Lettres: Les prospérités de la motoneige
Marc Collin - Montréal, le 17 décembre 2004
21 décembre 2004
La loi spéciale sur les motoneiges est une véritable honte. Non seulement ce gouvernement ne protège pas les droits fondamentaux des citoyens, mais il vote des lois afin de les empêcher de se défendre. C'est un comble! Notre classe politique a perdu à ce point toute éthique qu'elle est prête à autoriser et à encourager n'importe quoi pourvu que ça rapporte de l'argent. [...]
Ce moratoire est une injure à la justice, car le droit à un environnement sain passe avant celui de pratiquer une activité de loisir. C'est une injure au bien commun parce que la motoneige est une activité au mieux sans utilité, au pire nuisible: pollution de l'air, pollution sonore, saccage de la flore et de la faune, sans compter les accidents. C'est une injure au bon sens, car il est faux que la prospérité collective dépende d'une activité qui ne génère ni richesse, ni utilité publique.
Des emplois, il suffirait de le vouloir pour en créer en éducation, en santé, en services sociaux, en transports publics et j'en passe; ce seraient là des investissements à long terme contrairement aux casinos, Expos, et autres Grand Prix qui, sur le plan économique, n'ont pas d'autres effets que celui de faire circuler l'argent et détourner une partie de la richesse collective dans une dissipation stérile.
Par quelle sorte d'aberration mentale peut-on soutenir que l'industrie de la motoneige est un pilier de notre société alors que l'éducation représente une dépense qu'on n'a plus les moyens de se payer? [...]
Ce moratoire est une injure à la justice, car le droit à un environnement sain passe avant celui de pratiquer une activité de loisir. C'est une injure au bien commun parce que la motoneige est une activité au mieux sans utilité, au pire nuisible: pollution de l'air, pollution sonore, saccage de la flore et de la faune, sans compter les accidents. C'est une injure au bon sens, car il est faux que la prospérité collective dépende d'une activité qui ne génère ni richesse, ni utilité publique.
Des emplois, il suffirait de le vouloir pour en créer en éducation, en santé, en services sociaux, en transports publics et j'en passe; ce seraient là des investissements à long terme contrairement aux casinos, Expos, et autres Grand Prix qui, sur le plan économique, n'ont pas d'autres effets que celui de faire circuler l'argent et détourner une partie de la richesse collective dans une dissipation stérile.
Par quelle sorte d'aberration mentale peut-on soutenir que l'industrie de la motoneige est un pilier de notre société alors que l'éducation représente une dépense qu'on n'a plus les moyens de se payer? [...]
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