Lettres: La charia et autres abus
Danielle Rossignol - Montréal, le 15 décembre 2004
17 décembre 2004
Il est merveilleux de voir à quel point des gens venus de tous les horizons ont pu, après avoir fui des régimes répressifs, trouver asile sur nos terres. Combien leur désir de vivre en paix et de voir grandir leurs enfants au sein d'un peuple qui a su les accueillir avec ouverture, sans jugement outrancier et à l'écoute de leurs multiples besoins particuliers, combien donc ce désir s'est accentué, a pris pied.
Ce qui est par ailleurs désolant, c'est de voir à quel point nombre de ces nouveaux «Québécois» ont su profiter de cet accueil et de ces lois pour préparer clandestinement et imposer des coutumes et des religions qui, elles, sont diamétralement opposées à tout ce qui nous définit et qui leur a été offert à leur arrivée.
Ce qui est encore plus désolant et fâchant, c'est de constater la lâcheté des gouvernements qui plient, trahissent et abdiquent par ignorance et faiblesse devant ces pressions obscurantistes, cèdent et perdent progressivement par chantage toutes les valeurs et libertés qui ont pu faire du Québec un des derniers endroits au monde où la société évolue librement, exempte et délivrée de la «Grande Noirceur».
Nous avons mis fin à la génuflexion, au fichu ridicule que nous devions porter à l'entrée de l'église et à combien d'autres procédés de soumission, depuis une quarantaine d'années, et bien davantage au baisement de l'ourlet de la robe de monseigneur. Est-ce pour voir réapparaître ces humiliations sous une autre forme? Appliquer la charia sous quelque forme que ce soit en nos terres, c'est ouvrir la porte à une pensée rétrograde que nous avons bannie de notre société, c'est légaliser l'humiliation, particulièrement pour les femmes. [...]
La religion, quelle qu'elle soit, est un acte de foi personnel, non public, qui s'exerce chez soi ou dans des lieux destinés à cet effet. [...]
Ce qui est par ailleurs désolant, c'est de voir à quel point nombre de ces nouveaux «Québécois» ont su profiter de cet accueil et de ces lois pour préparer clandestinement et imposer des coutumes et des religions qui, elles, sont diamétralement opposées à tout ce qui nous définit et qui leur a été offert à leur arrivée.
Ce qui est encore plus désolant et fâchant, c'est de constater la lâcheté des gouvernements qui plient, trahissent et abdiquent par ignorance et faiblesse devant ces pressions obscurantistes, cèdent et perdent progressivement par chantage toutes les valeurs et libertés qui ont pu faire du Québec un des derniers endroits au monde où la société évolue librement, exempte et délivrée de la «Grande Noirceur».
Nous avons mis fin à la génuflexion, au fichu ridicule que nous devions porter à l'entrée de l'église et à combien d'autres procédés de soumission, depuis une quarantaine d'années, et bien davantage au baisement de l'ourlet de la robe de monseigneur. Est-ce pour voir réapparaître ces humiliations sous une autre forme? Appliquer la charia sous quelque forme que ce soit en nos terres, c'est ouvrir la porte à une pensée rétrograde que nous avons bannie de notre société, c'est légaliser l'humiliation, particulièrement pour les femmes. [...]
La religion, quelle qu'elle soit, est un acte de foi personnel, non public, qui s'exerce chez soi ou dans des lieux destinés à cet effet. [...]
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