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L'école est malade (bis)

Josée Boileau   15 février 2005 
Ce n'est même plus une image que de le souligner: l'école est malade parce que les élèves le sont. Mais l'école est surtout malade de son isolement. La vérité sort de la bouche des enfants et ceux-ci, via l'école, nous renvoient une bien piètre image de notre société. Un éclairage si cru que tous, ou presque, détournent le regard. D'où viendra donc le cri d'alarme?
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  • France Chartrand - Inscrite
    15 février 2005 12 h 15
    Le triste héritage de la Révolution tranquille
    En chassant son élite religieuse de l'encadrement des programmes pédagogiques, le Québec a éliminé sa compétence en éducation dès le début de la Révolution tranquille. En regardant en arrière, on se dit que la classe laïque révolutionnaire au pouvoir dans les années 60, sûre d'elle-même et convaincue de sa responsabilité envers le bien commun - il y a des risques à vouloir rendre tout le monde heureux! -aurait pu tiré profit d'une association avec son élite religieuse en reconnaissant ses compétences inestimables (et historiques) en gestion et administration de l'éducation; un simple dosage du contenu des programmes aurait pu moderniser le «système».

    Le Québec est-il en train de s'ajuster aux hasards de son histoire car à partir de notre glorieuse Révolution, le Ministère de l'éducation paie et paiera longtemps ses pots cassés. L'éducation et la politique font souvent bon ménage dans les systèmes communistes : le bien commun est prétendument plus important que les capricieux besoins individuels. L'éducation ne s'inscrit-elle pas dans la continuité du transfert des connaissances, dans la discipline d'apprentissage, dans la culture universelle. Son arrimage avec la politique la rend vulnérable à toutes sortes de maladies car les électeurs se déresponsabilisent à tout coup devant les problèmes qui appartiennent à la collectivité. Il n'existe plus de groupes organisés se sentant investis par «la» vocation. Le Gouvernement banalise et uniformise ses programmes et le personnel enseignant se démène dans un système normalisateur mais médiocre et les élèves qui s'y instruisent subissent les conséquences.
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