Lettres: Un cheval de Troie
Jean-Marie Piché - Shawinigan, le 26 janvier 2005
31 janvier 2005
Le désolant épisode du financement des écoles privées juives aura été fort instructif, surtout en regard des privilèges religieux dont jouissent présentement les catholiques et protestants dans le système scolaire public. On sait que le gouvernement devra bientôt décider s'il utilisera la clause dérogatoire pour prolonger ce privilège pour un autre cinq ans.
Dans un contexte actuel d'immigration fort diversifiée et devant l'ampleur d'une multiconfessionnalité qui s'ensuit, l'octroi de privilèges religieux dans le Québec d'aujourd'hui apparaît de plus en plus comme un cheval de Troie, c'est-à-dire une menace en ce qui a trait à l'intégration des communautés ethniques. Oui, le jupon commence à dépasser chez les tenants de la confessionnalité scolaire, dans le sens où celle-ci est loin de favoriser l'émergence de valeurs civiques absolument nécessaires pour la démocratie et le bien commun. Nous avons vu comment cette question du financement des écoles privées juives a pu contribuer à isoler encore plus cette communauté, et les leaders juifs s'en sont très vite aperçus.
L'avenir risque fort bien de donner raison aux tenants de la déconfessionnalisation scolaire qui ont été souvent traités d'antireligieux et d'intégristes laïques. Notre société a-t-elle les moyens de se payer des débats aussi controversés que celui du récent débat des écoles privées juives? De tels débats ne favorisent aucunement l'intégration des communautés ethniques. Pire, la confessionnalité scolaire pourrait devenir un véritable cheval de Troie pour la société québécoise en regard des valeurs civiques, fondement de notre démocratie et du bien commun.
Dans un contexte actuel d'immigration fort diversifiée et devant l'ampleur d'une multiconfessionnalité qui s'ensuit, l'octroi de privilèges religieux dans le Québec d'aujourd'hui apparaît de plus en plus comme un cheval de Troie, c'est-à-dire une menace en ce qui a trait à l'intégration des communautés ethniques. Oui, le jupon commence à dépasser chez les tenants de la confessionnalité scolaire, dans le sens où celle-ci est loin de favoriser l'émergence de valeurs civiques absolument nécessaires pour la démocratie et le bien commun. Nous avons vu comment cette question du financement des écoles privées juives a pu contribuer à isoler encore plus cette communauté, et les leaders juifs s'en sont très vite aperçus.
L'avenir risque fort bien de donner raison aux tenants de la déconfessionnalisation scolaire qui ont été souvent traités d'antireligieux et d'intégristes laïques. Notre société a-t-elle les moyens de se payer des débats aussi controversés que celui du récent débat des écoles privées juives? De tels débats ne favorisent aucunement l'intégration des communautés ethniques. Pire, la confessionnalité scolaire pourrait devenir un véritable cheval de Troie pour la société québécoise en regard des valeurs civiques, fondement de notre démocratie et du bien commun.
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