Mercier épargne Landry... pour l'instant
Aucune fronde anti-Bernard Landry ne s'est mise en place dans Mercier où se déroulait hier le choix des délégués qui décideront du sort de leur chef au congrès de juin prochain. Les militants ont toutefois augmenté la pression sur lui, préférant la voie rapide et rejetant ainsi son idée de tenir un référendum «le plus tôt possible».
La proposition émanant de l'exécutif national d'enclencher un référendum sur la souveraineté dans la première moitié d'un premier mandat péquiste satisfait les militants de Mercier; aucun débat n'a été soulevé. Si M. Landry avait d'abord appuyé cette idée pour la balayer sous le tapis deux jours plus tard, Mercier ne l'a pas suivi dans sa volte-face.
Pour le député de Mercier, Daniel Turp, c'est une question de cohérence. Le président de l'exécutif local François Rebello a renchéri: «On attend du chef qu'il nous donne confiance quant à la possibilité de gagner le référendum au début du mandat. C'est évident qu'il a des choses à faire dans les prochains jours et les prochaines semaines pour être capable de regagner cette confiance surtout avec la crise qu'on a connue. [...] Je ne pense pas que ce soit l'obsession des militants d'avoir toutes les portes ouvertes vis-à-vis de la question référendaire.»
Les participants à ce premier congrès de circonscription ont également adopté à l'unanimité une résolution pour que le PQ entreprenne dès maintenant des travaux préparatoires sur l'accession du Québec au statut de pays. Bernard Landry a ouvert la porte à un tel effort, mais seulement au lendemain d'une victoire électorale. «On veut expliciter les choses. Mercier lui demande d'être ouvert à cela», a souligné M. Turp.
De plus, le programme péquiste devra prévoir le dépôt d'un budget d'un Québec souverain. Il s'agit d'une des idées défendues par François Legault, candidat dans la course larvée au leadership. «Aller en référendum sans budget, c'est prêter le flanc aux adversaires et à l'insécurité de la population», a défendu François Rebello, un proche de M. Legault.
Avant d'ouvrir les débats en plénière, les militants ont accueilli le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Ce dernier a estimé que Bernard Landry passerait à travers la turbulence qui secoue son parti à l'heure actuelle. «J'ai grande confiance dans le chef du Parti québécois. Il allie passion et compétence», a-t-il d'abord lancé sous des applaudissements polis. «Quand vous passez à travers des moments difficiles, vous en sortez renforcé», a-t-il affirmé.
Après son discours, il a salué la détermination du chef péquiste auprès des journalistes. «C'est un gars acharné qui a travaillé toute sa vie et qui va le faire encore ce coup-ci», a-t-il indiqué.
Après le passage de M. Duceppe, d'autres amendements ont été adoptés par les militants qui avaient vraisemblablement bien épluché les documents. Ils ont donné une plus grande place au développement durable. Ils ont adopté la parité entre les hommes et les femmes au sein des instances. Ils ont scindé les fonctions de président et de chef du Parti québécois. Ils ont attribué le droit de vote aux délégués du club politique, le SPQ Libre (syndicalistes et progressistes pour un Québec libre). Ils ont changé le nom de la Commission politique pour Commission nationale du projet.
Et après plus de six heures de débats, les militants ont finalement été appelés à voter sur le choix des délégués. Onze personnes, dont l'éditeur Pierre Graveline et le rédacteur en chef de l'aut'journal, Pierre Dubuc, ont reçu le mandat de participer au vote de confiance envers Bernard Landry.
Malgré la présence de M. Rebello dans l'organisation Legault, la délégation de Mercier, formée des membres de l'exécutif local, n'est donc pas homogène. Des délégués élus se sont d'ailleurs bien défendus de faire partie d'une quelconque «slate». «Nous ne sommes pas un exécutif "legauliste". Nous sommes des gens fidèles au parti. Il y a des gens qui peuvent avoir des positions divergentes; ils sont l'exception», a affirmé André-Bernard Guévin.
Pour Jennifer Drouin, l'enjeu n'est pas autour du leadership, mais plutôt sur la définition concrète du projet de pays. «Pour le moment, M. Landry est le chef légitime, et je suis derrière lui», a expliqué Mme Drouin. Sa collègue Esther Lapointe est allée dans le même sens. «Mon choix n'est pas fait. Je sais qu'il y a une course à la chefferie malgré ce qu'on en dit. Mais j'aime les choses transparentes. J'attends donc que la course se fasse au grand jour pour pouvoir m'y impliquer au grand jour», a-t-elle précisé.
