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Parti québécois - Les fidèles de Landry montent aux barricades

Robert Dutrisac   14 février 2005 
Trois-Rivières — Le conseil national du Parti québécois, qui s'est terminé hier, s'est caractérisé par une contestation ouverte du leadership de Bernard Landry et par la réplique orchestrée des fidèles du chef péquiste qui se posaient comme la majorité.
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  • oneil bouchard
    Inscrit
    lundi 14 février 2005 11h35
    Que les démocrates pacifiques se lèvent
    « Si c'est bien vrai, comme le dit Agnès Maltais, que 95% des militants sont en faveur d'une vision de la Souveraineté alignée sur le souhait que porte monsieur Landry, ce dernier devrait vite oublier le scribouille et gargouille (qui ne peut que faire sourire Jean entre les dents), quitte à admettre (monsieur Landry) des erreurs de parcours, (ça, même Jean Chrétien admet ça) puis se retourner vite dans sa tête (monsieur Landry) et se remettre au travail (toujours monsieur Landry), c'est à dire depuis sa tête retourner à l'écoute de sa base, ce que Napoléon et bien d'autres ont omis un malheureux jour de faire.

    Qu'est-ce que sa base lui dit? Moi je le sais pas. C'est monsieur Landry qui est le mieux placé pour nous le dire. Moi, je suis un petit bruit, disséminé quelque part dans la base, un simple citoyen.

    Mais je ne peux faire autrement que constater que c'est le temps ou jamais de pas nous énerver, de pas sursauter sur les occasions qui ne manqueront pas de survenir. Avouons que c'est quand même quelque chose, pour une voix publique qui parle en tant que chef, donc porte-étendard d'une idée, que d'expliquer à un Pays: "qu'on prône la Souveraineté, mais pas nécessairement la séparation", "qu'on prône la Souveraineté, mais pas nécessairement telle ou telle forme ancienne d'indépendance, à vrai dire aucune d'elle", "qu'on prône de façon inconditionnelle l'autonomie politique, mais qu'en même temps, on ne peut concevoir "devenir un État souverain sans d'abord avoir assuré l'environnement planétaire de sa solidarité humaine".

    Essaie en deux minutes d'expliquer ça, même en pleine assemblée de souverainistes du Parti Québécois. Imagine alors que t'essaies d'articuler tes concepts soujacents à ta prise de position à l'aide des mécanismes articulés de ta pensée...(bops) , ...dans une querelle politisée..., sur les ondes de Radio-Canada ou un autre diffuseur, ...entouré de joyeux galopins de journalistes qui s'en donnent à coeur joie de te surprendre en porte-à-faux, ... et observé par des téléspectateurs, (qui sont tes électeurs), que tu sais pas s'il y en a 100, mille ou 3 millions et que tu sais même pas c'est qui qui t'écoute, ni même s'ils t'écoutent.
    Manière de dire, devant tout cela, on se cal me!

    Pour dire que, vu de la base, en plein scandale des commandites, (ces commandites qui sont ben gênantes pour nous les Québécois qui nous sommes faits remplir les poches pour qu'on reste dans le Canada) on est ben mal placés pour dire aux Canadiens que notre projet de Souveraineté a une aile d'autonomie, mais aussi une autre aile de solidarité, autrement dit qu'on veut surtout pas nécessairement démanteler le Canada. Et la question revient..What does those Québ... want?

    Alors pourquoi on se chicanerait autant entre nous? Ça tient pas debout! Peut-être sommes nous simplement les témoins d'une indiscipline réparatrice consécutive à une indigestion de commandite aiguë. Peut-être assistons-nous à une émeute spontanée dans une école secondaire ou les élèves se sont soudain transformés en méchants garnements pour nous donner à comprendre que c'est grand temps de changer de maîtresse d'école.

    Quant à Walmart, tant qu'à moi, ça ferait longtemps que, les milliardaires, je leur demanderais partout sur terre de cotiser un peu plus selon le coeur à la misère humaine au lieu de l'envenimer cette misère par leurs décisions de courte affaire. Un syndicat, c'est rien que pour ça que ça existe monsieur Walmart. A votre grosseur, je vois pas c'est quoi là dedans qui peut vous effrayer, vous qui vous plaisez à nous appeler vos associés. Surtout que les gens que vous amenez par votre fermeture à s'affronter sont possiblement du même quartier. À l'affrontement, nous préférons comme peuple la confrontation pacifique des points de vue afin d'arriver à une entente négociée susceptible de préserver la paix industrielle et l'harmonie sociale.

    C'est sûr que vous pouvez fermer la classe. Mais, nous, on est quand même les citoyens concernés. Vous pourriez même par la force nous changer d'école. Ben oui on voit ça dans le monde. Mais vous n'avez pas le pouvoir de nous imposer les croyances et les postulats de d'une religion d'affaires qui nous semble en porte-à-faux avec les Chartes de droits humains et le bien commun que nous recherchons pour l'Humanité.

    Oneil Bouchard
    St-Joachim, Qc »

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