Fusillade à Gaza: le no 1 palestinien était-il visé?
Gaza — Mahmoud Abbas, pressenti comme favori à l'élection présidentielle prévue le 9 janvier pour désigner le successeur de Yasser Arafat à la tête de l'Autorité palestinienne, a écarté l'hypothèse d'un attentat dirigé contre lui à la suite de la fusillade qui a coûté la vie à deux policiers palestiniens, hier.
Les tirs se sont produits dans une tente de deuil érigée en l'honneur du président défunt alors que M. Abbas, le nouveau chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) se trouvait sur les lieux à la Mountada, le quartier général à Gaza de Yasser Arafat.
«Ce qui est arrivé n'avait aucune dimension politique ou personnelle. Il y a eu des frictions entre des hommes armés et ils ont commencé à tirer en l'air», a-t-il déclaré à la télévision palestinienne.
«Nous avons demandé aux gens de quitter les lieux pour ne pas mettre leur vie en danger», a-t-il ajouté.
«Certains aspects de la situation sécuritaire dans les territoires palestiniens sont chaotiques», a déclaré Abbas, également connu sous le nom d'Abou Mazen, aux journalistes, soulignant l'urgence de voir la situation «contrôlée par les services de sécurité palestiniens».
Abbas a beau avoir mis l'incident sur le compte de «la vive émotion ressentie par la population en raison du décès de Yasser Arafat, qui a conduit à une bousculade suivie de tirs de coups de feu en l'air», plusieurs hommes masqués se seraient dirigés vers l'intéressé en tirant en l'air et criant «Non à Abou Mazen!». Des membres de la garde personnelle d'Arafat l'ont plaqué au sol, tandis que la fusillade s'intensifiait.
Si l'incident devait se confirmer, il illustrerait les profondes divisions entre factions palestiniennes et l'ampleur de la tâche qui attend l'Autorité autonome en vue de l'élection présidentielle, dont la date vient d'être fixée au 9 janvier.
Les mouvements islamistes Hamas et Djihad islamique ainsi que les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah d'Arafat, ont dénoncé la fusillade qui a fait également quatre blessés.
L'homme fort de la bande de Gaza, Mohammad Dahlane, ancien ministre délégué à la Sécurité intérieure dans le cabinet de M. Abbas, se trouvait également sur les lieux au moment des tirs.
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé autour des bureaux d'Abbas dans le quartier al-Rimal dans l'ouest de la ville de Gaza.
Abbas est arrivé à Gaza hier pour des réunions avec les instances de l'OLP et les services de sécurité, a-t-on appris auprès de l'OLP.
Bien qu'aucune décision officielle n'ait été annoncée hier, des responsables du Fatah ont indiqué que sa direction avait d'ores et déjà choisi M. Abbas, 69 ans, comme son candidat à l'élection présidentielle de janvier.
La décision officielle pourrait être annoncée dans les prochains jours, selon ces sources. Le scrutin pour désigner un nouveau président de l'Autorité palestinienne doit avoir lieu le 9 janvier 2005.
Abbas aurait l'appui du Comité central du Fatah, principale composante de l'OLP fondée par Yasser Arafat, ce qui devrait écarter une candidature de Marwan Barghouthi, le populaire chef du Fatah en Cisjordanie, incarcéré et condamné début juin par Israël à la prison à vie pour implication dans des attentats anti-israéliens.
Le gouvernement israélien exclut sa libération.
Par ailleurs, le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a été nommé hier à la tête du Conseil de sécurité nationale palestinien en remplacement d'Arafat, a annoncé un responsable palestinien.
Qoreï concentrera désormais entre ses mains les pouvoirs sécuritaires, ce qu'il avait vainement réclamé du vivant de Yasser Arafat.
L'Autorité palestinienne réclame pour la bonne tenue de l'élection présidentielle un retrait de l'armée israélienne des villes de Cisjordanie et le droit de vote pour près d'un quart de million de Palestiniens de Jérusalem-est occupée et annexée.
Les Palestiniens de Jérusalem-est avaient pu voter aux élections palestiniennes de 1996, qui avaient vu Yasser Arafat élu à une majorité écrasante président de l'Autorité palestinienne.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom a affirmé être opposé à la participation au futur scrutin des Palestiniens de Jérusalem-est.
