Lettres: Les barons de la consommation
Claude L'Heureux - Québec, le 18 décembre 2004
21 décembre 2004
La grève à la Société des alcools nous laisse voir la face hideuse de notre société de consommation. Il faut voir défiler ces baronnes et barons de la consommation franchir les lignes de piquetage pour se procurer cette liqueur dont ils ne peuvent se passer. L'on dit que les guerres ou les catastrophes font voir le meilleur et le pire de l'homme. Nous le voyons dans ce conflit alors que les disciples de nos «grandes gueules», ceux pour qui la liberté n'a pas de limite... de consommation, bousculent les valeurs fondamentales de notre société pour répondre à leur instinct grégaire de consommateur.
Il y a les clients respectueux des lignes de piquetage qui savent que ce droit de grève a été gagné de haute lutte et qui acceptent cet inconvénient. Ils comprennent que la consommation de vin et d'alcools est un luxe fort agréable distribué par la SAQ à la grandeur du Québec et que cette institution (un fleuron dont il faut être fier) nous permet de distribuer la richesse partout en région et tant mieux si ses travailleurs ont des bonnes conditions de travail, car ils deviennent ainsi des distributeurs de richesses en région. La SAQ restera très efficace si elle ne se privatise pas, car la richesse des travailleurs est plus distributive que celle de riches concessionnaires qui dépensent ailleurs.
J'ai mal à mon pays quand je vois ces gens prêts à tout écraser pour satisfaire leur confort et je m'interroge devant toute cette indifférence face à notre avenir.
Il y a les clients respectueux des lignes de piquetage qui savent que ce droit de grève a été gagné de haute lutte et qui acceptent cet inconvénient. Ils comprennent que la consommation de vin et d'alcools est un luxe fort agréable distribué par la SAQ à la grandeur du Québec et que cette institution (un fleuron dont il faut être fier) nous permet de distribuer la richesse partout en région et tant mieux si ses travailleurs ont des bonnes conditions de travail, car ils deviennent ainsi des distributeurs de richesses en région. La SAQ restera très efficace si elle ne se privatise pas, car la richesse des travailleurs est plus distributive que celle de riches concessionnaires qui dépensent ailleurs.
J'ai mal à mon pays quand je vois ces gens prêts à tout écraser pour satisfaire leur confort et je m'interroge devant toute cette indifférence face à notre avenir.
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