Lettres: Affirmer la laïcité du Québec
Maxime Dupont-Demers - Le 25 janvier 2005
31 janvier 2005
Le gouvernement Charest se prépare à renouveler les clauses dérogatoires aux Chartes des droits (canadienne et québécoise) en ce qui a trait aux cours de religion à l'école publique. Ce n'est pas en mettant en place des mesures discriminatoires que le gouvernement fera en sorte que les communautés culturelles du Québec auront davantage d'échanges.
Pourquoi, après avoir amorcé la laïcisation de l'école et la société québécoise, doit-on encore ralentir ce processus? Bien entendu, le gouvernement n'est pas prêt, puisqu'il n'a pas pensé préparer un programme pour des cours des religions. Qu'à cela ne tienne, la religion, dans notre société, doit être affaire privée et non d'État. Permettre l'enseignement catholique et protestant dans les écoles brime les autres communautés culturelles et fait la promotion d'une religion plus qu'une autre. Que les parents et les Églises désireux d'inculquer les valeurs d'une religion à des enfants assument enfin cette responsabilité, ce n'est pas le rôle de l'école.
Il faut, à l'exemple de la France, du moins en partie, affirmer, une fois pour toute, la laïcité du Québec. Pendant que nous sommes dans le débat, ne serait-il pas temps que les Églises paient leur juste part des impôts et ne soient pas financées aux frais des contribuables, par l'exemption d'impôts fonciers, entre autres. Je refuse que mes impôts bénéficient à des communautés religieuses qui prônent des valeurs intolérantes, alors que plusieurs d'entre elles sont souillées de scandales depuis des siècles.
Pourquoi, après avoir amorcé la laïcisation de l'école et la société québécoise, doit-on encore ralentir ce processus? Bien entendu, le gouvernement n'est pas prêt, puisqu'il n'a pas pensé préparer un programme pour des cours des religions. Qu'à cela ne tienne, la religion, dans notre société, doit être affaire privée et non d'État. Permettre l'enseignement catholique et protestant dans les écoles brime les autres communautés culturelles et fait la promotion d'une religion plus qu'une autre. Que les parents et les Églises désireux d'inculquer les valeurs d'une religion à des enfants assument enfin cette responsabilité, ce n'est pas le rôle de l'école.
Il faut, à l'exemple de la France, du moins en partie, affirmer, une fois pour toute, la laïcité du Québec. Pendant que nous sommes dans le débat, ne serait-il pas temps que les Églises paient leur juste part des impôts et ne soient pas financées aux frais des contribuables, par l'exemption d'impôts fonciers, entre autres. Je refuse que mes impôts bénéficient à des communautés religieuses qui prônent des valeurs intolérantes, alors que plusieurs d'entre elles sont souillées de scandales depuis des siècles.
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