Lettres: Les salons du livre, lieux privilégiés de rencontres... nourricières!
Julie Stanton - Écrivaine, Québec, 23 novembre 2004
29 novembre 2004
En apprenant le thème à saveur culinaire et non littéraire du dernier Salon du livre de Montréal, l'envie a été forte de dire: «Bof! je reste chez moi». Mais, reconnaissante à mes éditeurs passionnés, René Bonenfant et Célyne Fortin, pour l'audace dont ils font preuve en publiant les si beaux livres des Heures Bleues, je suis partie à la rencontre des lecteurs et des lectrices.
Quels touchants moments ai-je vécus, à travers le voyagement des mots! Toutes ces complicités autour notamment de Pablo Neruda, à qui je rends hommage dans mon récent livre de poésie. Une lectrice de 83 ans qui me cite le poète en espagnol! Une autre qui me dit avoir baptisé son portable Neruda, tant ce dernier l'inspire! Et puis, ces nombreux échanges aussi magnifiques que stimulants autour d'autres titres publiés les années précédentes.
Je suis revenue riche de ces contacts. Avec une petite douceur au coeur, en réalisant que mes mots, parmi les milliards de mots des milliers d'autres livres, avaient rejoint certains êtres et peut-être les aidaient à vivre. Je suis revenue, oui, avec l'envie d'écrire!... Foire commerciale, dit-on. Thème controversé, cette année. Nostalgie des premiers salons à échelle réduite. Peut-être. Mais les salons du livre demeurent des lieux privilégiés de rencontre pour l'écrivain, l'écrivaine et les amoureux des livres. Particulièrement de la poésie, qui réussit à s'y frayer son propre passage lumineux sous les projecteurs souvent braqués en direction... des produits-vedettes, si vous me permettez ce jeu de mots en accord avec le thème!
Quels touchants moments ai-je vécus, à travers le voyagement des mots! Toutes ces complicités autour notamment de Pablo Neruda, à qui je rends hommage dans mon récent livre de poésie. Une lectrice de 83 ans qui me cite le poète en espagnol! Une autre qui me dit avoir baptisé son portable Neruda, tant ce dernier l'inspire! Et puis, ces nombreux échanges aussi magnifiques que stimulants autour d'autres titres publiés les années précédentes.
Je suis revenue riche de ces contacts. Avec une petite douceur au coeur, en réalisant que mes mots, parmi les milliards de mots des milliers d'autres livres, avaient rejoint certains êtres et peut-être les aidaient à vivre. Je suis revenue, oui, avec l'envie d'écrire!... Foire commerciale, dit-on. Thème controversé, cette année. Nostalgie des premiers salons à échelle réduite. Peut-être. Mais les salons du livre demeurent des lieux privilégiés de rencontre pour l'écrivain, l'écrivaine et les amoureux des livres. Particulièrement de la poésie, qui réussit à s'y frayer son propre passage lumineux sous les projecteurs souvent braqués en direction... des produits-vedettes, si vous me permettez ce jeu de mots en accord avec le thème!
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