Nouvel espoir de trêve au Proche-Orient
Jérusalem — L'armée israélienne est disposée à arrêter toute opération militaire contre les activistes palestiniens si ceux-ci suspendent leurs actions hostiles, a annoncé hier le ministre israélien de la Défense, Shaul Mofaz, suscitant un nouvel espoir de trêve après plus de quatre années de conflit armé.
Comme en écho, le nouveau président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait état hier de progrès importants dans ses négociations avec les factions radicales, Hamas et Djihad islamique en tête. Présent à Gaza depuis mardi dernier, il a expliqué qu'un accord prenait forme et a appelé Israël à répondre positivement à un éventuel cessez-le-feu.
«Les discussions font de très grands progrès [...] Je peux dire que nous sommes partis pour parvenir à un accord très prochainement», a-t-il assuré dans une interview accordée hier à la télévision palestinienne. «En l'état actuel des choses, je ne peux pas dire qu'un accord ait été trouvé mais, si Dieu le veut, ce sera le cas», a-t-il ajouté.
Les groupes armés palestiniens s'étaient auparavant déclarés prêts à contribuer au calme dans la bande de Gaza pendant un mois au moins, tout en niant avoir conclu une trêve avec Mahmoud Abbas comme l'avait annoncé le ministre israélien de la Défense.
Le président palestinien, dont l'élection le 9 janvier a ravivé les espoirs de paix, s'efforce d'obtenir des mouvements radicaux qu'ils renoncent à la lutte armée pour favoriser la reprise d'un processus de paix au point mort depuis quatre ans.
Les groupes radicaux ont fait savoir qu'en l'absence de provocation aucune opération anti-israélienne n'aurait lieu tant que se poursuivrait le dialogue «d'unité nationale» entamé mardi avec Abbas, qui doit s'étaler sur un mois.
Le successeur d'Arafat a également souligné qu'Israël devait se plier à un certain nombre d'exigences pour permettre l'instauration d'un cessez-le-feu. Abbas a notamment cité l'arrêt des incursions en territoires palestiniens et de la traque des suspects recherchés, le retour des déplacés et — plus important — la libération des prisonniers.
Comme les autorités israéliennes, les activistes palestiniens se refusent à proclamer les premiers un cessez-le-feu en bonne et due forme, mais le fait est que le calme règne dans la bande de Gaza depuis qu'Abbas a entamé sa mission de conciliation.
«Nous étudions toujours la question du cessez-le-feu et il n'y a eu aucune décision sur le sujet», a déclaré Abou Koussaï, porte-parole des Brigades des martyrs d'Al Aqsa, mouvement armé issu du Fatah de Mahmoud Abbas.
«Mais ces discussions doivent se poursuivre en l'absence d'escalade de la violence, y compris de notre part. Ce n'est pas un cessez-le-feu. Il s'agit d'une tactique palestinienne pour éviter de donner à l'ennemi un prétexte pour aggraver la situation pendant le dialogue, ce qui y mettrait fin. Mais la résistance continue. Toute initiative israélienne sera suivie d'une riposte palestinienne», a-t-il ajouté.
Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, tenait en substance les mêmes propos hier. «Nous sommes prêts à étudier sérieusement la question d'une trêve, mais [...] le cessez-le-feu aura un prix», a-t-il dit.
«Il ne peut y avoir de trêve sans l'engagement clair qu'Israël stoppera toute forme d'agression contre le peuple palestinien et répondra à nos demandes, principalement la libération des prisonniers», a ajouté Zouhri.
Retour au calme
Signe de ce changement d'atmosphère, le conseil des ministres israélien s'est déroulé hier à Sderot, ville située à quelques kilomètres de la bande de Gaza et fréquemment prise pour cible par les mouvements radicaux.
«Le calme prévaut désormais. Nous ne savons pas encore s'il s'agit d'un véritable changement, mais nous l'espérons. Une chose est claire: si le terrorisme reprend, nous réagirons [militairement]», a déclaré Ariel Sharon, chef du gouvernement.
Ce retour au calme est encore plus sensible depuis le déploiement vendredi de 2000 policiers palestiniens dans la moitié nord de la bande de Gaza, auxquels le successeur de Yasser Arafat a ordonné de s'opposer aux attentats anti-israéliens.
Les forces de l'ordre doivent également prendre position dans le Sud, où des factions armées de moindre importance continuent à se manifester.
Une bombe a ainsi endommagé un char israélien sans faire de victime dimanche. L'opération a été revendiquée par les Brigades Abou el Rich, également issues du Fatah, et par le Front populaire de libération de la Palestine.
Autre fausse note dans l'optimisme ambiant, un conseiller d'Ariel Sharon a exclu hier qu'Israël puisse négocier un accord de paix global avec Mahmoud Abbas en raison de l'intransigeance dont il accuse de ce dernier.
«Sur les grandes questions, Abou Mazen [nom de guerre d'Abbas] ne pourra pas être plus enclin au compromis que ne l'était Yasser Arafat. Cela étant dit, il est clair que négocier un accord définitif aujourd'hui mènerait droit à une catastrophe», a déclaré Zalman Shoval. «Aussi bien les Palestiniens que les Israéliens ont-ils intérêt à renvoyer cela à plus tard», a-t-il ajouté.
