dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Tribunaux religieux - Pas question de modifier le Code civil du Québec

Il n'est pas question de toucher au principe de l'égalité pour tous

Jacques P. Dupuis - Ministre de la Justice et procureur général du Québec  15 janvier 2005 
Je désire réaffirmer aujourd'hui la position du gouvernement du Québec selon laquelle l'instauration d'une instance d'arbitrage ou de médiation qui rendrait des décisions en matière familiale en vertu de la charia ou de tout autre code religieux n'est pas permise par la législation québécoise et ne le sera pas. Il n'est donc pas question de modifier le Code civil du Québec ou toute autre loi afin de permettre l'arbitrage religieux en droit de la famille, ce que j'ai d'ailleurs affirmé le 13 décembre dernier à l'Assemblée nationale et par voie de communiqué.

L'article 2639 du Code civil du Québec exclut l'arbitrage conventionnel pour les questions touchant l'état et la capacité des personnes, pour toutes les matières familiales et pour toute autre question qui intéresse l'ordre public. Ainsi, aucun arbitre religieux ou laïque ne peut, par exemple, prononcer un divorce ou décider d'une pension alimentaire, du droit de garde des enfants ou du partage des biens entre les conjoints.

La médiation familiale doit être effectuée par un médiateur accrédité, comme le prévoit la loi. Seuls les avocats, notaires, psychologues et travailleurs sociaux qui ont suivi une formation obligatoire sont reconnus par le gouvernement comme médiateurs accrédités. Ces professionnels sont également soumis à toutes les lois et tous les règlements encadrant la pratique de leur profession. Il n'est pas question de modifier les lois afin de reconnaître les membres de mouvements religieux, quels qu'ils soient, comme médiateurs familiaux accrédités.

Enfin, je tiens à réitérer que le principe d'égalité de tous devant la loi est fondamental dans les valeurs du Québec et qu'il n'est pas question de toucher à ce principe d'aucune façon. Le Code civil s'applique à tous les résidants du Québec, quelle que soit leur appartenance religieuse, et aucun système d'arbitrage ne sera toléré dans les matières qui concernent la famille et l'ordre public.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012