les résultats de cette enquête, qui sont publiés aujourd'hui dans le Journal of American Medical Association (JAMA), montrent en effet que les bambins qui ont habité au cours de la première année de leur vie dans un environnement occupé par au moins deux représentants de la gent canine ou féline sont deux fois moins susceptibles de souffrir d'allergies, vers l'âge de 6 ou 7 ans, que les enfants ayant eu peu ou pas de contact avec ces animaux.
Les enfants qui très tôt dans leur vie se sont frottés à des animaux ont de plus faibles niveaux d'anticorps et beaucoup moins de réactions cutanées positives aux allergènes de chiens, de chats, d'herbe à poux, de graminées et d'acariens contenus dans la poussière, apprend-on dans l'étude en question.
«Habituellement, les allergologues conseillent aux futurs parents qui ont souffert d'allergies ou d'asthme dans leur vie d'éliminer les animaux de la maison afin de réduire le risque d'allergie chez leurs rejetons», explique Christine Cole Johnson, épidémiologue et co-auteur de l'étude. Or cette nouvelle enquête indique plutôt que la présence d'un animal auprès d'un enfant alors qu'il est très jeune pourrait influencer favorablement le développement de son système immunitaire.»
Pour des raisons qui ne sont pas encore très bien comprises, les chercheurs croient que ce sont les endotoxines, des substances associées aux bactéries présentes sur les animaux, qui favorisent l'essor d'une certaine immunité protectrice contre les allergies courantes.
Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont colligé des données sur les concentrations d'allergènes dans la poussière et l'air du domicile et des lieux de garde de 242 fillettes et 232 garçonnets. Ces enfants ont été soumis périodiquement à une batterie de tests d'allergie: des tests sanguins destinés à mesurer les anticorps circulants responsables des allergies, des épreuves pulmonaires permettant d'évaluer la réactivité des voies respiratoires, et des tests cutanés par lesquels les médecins détectent les hypersensibilités à certains allergènes.
L'analyse des données recueillies a révélé que les enfants ayant passé leur première année de vie à proximité d'au moins deux chats ou chiens étaient à l'âge de sept ans beaucoup moins (plus de deux fois moins) prédisposés à produire des anticorps — source de réactions allergiques — que les enfants n'ayant pas vécu avec de tels animaux, lorsqu'ils se retrouvaient en présence de divers allergènes d'intérieur ou d'extérieur.
Lorsqu'ils atteignaient sept ans, les enfants qui dès leur naissance avaient vécu avec chiens et chats produisaient des anticorps aux allergènes issus de plantes, telles que l'herbe à poux, environ trois fois moins souvent que les enfants tenus à l'écart d'espèces animales.
Bien que de plus amples recherches s'imposent, Christine Cole Johnson affirme qu'elle recommandera aux futurs parents de ne pas se séparer de leurs animaux domestiques, mais plutôt de les intégrer à la vie de famille.
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