Québec financera les haltes-garderies
Québec — Les 212 haltes-garderies communautaires du Québec cesseront d'être les parents pauvres du réseau de services de garde et auront droit au financement qu'elles réclament à cor et à cri depuis dix ans. Le gouvernement Charest reconnaîtra en effet les haltes-garderies communautaires comme des services de garde éducatifs en bonne et due forme et leur versera près de dix millions de dollars par année, a appris Le Devoir.
Selon les informations obtenues de sources gouvernementales, le financement des haltes-garderies fera partie de la politique de conciliation travail-famille et sera inscrit au budget 2005-06 du ministre des Finances, Yves Séguin. Le Conseil du trésor serait sur le point de donner son aval au projet, a-t-on confié au Devoir.
Cette initiative est le fruit d'une réflexion que mène depuis des mois le comité de travail du ministère de la Famille pour la reconnaissance et le financement des haltes-garderies communautaires. Selon la proposition du comité qui a été retenue par le gouvernement Charest, une halte-garderie recevra l'équivalent du salaire annuel d'une éducatrice au taux horaire de 14 $. Par exemple, si une halte-garderie ouvre ses portes 35 heures par semaine, elle touchera environ 25 000 $ par année. Le financement s'élèvera à 21 000 $ par année pour une halte-garderie qui ouvre 30 heures par semaine. Québec entend s'assurer que l'argent versé servira directement à payer le salaire d'une éducatrice.
L'État couvrira en plus 16 % des charges sociales de la halte-garderie, 5 % de ses frais de gestion et 3 % des coûts liés à l'achat de matériel. Une halte-garderie ouverte 35 heures par semaine recevra ainsi plus de 30 000 $ par année.
Québec devra débourser un peu moins de dix millions de dollars par année pour assurer ce financement.
Avant de pouvoir toucher à ces nouveaux fonds, chaque halte-garderie devra conclure une entente de service avec le ministère de la Famille. Cette entente définira les conditions qu'elle devra respecter pour obtenir un financement. Les haltes-garderies seront tenues, par exemple, de produire un rapport annuel et d'y décrire leurs activités.
Le mode de financement des haltes-garderies sera ainsi différent de celui des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées. Ceux-ci reçoivent un montant fixe par jour pour chaque place offerte — un peu plus de 35 $ dans le cas des CPE. Le comité de travail du ministère de la Famille plaide qu'une halte-garderie n'offre pas un nombre de places fixe et n'accueille pas chaque jour le même nombre d'enfants.
Les haltes-garderies communautaires sont mises sur pied par des organismes sans but lucratif et offrent un programme éducatif complet. Selon les règlements du ministère, pour avoir le statut de halte-garderie, un organisme communautaire doit pouvoir «accueillir au moins sept enfants de façon irrégulière ou occasionnelle et pour des périodes qui n'excèdent pas 24 heures consécutives».
Les haltes-garderies viennent en aide aux parents qui ont besoin d'une place en service de garde pour une durée de quelques heures par semaine, ou alors pour une ou plusieurs demi-journées. Elles accueillent les enfants de familles défavorisées, de familles monoparentales, de travailleurs occupant des emplois atypiques (travail autonome, à temps partiel ou sur appel) et de parents qui restent à la maison mais qui ont besoin d'un peu de répit. Certaines haltes-garderies ouvrent leurs portes le soir et le week-end. En règle générale, un parent peut appeler le responsable d'une halte-garderie à quelques heures d'avis et pouvoir bénéficier d'une place pour son enfant si la halte-garderie, bien sûr, dispose d'un espace suffisant et du nombre requis d'éducatrices. Une halte-garderie peut donc accueillir huit enfants une journée et quinze le lendemain, par exemple.
Les haltes-garderies offrent un service plus flexible que les CPE et répondent davantage aux horaires atypiques qui sont de plus en plus répandus sur le marché du travail. C'est la raison pour laquelle leur financement se retrouvera dans la politique de conciliation travail-famille qui sera rendue publique sous peu par le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard.
Les haltes-garderies communautaires n'offrent pas de place à sept dollars parce qu'elles ne bénéficient pas d'un financement aussi important que les CPE. À l'heure actuelle, les tarifs en vigueur dans les haltes-garderies varient beaucoup. Certaines demandent aux parents de 1 $ à 5 $ l'heure, d'autres facturent à la demi-journée ou exigent jusqu'à 25 $ la journée.
Pour le moment, les haltes-garderies tirent le diable par la queue. Les organismes communautaires les financent à même les subventions — modestes — qui leur sont versées par l'État pour leurs activités courantes. Les haltes-garderies tentent de boucler leur budget avec des subventions destinées à des projets spéciaux. Elles font appel aux subventions salariales d'Emploi-Québec pour payer leurs éducatrices.
