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Rentrée des classes

Josée Boileau   5 avril 2005 
L'entente conclue entre le ministre Jean-Marc Fournier et deux des trois associations étudiantes ferait les délices des spécialistes de la résolution de conflits et de la psycho pop: une solution «gagnant-gagnant». On a bricolé un résultat, il tient la route, il faudra bien s'en contenter. Au contraire, poursuivre la guerre, c'est opter pour des lendemains qui déchantent, bien plus nuisibles au mouvement étudiant qu'au gouvernement. Trouvez une solution, avait dit le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier aux étudiants mécontents après qu'il eut mis ses millions sur la table à la mi-mars. Il a finalement agréé la seule idée qui lui permettait de ne pas délier davantage les cordons de la bourse.
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  • Joëlle Leduc - Inscrite
    5 avril 2005 12 h 26
    Je n'ai pas predu 6 semaines de cours pour ça!
    "L'entente" dont vous faites les louanges est en effet un bricolage. Un bricolage qui comporte beaucoup de poudre que le gouvernement et la FEUQ essaie de nous jetter aux yeux.

    La FEUQ a fait l'erreur de ne réclamer qu'un chiffre: 103 millions. Pour cette année, ce n'est pas 103 millions qu'on a, c'est rien du tout! Pour l'an prochain, ce n'est même pas 103 millions, donc même pas la base, même pas le minimum exigé par l'ensemble des étudiants. Oui, 103 millions dans deux ans, mais d'ici là, nos loyers vont avoir eu le temps d'augmenter et si on se fit à la tendance actuelle, nos factures d'électricité aussi. Tout ça pendant que le salaire minimum stagne!

    Le gouvernement est dans une logique purement comptable et est complètement dépourvu de vision et malgré ça, Jean Charest se voit décerner le prix citron du pire gestionnaire pour l'ensemble de son oeuvre. L'entente survenue entre les négociateurs des fédérations et le gouvernement n'est faite elle aussi que de cette logique comptable sans âme et sans cohérence.

    La CASSÉE avait au moins le mérite de proposer un projet de société et de tanter de lancer un débat sur l'éducation en tant que priorité d'une nation. D'ailleurs, c'est probablement pour ça qu'elle a été écarté des négociations, parce qu'en toute logique, déplacer des meubles lors d'un occupation de bureau de député, c'est beaucoup moins violent que de défoncer une porte à coup de bélier et de blaisser des policier comme l'ont fait les étudiants de la FEUQ à Monté-Beleau.

    Si je dois retourner en classe suite à une entente sur de la gestion de coupure plutôt que pour un réinvestissement en éducation, je serai très déçu et je trouve qu'il ne vaut pas la peine de perdre 6 semaines de cours pour un tel résulat. Par contre, si un réel débat est lancé sur ce qui sous-tend les revendications monétaires des étudiants, c'est-à-dire l'importance à accorder à l'éducation pour une société comme la nôtre, je rentrerai la tête haute en classe et ce même si je ne devais retourner en classe que la session prochaine après avoir perdu celle en cours.

    Parler d'idée plutôt que de chiffres serait un changement dans la façon actuelle de faire de la politique qui vaudrait beaucoup plus qu'une session pour les générations à venir.
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