Lettres: Bombardier, risques extrêmes
Gilbert Savard - Baie-Comeau, novembre 2004
29 novembre 2004
La société Bombardier est en grande difficulté financière, la très grande majorité de ses clients potentiels aussi, au point de ne pas avoir les moyens d'acheter ou d'emprunter sans l'aide de nos gouvernements. De plus, le dollar canadien prend de la valeur rapidement et atteindra vraisemblablement la parité avec le dollar américain avant la fin de la décennie selon plusieurs analystes financiers, ce qui ne manquera pas de rendre la situation de Bombardier encore plus problématique.
Pendant ce temps, son concurrent brésilien, Embraer, bénéficie d'une devise faible et en perte de vitesse, en plus de coûts de main-d'oeuvre dérisoires par rapport aux nôtres. De plus, la Chine, ce géant qui fait trembler tous les secteurs manufacturiers dans lesquels elle est présente, a fait connaître son intention bien arrêtée de s'implanter dans le secteur de l'aéronautique!
Comme si ce n'était pas assez, Bombardier fonde toute sa stratégie de relance sur un modèle d'avion qui n'a pas encore été fabriqué et qui occupe un créneau bien particulier qui a été ciblé par celles et ceux qui ont amené une compagnie prospère au bord de la faillite!
Malgré cela, et à l'encontre de la plus élémentaire prudence qu'une telle situation commande, tout ce que Montréal compte de groupes de pression, y compris éditorialistes, chroniqueurs financiers et économistes locaux (qui ont manifestement perdu ce détachement qu'ils affichent lorsqu'ils traitent de dossiers économiques touchant les régions), multiplient les messages alarmistes et enjoignent aux gouvernement fédéral et provincial d'avancer les centaines de millions ou les milliards le plus vite possible, sans trop poser de questions ni demander de garanties solides!
Il faudrait tout de même avoir le courage d'appeler un chat, un chat, et un canard boiteux, un canard boiteux quand on en voit un!
Permettez-moi de ne pas embarquer dans cette belle unanimité toute montréalaise et de jeter un pavé dans cette belle mare tranquille en y allant d'une prédiction: quand je regarde la situation actuelle et future de l'industrie aéronautique, je suis convaincu que, si les gouvernements avancent le ou les milliards demandés, ce ne seront certainement pas les derniers et, comme Québec a son MIL-Davie, Montréal aura son Bombardier et nous, contribuables de l'ensemble du Québec, nous aurons les deux à assumer avec nos taxes et nos impôts!
Pendant ce temps, son concurrent brésilien, Embraer, bénéficie d'une devise faible et en perte de vitesse, en plus de coûts de main-d'oeuvre dérisoires par rapport aux nôtres. De plus, la Chine, ce géant qui fait trembler tous les secteurs manufacturiers dans lesquels elle est présente, a fait connaître son intention bien arrêtée de s'implanter dans le secteur de l'aéronautique!
Comme si ce n'était pas assez, Bombardier fonde toute sa stratégie de relance sur un modèle d'avion qui n'a pas encore été fabriqué et qui occupe un créneau bien particulier qui a été ciblé par celles et ceux qui ont amené une compagnie prospère au bord de la faillite!
Malgré cela, et à l'encontre de la plus élémentaire prudence qu'une telle situation commande, tout ce que Montréal compte de groupes de pression, y compris éditorialistes, chroniqueurs financiers et économistes locaux (qui ont manifestement perdu ce détachement qu'ils affichent lorsqu'ils traitent de dossiers économiques touchant les régions), multiplient les messages alarmistes et enjoignent aux gouvernement fédéral et provincial d'avancer les centaines de millions ou les milliards le plus vite possible, sans trop poser de questions ni demander de garanties solides!
Il faudrait tout de même avoir le courage d'appeler un chat, un chat, et un canard boiteux, un canard boiteux quand on en voit un!
Permettez-moi de ne pas embarquer dans cette belle unanimité toute montréalaise et de jeter un pavé dans cette belle mare tranquille en y allant d'une prédiction: quand je regarde la situation actuelle et future de l'industrie aéronautique, je suis convaincu que, si les gouvernements avancent le ou les milliards demandés, ce ne seront certainement pas les derniers et, comme Québec a son MIL-Davie, Montréal aura son Bombardier et nous, contribuables de l'ensemble du Québec, nous aurons les deux à assumer avec nos taxes et nos impôts!
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