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Lettres: La dépouille dépouillée

Gaétan Fontaine - Montréal, le 11 novembre 2004  16 novembre 2004 
Jusqu'à son dernier souffle, Yasser Arafat aura tenu le public en haleine. Ses derniers jours prirent pour le moins des airs burlesques.

Son épouse, qui fait plus que vivoter à Paris depuis trois ans, s'est subtilement mise en évidence dans le scénario final. Du grand art oratoire. L'enjeu de cette mascarade à peine annoncée était, et sera, le compte en banque du leader palestinien. Pour une fois, la fin n'est pas banale. Et éclairante.

Plus d'un se secouèrent en apprenant la fortune (supposée) du raïs. Et d'autres de se demander comment une fortune frôlant des centaines de millions a bien pu aboutir dans les divers comptes de banque, dans divers pays, du libérateur... Le cheminement de cette saga posthume devrait nous en apprendre un peu plus sur les us et coutumes des grands de ce monde.
 
 
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