CHUM: Charest se résigne à abandonner Outremont
Robert Dutrisac
8 mars 2005
Québec — Le premier ministre Jean Charest a publiquement retiré, hier, son appui au projet d'Outremont pour l'établissement du futur Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM).
Reprenant l'essentiel de l'argumentaire avancé par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, à l'issue de la commission parlementaire de la semaine dernière, Jean Charest a indiqué que des «doutes réels» subsistaient quant au coût et à la sécurité du projet de la cour de triage d'Outremont. «Il y avait deux grandes questions [auxquelles il fallait répondre]: la sécurité et les coûts. Dans un cas comme dans l'autre, pour ce qui est du projet Outremont, je pense qu'il y a des doutes très, très réels qui ont été exprimés à la fois sur la question des coûts et [sur la question] de la sécurité. Et ça va évidemment peser dans la balance au moment où une décision sera prise», a-t-il dit au cours d'un point de presse à la sortie de la réunion du caucus des députés libéraux.
Tout comme M. Couillard l'a fait la semaine dernière, M. Charest a exprimé son intérêt pour le concept de technopole que le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, voulait établir à Outremont. Mais cette technopole peut voir le jour à un autre emplacement que celui de la cour de triage. «C'est une vision de l'avenir qui m'apparaissait intéressante. Moi, je la vois indépendamment de l'endroit où ça peut aller», a dit M. Charest.
Après avoir commandé à Guy Saint-Pierre et à Armand Couture un rapport en appui du projet d'Outremont, le premier ministre a dû prendre acte du résultat de la commission parlementaire sur le futur CHUM. «La commission parlementaire a été utile», a dit M. Charest. «Je pense que ç'a permis aux citoyens et à ceux qui s'intéressaient à ce dossier de mieux saisir les enjeux, de voir le sens des projets qui étaient mis sur la table.»
Du côté de l'opposition officielle, toujours partagée au sujet du futur CHUM, les députés péquistes discuteront de leur position lors d'une réunion spéciale du caucus ce soir. Déjà, le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry, a indiqué que, dans la mesure où le projet du 6000 Saint-Denis était écarté, il se rallierait au projet Saint-Luc.
Les baisses d'impôt
Au sujet de la session parlementaire qui s'amorce aujourd'hui, M. Charest a mentionné que le gouvernement s'en tiendrait à faire adopter des projets de loi déjà inscrits au feuilleton, notamment les projets de loi 38 et 83 liés au domaine de la santé, et à présenter un budget.
À cet égard, M. Charest a réitéré sa volonté de procéder à une baisse d'impôt, sans vouloir toutefois s'engager à respecter la promesse libérale de baisser les impôts des particuliers de un milliard. La semaine dernière, le nouveau ministre des Finances, Michel Audet, avait confirmé qu'une baisse d'impôt d'une telle ampleur serait absente du budget qu'il présentera. «Les réductions d'impôt, c'est fondamental. Ce n'est pas par idéologie, parce que, derrière ça, on veut un environnement économique qui va créer plus d'emplois et plus de croissance», a dit M. Charest.
Le premier ministre a reconnu que le gouvernement procédait à l'heure actuelle à une révision de ses dépenses, un exercice récurrent. «On tient les dépenses de façon très rigoureuse. Au Québec, ce n'est pas de l'histoire nouvelle. Chaque année depuis toujours, il y a une révision constante des dépenses», a-t-il dit.
Si Michel Audet ne tient pas à discuter de déséquilibre fiscal avec le ministre canadien des Finances, Ralph Goodale, qui, lui, nie l'existence du phénomène, Jean Charest n'a pas l'intention de mettre ce concept sous le boisseau. «Cet enjeu est inévitable. S'il y a quelqu'un au gouvernement fédéral qui pense que cet enjeu va disparaître, il se trompe lourdement», a dit M. Charest. Trois comités se pencheront sur le déséquilibre fiscal cette année: un sous-comité du comité des Finances de la Chambre des communes, le comité sur la péréquation mis sur pied par Ottawa et, enfin, le comité du conseil de la fédération, a rappelé le premier ministre.
