Lettres: Plus d'anglais que nécessaire
Antoine Caron - Montréal, le 30 novembre 2004
3 décembre 2004
J'ai travaillé deux ans à l'université McGill et je travaille maintenant à l'Hôpital juif comme technicien de recherche. Ainsi, on s'entend pour dire que je travaille depuis quatre ans dans un environnement qui est très anglophone. Après tout ce temps, je trouve tout à fait pertinentes les inquiétudes de l'Office de la langue française.
En effet, j'essaie de favoriser les échanges en français lorsque cela est possible; j'aborde les gens en disant bonjour, mais je me tourne vers l'anglais si nécessaire. Mais voilà le noeud du problème: c'est trop souvent nécessaire!
En fait, dans le monde de la recherche, plusieurs chercheurs (même dans les universités francophones) ne parlent pas ou peu le français. Alors, comment pensez-vous que les étudiants étrangers évoluent? Ils parlent en anglais. Il suffit d'une seule personne qui ne parle pas français pour que tous parlent anglais. [...]
Autrement, malgré les efforts remarquables faits par l'université McGill et l'Hôpital juif, il n'en demeure pas moins difficile de se faire servir en français. Plusieurs fois, j'ai dû parler anglais pour me faire comprendre dans l'administration ou pour les services hospitaliers. Aussi, je ne vous dis pas la gueule des gens lorsqu'on s'adresse à eux en français... [...]
En effet, j'essaie de favoriser les échanges en français lorsque cela est possible; j'aborde les gens en disant bonjour, mais je me tourne vers l'anglais si nécessaire. Mais voilà le noeud du problème: c'est trop souvent nécessaire!
En fait, dans le monde de la recherche, plusieurs chercheurs (même dans les universités francophones) ne parlent pas ou peu le français. Alors, comment pensez-vous que les étudiants étrangers évoluent? Ils parlent en anglais. Il suffit d'une seule personne qui ne parle pas français pour que tous parlent anglais. [...]
Autrement, malgré les efforts remarquables faits par l'université McGill et l'Hôpital juif, il n'en demeure pas moins difficile de se faire servir en français. Plusieurs fois, j'ai dû parler anglais pour me faire comprendre dans l'administration ou pour les services hospitaliers. Aussi, je ne vous dis pas la gueule des gens lorsqu'on s'adresse à eux en français... [...]
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