Le droit fondamental d'être informé
Patrice Brunet - Montréal, 29 avril 2002
13 mai 2002
Je suis un auditeur et un téléspectateur assidu en matière d'information publique. Le conflit de travail à la Société Radio-Canada, qui dure depuis maintenant plusieurs semaines, suscite d'amères constatations.
La SRC, tout comme ses journalistes, aime bien invoquer devant les tribunaux ou autrement ce droit fondamental qu'est le droit du public à l'information. Il est toutefois intéressant de constater que ce droit expire en même temps que les conventions collectives; en période de grève ou de lock-out, ce droit est retiré au public et il est remplacé par la négociation ou, plutôt, par l'affrontement entre patrons et syndicats. On ne s'entend même pas pour présenter au moins un grand bulletin d'information quotidien produit ici, et ce, à la télévision comme à la radio.
Le Moyen-Orient explose, la campagne présidentielle française captive l'attention du monde entier, d'importants procès se déroulent à Montréal, des soldats canadiens sont tués dans une guerre lointaine, le Québec est en pleine période préélectorale. Sur tous ces sujets et bien d'autres encore, notre droit fondamental à l'information, exigerait que nous ayons droit à de l'information, à des analyses en profondeur lors d'émissions d'affaires publiques que seule la SRC peut nous offrir. Si la planète explosait, il faudrait attendre la fin du conflit pour que la SRC nous en informe.
Il me revient à la mémoire la publicité pour l'émission La Tribune du Québec à la radio de Radio-Canada où son animateur, M. Dussault, nous répète, dans son style un peu ronflant, que cette radio est publique et qu'elle nous appartient, qu'elle est notre radio. J'espère que nous n'entendrons plus jamais cette publicité mensongère car cette radio appartient aux patrons et aux syndicats, mais certainement pas au public.
La SRC, tout comme ses journalistes, aime bien invoquer devant les tribunaux ou autrement ce droit fondamental qu'est le droit du public à l'information. Il est toutefois intéressant de constater que ce droit expire en même temps que les conventions collectives; en période de grève ou de lock-out, ce droit est retiré au public et il est remplacé par la négociation ou, plutôt, par l'affrontement entre patrons et syndicats. On ne s'entend même pas pour présenter au moins un grand bulletin d'information quotidien produit ici, et ce, à la télévision comme à la radio.
Le Moyen-Orient explose, la campagne présidentielle française captive l'attention du monde entier, d'importants procès se déroulent à Montréal, des soldats canadiens sont tués dans une guerre lointaine, le Québec est en pleine période préélectorale. Sur tous ces sujets et bien d'autres encore, notre droit fondamental à l'information, exigerait que nous ayons droit à de l'information, à des analyses en profondeur lors d'émissions d'affaires publiques que seule la SRC peut nous offrir. Si la planète explosait, il faudrait attendre la fin du conflit pour que la SRC nous en informe.
Il me revient à la mémoire la publicité pour l'émission La Tribune du Québec à la radio de Radio-Canada où son animateur, M. Dussault, nous répète, dans son style un peu ronflant, que cette radio est publique et qu'elle nous appartient, qu'elle est notre radio. J'espère que nous n'entendrons plus jamais cette publicité mensongère car cette radio appartient aux patrons et aux syndicats, mais certainement pas au public.
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