vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Jour noir pour les GI's

Pertes records depuis mars 2003: 36 morts en 24 heures

Reuters   27 janvier 2005 
Son visage entièrement masqué, un soldat britannique était aux aguets hier près d’un poste de contrôle dans la province de Basra. À l’approche des élections de dimanche, pour lesquelles des mesures de sécurité exceptionnelles seront déploy
Photo : Agence Reuters
Son visage entièrement masqué, un soldat britannique était aux aguets hier près d’un poste de contrôle dans la province de Basra. À l’approche des élections de dimanche, pour lesquelles des mesures de sécurité exceptionnelles seront déploy
À quatre jours d'élections auxquelles George W. Bush a encouragé les Irakiens à participer, les forces américaines ont enregistré la mort de 36 de leurs soldats hier dans le pays, leurs plus lourdes pertes en une journée depuis l'invasion de mars 2003. Des insurgés ont également tué au moins 25 Irakiens dans la journée au cours d'une série d'attaques et d'attentats à la bombe.

De plus, les autorités américaines ont fait savoir hier que cinq Américains sont retenus en otages par des insurgés en Irak, certains depuis plusieurs mois. «Il y en a trois dont nous savons qu'ils sont retenus en otages et il y en a une poignée d'autres dont nous sommes sans nouvelles, parmi lesquels certains sont probablement des otages», a déclaré le porte-parole du département d'État, Richard Boucher.

Selon un responsable du département d'État ayant requis l'anonymat car les chiffres qu'il avance ne sont pas officiels, deux de ces Américains dont les autorités n'ont aucune nouvelle ont «probablement» été enlevés. Certains de ces otages américains ont été enlevés avant novembre, a-t-il ajouté.

Lors d'une conférence de presse à Washington, le président Bush a exhorté les électeurs à défier les rebelles en allant voter dimanche à l'occasion des premières législatives libres organisées en Irak. «J'appelle tout le peuple à voter. J'appelle le peuple à défier ces terroristes. Ils n'ont aucune vision claire d'un meilleur avenir. Ils ont peur d'une société libre», a dit le chef de la Maison-Blanche. «Je perçois un grand moment dans l'histoire de l'Irak.»

Cet appel survient alors que 13 centres de vote et quatre bureaux de partis politiques ont été attaqués depuis mardi soir à Bagdad et au nord de la capitale. Hier, deux centres de vote installés dans des écoles de Mahmoudiyah, à 40 kilomètres au sud de Bagdad, ont été dynamités par des hommes armés qui ont évacué les gardiens des établissements avant de passer à l'acte, selon la police.

Le même scénario s'est répété dans une école de Balad, à 70 kilomètres au nord de Bagdad, dans une autre école d'une localité de la région de Kirkouk et dans un établissement scolaire de Tikrit, également au nord de Bagdad, selon des sources policières.

Ces attaques ont coïncidé avec de nouvelles menaces de la section irakienne d'al-Qaïda contre les Américains et les forces irakiennes ainsi que contre les Irakiens désireux de participer aux élections.

La section irakienne d'al-Qaïda a formulé hier de nouvelles menaces visant les Américains et les forces irakiennes et a demandé aux Irakiens de ne pas s'approcher des bureaux de vote dans un communiqué qui lui est attribué et qui a été diffusé hier sur un site Internet. «Gare à vous, gare à vous, Irakiens, ne vous approchez pas des centres de l'infidélité et du vice [des élections]. Vous êtes avertis. Vous ne pourrez en vouloir qu'à vous-mêmes», lit-on dans ce communiqué signé de l'organisation d'al-Qaïda au pays du Rafidaïn (la Mésopotamie), dirigée par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. «Ennemis d'Allah, préparez-vous. Barricadez-vous comme vous voulez. Nous avons des hommes qui aiment la mort autant que vous aimez la vie», ajoute le communiqué.

Un général américain, John Sattler, a confirmé que 31 Américains (30 marines et un marin) avaient péri à bord d'un hélicoptère qui s'est écrasé dans l'ouest de l'Irak alors qu'il survolait le désert de la province instable d'Anbar. «Bien sûr, chaque fois qu'une vie est perdue, le moment est triste», a dit Bush devant la presse à la Maison-Blanche. «Cette information aujourd'hui sera décourageante pour le peuple américain. Je comprends cela. Nous savons ce que vaut une vie. [...] Mais c'est l'objectif à long terme qui est vital, autrement dit la propagation de la liberté. Sans quoi le Moyen-Orient restera un foyer de haine et de ressentiment, un terrain de recrutement pour ceux qui ont une vision du monde diamétralement opposée à la nôtre», a ajouté Bush.

Quatre soldats ont aussi été tués au combat dans la province d'Anbar et un soldat américain a trouvé la mort dans une attaque à la grenade RPG au nord de Bagdad, ont indiqué des responsables américains.

Les dernières attaques d'insurgés semblent avoir pour but de semer la panique au moment où le gouvernement intérimaire irakien annonce la mise en place de mesures de sécurité rigoureuses pour le jour des élections, les premières en Irak depuis la chute de Saddam Hussein, en avril 2003. Lors d'une attaque coordonnée, trois voitures piégées ont sauté à Ryad, localité sunnite à 60 kilomètres au sud-ouest de Kirkouk, dans le Nord irakien. Deux véhicules bourrés d'explosifs ont explosé simultanément près d'un poste militaire irakien et d'un commissariat, puis un troisième a sauté sur une route voisine, a indiqué un responsable de la police locale.

En fin de journée, un camion piégé a explosé à Sindjar, dans le nord de l'Irak, près des locaux du Parti démocratique du Kurdistan. L'attentat a fait au moins 15 morts et une trentaine de blessés. Le groupe de l'activiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui a revendiqué cette attaque dans un communiqué diffusé sur Internet.

La police de Bakouba, ville à population mixte sunnite et chiite située à 65 kilomètres au nord de Bagdad, a annoncé qu'un policier irakien avait été tué et qu'au moins huit personnes avaient été blessées par des hommes armés dans les locaux de trois partis en lice pour les élections. On s'attend à ce que la majorité chiite émerge du scrutin comme la force dominante du pays après les décennies où la minorité sunnite a monopolisé l'exercice du pouvoir.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012