En étant reconnues comme des services de garde éducatifs, les haltes-garderies communautaires ne seront plus considérées comme de simples garderies d'enfants. Ce statut les distinguera, par exemple, des haltes-garderies qui sont mises sur pied dans des centres commerciaux et qui n'offrent pas de programmes éducatifs.
Selon les informations obtenues de sources gouvernementales, le financement des haltes-garderies fera partie de la politique de conciliation travail-famille et sera inscrit au budget 2005-06 du ministre des Finances, Yves Séguin. Le Conseil du trésor serait sur le point de donner son aval au projet, a-t-on confié au Devoir.
Cette initiative est le fruit d'une réflexion que mène depuis des mois le comité de travail du ministère de la Famille pour la reconnaissance et le financement des haltes-garderies communautaires. Selon la proposition du comité qui a été retenue par le gouvernement Charest, une halte-garderie recevra l'équivalent du salaire annuel d'une éducatrice au taux horaire de 14 $. Par exemple, si une halte-garderie ouvre ses portes 35 heures par semaine, elle touchera environ 25 000 $ par année. Le financement s'élèvera à 21 000 $ par année pour une halte-garderie qui ouvre 30 heures par semaine. Québec entend s'assurer que l'argent versé servira directement à payer le salaire d'une éducatrice.
L'État couvrira en plus 16 % des charges sociales de la halte-garderie, 5 % de ses frais de gestion et 3 % des coûts liés à l'achat de matériel. Une halte-garderie ouverte 35 heures par semaine recevra ainsi plus de 30 000 $ par année.
Québec devra débourser un peu moins de dix millions de dollars par année pour assurer ce financement.
Avant de pouvoir toucher à ces nouveaux fonds, chaque halte-garderie devra conclure une entente de service avec le ministère de la Famille. Cette entente définira les conditions qu'elle devra respecter pour obtenir un financement. Les haltes-garderies seront tenues, par exemple, de produire un rapport annuel et d'y décrire leurs activités.
Le mode de financement des haltes-garderies sera ainsi différent de celui des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées. Ceux-ci reçoivent un montant fixe par jour pour chaque place offerte — un peu plus de 35 $ dans le cas des CPE. Le comité de travail du ministère de la Famille plaide qu'une halte-garderie n'offre pas un nombre de places fixe et n'accueille pas chaque jour le même nombre d'enfants.
Les haltes-garderies communautaires sont mises sur pied par des organismes sans but lucratif et offrent un programme éducatif complet. Selon les règlements du ministère, pour avoir le statut de halte-garderie, un organisme communautaire doit pouvoir «accueillir au moins sept enfants de façon irrégulière ou occasionnelle et pour des périodes qui n'excèdent pas 24 heures consécutives».
Les haltes-garderies viennent en aide aux parents qui ont besoin d'une place en service de garde pour une durée de quelques heures par semaine, ou alors pour une ou plusieurs demi-journées. Elles accueillent les enfants de familles défavorisées, de familles monoparentales, de travailleurs occupant des emplois atypiques (travail autonome, à temps partiel ou sur appel) et de parents qui restent à la maison mais qui ont besoin d'un peu de répit. Certaines haltes-garderies ouvrent leurs portes le soir et le week-end. En règle générale, un parent peut appeler le responsable d'une halte-garderie à quelques heures d'avis et pouvoir bénéficier d'une place pour son enfant si la halte-garderie, bien sûr, dispose d'un espace suffisant et du nombre requis d'éducatrices. Une halte-garderie peut donc accueillir huit enfants une journée et quinze le lendemain, par exemple.
Les haltes-garderies offrent un service plus flexible que les CPE et répondent davantage aux horaires atypiques qui sont de plus en plus répandus sur le marché du travail. C'est la raison pour laquelle leur financement se retrouvera dans la politique de conciliation travail-famille qui sera rendue publique sous peu par le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard.
Les haltes-garderies communautaires n'offrent pas de place à sept dollars parce qu'elles ne bénéficient pas d'un financement aussi important que les CPE. À l'heure actuelle, les tarifs en vigueur dans les haltes-garderies varient beaucoup. Certaines demandent aux parents de 1 $ à 5 $ l'heure, d'autres facturent à la demi-journée ou exigent jusqu'à 25 $ la journée.
Pour le moment, les haltes-garderies tirent le diable par la queue. Les organismes communautaires les financent à même les subventions — modestes — qui leur sont versées par l'État pour leurs activités courantes. Les haltes-garderies tentent de boucler leur budget avec des subventions destinées à des projets spéciaux. Elles font appel aux subventions salariales d'Emploi-Québec pour payer leurs éducatrices.
En étant reconnues comme des services de garde éducatifs, les haltes-garderies communautaires ne seront plus considérées comme de simples garderies d'enfants. Ce statut les distinguera, par exemple, des haltes-garderies qui sont mises sur pied dans des centres commerciaux et qui n'offrent pas de programmes éducatifs.
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