Lettres: Arafat, le musulman et le chrétien
Pierre Fortin - Québec, le 6 novembre 2004
10 novembre 2004
Un homme n'est pas grand qui ne fait que son devoir. Un grand homme fait ce qui lui semble juste, même s'il se fait tort. Yasser Arafat n'a jamais gagné un seul vote ni la moindre sympathie islamique en assistant à la messe de Noël, chaque année à Bethléem, jusqu'à ce qu'Israël le lui interdise, en décembre 2000.
Depuis qu'il a reconnu l'État d'Israël et renoncé à la lutte armée, en 1988, la vie de Yasser Arafat n'a été qu'un long calvaire, entrecoupé d'un prix Nobel. Il a vu assassiner tous ses amis et bafouer ses efforts de paix par Israël et les États-Unis, seuls États ayant l'indécence d'en faire le responsable du terrorisme en Palestine.
Que cherchait Yasser Arafat dans la chapelle de Bethléem? Un peu de cette paix qu'il souhaitait pour son peuple, qui est la plus haute aspiration humaine, ce à quoi la «guerre préventive» des Bush, Blair, Sharon et compagnie est si contraire.
Yasser Arafat avait condamné les attentats du 11 septembre 2001 et exigé d'Oussama ben Laden de cesser d'utiliser les Palestiniens à ses fins fanatiques. Le 3 novembre dernier, ses dernières paroles auront été de féliciter le président George W. Bush pour sa réélection. Contre l'hypocrisie et la bêtise, jusqu'à la fin, Yasser Arafat n'aura cessé de «tendre l'autre joue». C'est encore le mieux qu'il pouvait faire pour entrer dans l'histoire aux côtés des plus grands.
Depuis qu'il a reconnu l'État d'Israël et renoncé à la lutte armée, en 1988, la vie de Yasser Arafat n'a été qu'un long calvaire, entrecoupé d'un prix Nobel. Il a vu assassiner tous ses amis et bafouer ses efforts de paix par Israël et les États-Unis, seuls États ayant l'indécence d'en faire le responsable du terrorisme en Palestine.
Que cherchait Yasser Arafat dans la chapelle de Bethléem? Un peu de cette paix qu'il souhaitait pour son peuple, qui est la plus haute aspiration humaine, ce à quoi la «guerre préventive» des Bush, Blair, Sharon et compagnie est si contraire.
Yasser Arafat avait condamné les attentats du 11 septembre 2001 et exigé d'Oussama ben Laden de cesser d'utiliser les Palestiniens à ses fins fanatiques. Le 3 novembre dernier, ses dernières paroles auront été de féliciter le président George W. Bush pour sa réélection. Contre l'hypocrisie et la bêtise, jusqu'à la fin, Yasser Arafat n'aura cessé de «tendre l'autre joue». C'est encore le mieux qu'il pouvait faire pour entrer dans l'histoire aux côtés des plus grands.
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