Comme en écho, le nouveau président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait état hier de progrès importants dans ses négociations avec les factions radicales, Hamas et Djihad islamique en tête. Présent à Gaza depuis mardi dernier, il a expliqué qu'un accord prenait forme et a appelé Israël à répondre positivement à un éventuel cessez-le-feu.
«Les discussions font de très grands progrès [...] Je peux dire que nous sommes partis pour parvenir à un accord très prochainement», a-t-il assuré dans une interview accordée hier à la télévision palestinienne. «En l'état actuel des choses, je ne peux pas dire qu'un accord ait été trouvé mais, si Dieu le veut, ce sera le cas», a-t-il ajouté.
Les groupes armés palestiniens s'étaient auparavant déclarés prêts à contribuer au calme dans la bande de Gaza pendant un mois au moins, tout en niant avoir conclu une trêve avec Mahmoud Abbas comme l'avait annoncé le ministre israélien de la Défense.
Le président palestinien, dont l'élection le 9 janvier a ravivé les espoirs de paix, s'efforce d'obtenir des mouvements radicaux qu'ils renoncent à la lutte armée pour favoriser la reprise d'un processus de paix au point mort depuis quatre ans.
Les groupes radicaux ont fait savoir qu'en l'absence de provocation aucune opération anti-israélienne n'aurait lieu tant que se poursuivrait le dialogue «d'unité nationale» entamé mardi avec Abbas, qui doit s'étaler sur un mois.
Le successeur d'Arafat a également souligné qu'Israël devait se plier à un certain nombre d'exigences pour permettre l'instauration d'un cessez-le-feu. Abbas a notamment cité l'arrêt des incursions en territoires palestiniens et de la traque des suspects recherchés, le retour des déplacés et — plus important — la libération des prisonniers.
Comme les autorités israéliennes, les activistes palestiniens se refusent à proclamer les premiers un cessez-le-feu en bonne et due forme, mais le fait est que le calme règne dans la bande de Gaza depuis qu'Abbas a entamé sa mission de conciliation.
«Nous étudions toujours la question du cessez-le-feu et il n'y a eu aucune décision sur le sujet», a déclaré Abou Koussaï, porte-parole des Brigades des martyrs d'Al Aqsa, mouvement armé issu du Fatah de Mahmoud Abbas.
«Mais ces discussions doivent se poursuivre en l'absence d'escalade de la violence, y compris de notre part. Ce n'est pas un cessez-le-feu. Il s'agit d'une tactique palestinienne pour éviter de donner à l'ennemi un prétexte pour aggraver la situation pendant le dialogue, ce qui y mettrait fin. Mais la résistance continue. Toute initiative israélienne sera suivie d'une riposte palestinienne», a-t-il ajouté.
Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, tenait en substance les mêmes propos hier. «Nous sommes prêts à étudier sérieusement la question d'une trêve, mais [...] le cessez-le-feu aura un prix», a-t-il dit.
«Il ne peut y avoir de trêve sans l'engagement clair qu'Israël stoppera toute forme d'agression contre le peuple palestinien et répondra à nos demandes, principalement la libération des prisonniers», a ajouté Zouhri.
Retour au calme
Signe de ce changement d'atmosphère, le conseil des ministres israélien s'est déroulé hier à Sderot, ville située à quelques kilomètres de la bande de Gaza et fréquemment prise pour cible par les mouvements radicaux.
«Le calme prévaut désormais. Nous ne savons pas encore s'il s'agit d'un véritable changement, mais nous l'espérons. Une chose est claire: si le terrorisme reprend, nous réagirons [militairement]», a déclaré Ariel Sharon, chef du gouvernement.
Ce retour au calme est encore plus sensible depuis le déploiement vendredi de 2000 policiers palestiniens dans la moitié nord de la bande de Gaza, auxquels le successeur de Yasser Arafat a ordonné de s'opposer aux attentats anti-israéliens.
Les forces de l'ordre doivent également prendre position dans le Sud, où des factions armées de moindre importance continuent à se manifester.
Une bombe a ainsi endommagé un char israélien sans faire de victime dimanche. L'opération a été revendiquée par les Brigades Abou el Rich, également issues du Fatah, et par le Front populaire de libération de la Palestine.
Autre fausse note dans l'optimisme ambiant, un conseiller d'Ariel Sharon a exclu hier qu'Israël puisse négocier un accord de paix global avec Mahmoud Abbas en raison de l'intransigeance dont il accuse de ce dernier.
«Sur les grandes questions, Abou Mazen [nom de guerre d'Abbas] ne pourra pas être plus enclin au compromis que ne l'était Yasser Arafat. Cela étant dit, il est clair que négocier un accord définitif aujourd'hui mènerait droit à une catastrophe», a déclaré Zalman Shoval. «Aussi bien les Palestiniens que les Israéliens ont-ils intérêt à renvoyer cela à plus tard», a-t-il ajouté.
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