Le moratoire bidon
Lettre au ministre de l'Environnement Thomas Mulcair
Monsieur le Ministre,
Dans notre souci de protéger la santé, le bien-être des citoyens, l'environnement, les eaux de surface et souterraines, sources d'eau potable pour tous les Québécois, passablement affectés par l'industrie agricole, nous vous demandons de faire appliquer la Loi sur la qualité de l'environnement, en particulier les règlements sur les exploitations agricoles.
Plusieurs membres de la Coalition citoyenne santé et environnement, ont constaté, en 2003 et depuis le début du mois d'octobre 2004, que les règles d'épandage de lisier et fumier après le 1er octobre n'étaient pas respectées sur l'ensemble du territoire agricole du Québec et que ces mauvaises pratiques agricoles augmentaient considérablement la contamination des eaux.
Par cette lettre, nous déposons une plainte auprès de votre ministère à l'encontre de tous les épandages de lisier et fumier après le 1er octobre afin que cesse cette pratique nullement recommandée et considérée comme polluante selon l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement ainsi que par l'Ordre des agronomes du Québec.
L'épandage à grande échelle de lisier sur des terres nues après récoltes de maïs n'a rien d'une pratique de fertilisation et devient par la force des choses une source de contamination par ruissellement vers les cours d'eau et par pénétration dans les nappes d'eau souterraine mettant ainsi en péril la qualité de l'eau «potable» et par le fait même la santé de gens qui la boivent.
Nous vous demandons de vérifier le suivi des plans de fertilisation (voir s'il y a une nouvelle période d'interdiction), les volumes épandus, les travaux d'épandages, et surtout les distances séparatrices des cours d'eau, fossés et puits d'eau potable.
De plus nous nous interrogeons sur la portée du moratoire porcin alors que Statistique Canada nous informe que le Québec est la seule province canadienne où les abattages de porcs québécois sont en hausse de 3,7 % pour les six premiers mois de 2004. À ce rythme-là c'est plus de 266 000 porcs de plus qui auront été produits en 2004.
Cette hausse de la production est constante depuis le début du moratoire : 4,56 % en 2002 et 1,92 % en 2003. En fait c'est 593 553 porcs de plus au 30 juin 2004. Est-il utile de vous rappeler qu'un moratoire est censé arrêter l'augmentation de cette production? Avant de penser à lever le moratoire il faudrait voir à le faire respecter et de surcroît au moins faire appliquer les règlements. Nous attendons toujours votre plan d'action promis avant la levée du moratoire et qui vise le respect des règlements environnementaux par les producteurs porcins.
Devons-nous également vous rappeler Monsieur le ministre, le premier article de la loi sur l'environnement: nul n'a le droit de polluer. Et ce, même avec l'approbation de l'État.
Monsieur le Ministre,
Dans notre souci de protéger la santé, le bien-être des citoyens, l'environnement, les eaux de surface et souterraines, sources d'eau potable pour tous les Québécois, passablement affectés par l'industrie agricole, nous vous demandons de faire appliquer la Loi sur la qualité de l'environnement, en particulier les règlements sur les exploitations agricoles.
Plusieurs membres de la Coalition citoyenne santé et environnement, ont constaté, en 2003 et depuis le début du mois d'octobre 2004, que les règles d'épandage de lisier et fumier après le 1er octobre n'étaient pas respectées sur l'ensemble du territoire agricole du Québec et que ces mauvaises pratiques agricoles augmentaient considérablement la contamination des eaux.
Par cette lettre, nous déposons une plainte auprès de votre ministère à l'encontre de tous les épandages de lisier et fumier après le 1er octobre afin que cesse cette pratique nullement recommandée et considérée comme polluante selon l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement ainsi que par l'Ordre des agronomes du Québec.
L'épandage à grande échelle de lisier sur des terres nues après récoltes de maïs n'a rien d'une pratique de fertilisation et devient par la force des choses une source de contamination par ruissellement vers les cours d'eau et par pénétration dans les nappes d'eau souterraine mettant ainsi en péril la qualité de l'eau «potable» et par le fait même la santé de gens qui la boivent.
Nous vous demandons de vérifier le suivi des plans de fertilisation (voir s'il y a une nouvelle période d'interdiction), les volumes épandus, les travaux d'épandages, et surtout les distances séparatrices des cours d'eau, fossés et puits d'eau potable.
De plus nous nous interrogeons sur la portée du moratoire porcin alors que Statistique Canada nous informe que le Québec est la seule province canadienne où les abattages de porcs québécois sont en hausse de 3,7 % pour les six premiers mois de 2004. À ce rythme-là c'est plus de 266 000 porcs de plus qui auront été produits en 2004.
Cette hausse de la production est constante depuis le début du moratoire : 4,56 % en 2002 et 1,92 % en 2003. En fait c'est 593 553 porcs de plus au 30 juin 2004. Est-il utile de vous rappeler qu'un moratoire est censé arrêter l'augmentation de cette production? Avant de penser à lever le moratoire il faudrait voir à le faire respecter et de surcroît au moins faire appliquer les règlements. Nous attendons toujours votre plan d'action promis avant la levée du moratoire et qui vise le respect des règlements environnementaux par les producteurs porcins.
Devons-nous également vous rappeler Monsieur le ministre, le premier article de la loi sur l'environnement: nul n'a le droit de polluer. Et ce, même avec l'approbation de l'État.
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