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Dénouer l'impasse

Josée Boileau   17 mars 2005 
En défilant par milliers hier, les étudiants ont pleinement démontré qu'ils forment, et depuis des lustres, le lobby le plus puissant du Québec. Mais s'il était inévitable que leur frustration s'exprime, leurs dirigeants devront bien un jour dépasser l'épreuve de force et discuter principes avec le ministre.
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    17 mars 2005 11 h 50
    Gagnez votre prêt...peut-être
    La proposition du ministre Fournier vise certes à aider des étudiants plus démunis mais fait porter le risque par l'étudiant.

    En ce sens, elle s'apparente à certaines publicités de vendeurs d'auto: "Gagnez votre achat".

    À la fin d'un parcours presque sans faute, l'erreur de jeunesse n'étant pas trop tolérée, certains étudiants pourront voir une partie de leur prêt effacé.

    Évidemment, c'est mieux que rien mais c'est petit, c'est radin. À l'heure de la mondialisation, la précarité s'érige en système. Quelles certitudes pour un ébénistre de Shermag, un pilote de Jetsgo ou un ingénieur de Bombardier?

    L'Éducation c'est un investissement pour l'avenir. Tout investissement comporte un risque. À part quelques étudiants qui seront médecins ou dentistes, qui peut être certain que l'investissement dans ses études en vaut le coût?

    Les plus grosses compagnies exigent des subventions avant de s'engager dans des projets d'avenir et peuvent s'enfuir à la première difficulté. La fidélité, la loyauté du citoyen corporatif, ça n'existe plus.

    Il faut peut-être davantage responsabiliser les étudiants qui devraient être les premiers bénéficiaires de leurs études. Il ne faut pas pour autant leur imposer tous les risques.

    Je crois donc que la société et l'État doivent assumer une plus grande part du fardeau financier. Dans l'ensemble, les étudiants ont raison.
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