Mais le chef du gouvernement Ariel Sharon a souligné devant son cabinet que les déclarations de Shalom ne reflétaient que son opinion personnelle.
Les tirs se sont produits dans une tente de deuil érigée en l'honneur du président défunt alors que M. Abbas, le nouveau chef de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) se trouvait sur les lieux à la Mountada, le quartier général à Gaza de Yasser Arafat.
«Ce qui est arrivé n'avait aucune dimension politique ou personnelle. Il y a eu des frictions entre des hommes armés et ils ont commencé à tirer en l'air», a-t-il déclaré à la télévision palestinienne.
«Nous avons demandé aux gens de quitter les lieux pour ne pas mettre leur vie en danger», a-t-il ajouté.
«Certains aspects de la situation sécuritaire dans les territoires palestiniens sont chaotiques», a déclaré Abbas, également connu sous le nom d'Abou Mazen, aux journalistes, soulignant l'urgence de voir la situation «contrôlée par les services de sécurité palestiniens».
Abbas a beau avoir mis l'incident sur le compte de «la vive émotion ressentie par la population en raison du décès de Yasser Arafat, qui a conduit à une bousculade suivie de tirs de coups de feu en l'air», plusieurs hommes masqués se seraient dirigés vers l'intéressé en tirant en l'air et criant «Non à Abou Mazen!». Des membres de la garde personnelle d'Arafat l'ont plaqué au sol, tandis que la fusillade s'intensifiait.
Si l'incident devait se confirmer, il illustrerait les profondes divisions entre factions palestiniennes et l'ampleur de la tâche qui attend l'Autorité autonome en vue de l'élection présidentielle, dont la date vient d'être fixée au 9 janvier.
Les mouvements islamistes Hamas et Djihad islamique ainsi que les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah d'Arafat, ont dénoncé la fusillade qui a fait également quatre blessés.
L'homme fort de la bande de Gaza, Mohammad Dahlane, ancien ministre délégué à la Sécurité intérieure dans le cabinet de M. Abbas, se trouvait également sur les lieux au moment des tirs.
Un imposant dispositif de sécurité a été déployé autour des bureaux d'Abbas dans le quartier al-Rimal dans l'ouest de la ville de Gaza.
Abbas est arrivé à Gaza hier pour des réunions avec les instances de l'OLP et les services de sécurité, a-t-on appris auprès de l'OLP.
Bien qu'aucune décision officielle n'ait été annoncée hier, des responsables du Fatah ont indiqué que sa direction avait d'ores et déjà choisi M. Abbas, 69 ans, comme son candidat à l'élection présidentielle de janvier.
La décision officielle pourrait être annoncée dans les prochains jours, selon ces sources. Le scrutin pour désigner un nouveau président de l'Autorité palestinienne doit avoir lieu le 9 janvier 2005.
Abbas aurait l'appui du Comité central du Fatah, principale composante de l'OLP fondée par Yasser Arafat, ce qui devrait écarter une candidature de Marwan Barghouthi, le populaire chef du Fatah en Cisjordanie, incarcéré et condamné début juin par Israël à la prison à vie pour implication dans des attentats anti-israéliens.
Le gouvernement israélien exclut sa libération.
Par ailleurs, le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï a été nommé hier à la tête du Conseil de sécurité nationale palestinien en remplacement d'Arafat, a annoncé un responsable palestinien.
Qoreï concentrera désormais entre ses mains les pouvoirs sécuritaires, ce qu'il avait vainement réclamé du vivant de Yasser Arafat.
L'Autorité palestinienne réclame pour la bonne tenue de l'élection présidentielle un retrait de l'armée israélienne des villes de Cisjordanie et le droit de vote pour près d'un quart de million de Palestiniens de Jérusalem-est occupée et annexée.
Les Palestiniens de Jérusalem-est avaient pu voter aux élections palestiniennes de 1996, qui avaient vu Yasser Arafat élu à une majorité écrasante président de l'Autorité palestinienne.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Sylvan Shalom a affirmé être opposé à la participation au futur scrutin des Palestiniens de Jérusalem-est.
Mais le chef du gouvernement Ariel Sharon a souligné devant son cabinet que les déclarations de Shalom ne reflétaient que son opinion personnelle.
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