Reprenant l'essentiel de l'argumentaire avancé par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, à l'issue de la commission parlementaire de la semaine dernière, Jean Charest a indiqué que des «doutes réels» subsistaient quant au coût et à la sécurité du projet de la cour de triage d'Outremont. «Il y avait deux grandes questions [auxquelles il fallait répondre]: la sécurité et les coûts. Dans un cas comme dans l'autre, pour ce qui est du projet Outremont, je pense qu'il y a des doutes très, très réels qui ont été exprimés à la fois sur la question des coûts et [sur la question] de la sécurité. Et ça va évidemment peser dans la balance au moment où une décision sera prise», a-t-il dit au cours d'un point de presse à la sortie de la réunion du caucus des députés libéraux.
Tout comme M. Couillard l'a fait la semaine dernière, M. Charest a exprimé son intérêt pour le concept de technopole que le recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, voulait établir à Outremont. Mais cette technopole peut voir le jour à un autre emplacement que celui de la cour de triage. «C'est une vision de l'avenir qui m'apparaissait intéressante. Moi, je la vois indépendamment de l'endroit où ça peut aller», a dit M. Charest.
Après avoir commandé à Guy Saint-Pierre et à Armand Couture un rapport en appui du projet d'Outremont, le premier ministre a dû prendre acte du résultat de la commission parlementaire sur le futur CHUM. «La commission parlementaire a été utile», a dit M. Charest. «Je pense que ç'a permis aux citoyens et à ceux qui s'intéressaient à ce dossier de mieux saisir les enjeux, de voir le sens des projets qui étaient mis sur la table.»
Du côté de l'opposition officielle, toujours partagée au sujet du futur CHUM, les députés péquistes discuteront de leur position lors d'une réunion spéciale du caucus ce soir. Déjà, le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry, a indiqué que, dans la mesure où le projet du 6000 Saint-Denis était écarté, il se rallierait au projet Saint-Luc.
Les baisses d'impôt
Au sujet de la session parlementaire qui s'amorce aujourd'hui, M. Charest a mentionné que le gouvernement s'en tiendrait à faire adopter des projets de loi déjà inscrits au feuilleton, notamment les projets de loi 38 et 83 liés au domaine de la santé, et à présenter un budget.
À cet égard, M. Charest a réitéré sa volonté de procéder à une baisse d'impôt, sans vouloir toutefois s'engager à respecter la promesse libérale de baisser les impôts des particuliers de un milliard. La semaine dernière, le nouveau ministre des Finances, Michel Audet, avait confirmé qu'une baisse d'impôt d'une telle ampleur serait absente du budget qu'il présentera. «Les réductions d'impôt, c'est fondamental. Ce n'est pas par idéologie, parce que, derrière ça, on veut un environnement économique qui va créer plus d'emplois et plus de croissance», a dit M. Charest.
Le premier ministre a reconnu que le gouvernement procédait à l'heure actuelle à une révision de ses dépenses, un exercice récurrent. «On tient les dépenses de façon très rigoureuse. Au Québec, ce n'est pas de l'histoire nouvelle. Chaque année depuis toujours, il y a une révision constante des dépenses», a-t-il dit.
Si Michel Audet ne tient pas à discuter de déséquilibre fiscal avec le ministre canadien des Finances, Ralph Goodale, qui, lui, nie l'existence du phénomène, Jean Charest n'a pas l'intention de mettre ce concept sous le boisseau. «Cet enjeu est inévitable. S'il y a quelqu'un au gouvernement fédéral qui pense que cet enjeu va disparaître, il se trompe lourdement», a dit M. Charest. Trois comités se pencheront sur le déséquilibre fiscal cette année: un sous-comité du comité des Finances de la Chambre des communes, le comité sur la péréquation mis sur pied par Ottawa et, enfin, le comité du conseil de la fédération, a rappelé le premier ministre.
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