Le député s'est dit fier de l'esprit critique des délégués élus. «Mercier est un bon exemple du pluralisme du Parti québécois au moment où l'on se parle», a commenté, un sourire en coin, Daniel Turp.
Quant à M. Rebello, il a rappelé que le vote de confiance à Bernard Landry était conditionnel. «Pour les pro-Legault comme moi, si ça va dans le bon sens, on va soutenir M. Landry», a-t-il dit.
Deux congrès de circonscription avaient lieu hier: Mercier et Pontiac. Dans les prochaines semaines, le rythme de ces assemblées préalables à la tenue des congrès régionaux, qui eux-mêmes convergeront vers le congrès national, va s'accélérer.
La proposition émanant de l'exécutif national d'enclencher un référendum sur la souveraineté dans la première moitié d'un premier mandat péquiste satisfait les militants de Mercier; aucun débat n'a été soulevé. Si M. Landry avait d'abord appuyé cette idée pour la balayer sous le tapis deux jours plus tard, Mercier ne l'a pas suivi dans sa volte-face.
Pour le député de Mercier, Daniel Turp, c'est une question de cohérence. Le président de l'exécutif local François Rebello a renchéri: «On attend du chef qu'il nous donne confiance quant à la possibilité de gagner le référendum au début du mandat. C'est évident qu'il a des choses à faire dans les prochains jours et les prochaines semaines pour être capable de regagner cette confiance surtout avec la crise qu'on a connue. [...] Je ne pense pas que ce soit l'obsession des militants d'avoir toutes les portes ouvertes vis-à-vis de la question référendaire.»
Les participants à ce premier congrès de circonscription ont également adopté à l'unanimité une résolution pour que le PQ entreprenne dès maintenant des travaux préparatoires sur l'accession du Québec au statut de pays. Bernard Landry a ouvert la porte à un tel effort, mais seulement au lendemain d'une victoire électorale. «On veut expliciter les choses. Mercier lui demande d'être ouvert à cela», a souligné M. Turp.
De plus, le programme péquiste devra prévoir le dépôt d'un budget d'un Québec souverain. Il s'agit d'une des idées défendues par François Legault, candidat dans la course larvée au leadership. «Aller en référendum sans budget, c'est prêter le flanc aux adversaires et à l'insécurité de la population», a défendu François Rebello, un proche de M. Legault.
Avant d'ouvrir les débats en plénière, les militants ont accueilli le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Ce dernier a estimé que Bernard Landry passerait à travers la turbulence qui secoue son parti à l'heure actuelle. «J'ai grande confiance dans le chef du Parti québécois. Il allie passion et compétence», a-t-il d'abord lancé sous des applaudissements polis. «Quand vous passez à travers des moments difficiles, vous en sortez renforcé», a-t-il affirmé.
Après son discours, il a salué la détermination du chef péquiste auprès des journalistes. «C'est un gars acharné qui a travaillé toute sa vie et qui va le faire encore ce coup-ci», a-t-il indiqué.
Après le passage de M. Duceppe, d'autres amendements ont été adoptés par les militants qui avaient vraisemblablement bien épluché les documents. Ils ont donné une plus grande place au développement durable. Ils ont adopté la parité entre les hommes et les femmes au sein des instances. Ils ont scindé les fonctions de président et de chef du Parti québécois. Ils ont attribué le droit de vote aux délégués du club politique, le SPQ Libre (syndicalistes et progressistes pour un Québec libre). Ils ont changé le nom de la Commission politique pour Commission nationale du projet.
Et après plus de six heures de débats, les militants ont finalement été appelés à voter sur le choix des délégués. Onze personnes, dont l'éditeur Pierre Graveline et le rédacteur en chef de l'aut'journal, Pierre Dubuc, ont reçu le mandat de participer au vote de confiance envers Bernard Landry.
Malgré la présence de M. Rebello dans l'organisation Legault, la délégation de Mercier, formée des membres de l'exécutif local, n'est donc pas homogène. Des délégués élus se sont d'ailleurs bien défendus de faire partie d'une quelconque «slate». «Nous ne sommes pas un exécutif "legauliste". Nous sommes des gens fidèles au parti. Il y a des gens qui peuvent avoir des positions divergentes; ils sont l'exception», a affirmé André-Bernard Guévin.
Pour Jennifer Drouin, l'enjeu n'est pas autour du leadership, mais plutôt sur la définition concrète du projet de pays. «Pour le moment, M. Landry est le chef légitime, et je suis derrière lui», a expliqué Mme Drouin. Sa collègue Esther Lapointe est allée dans le même sens. «Mon choix n'est pas fait. Je sais qu'il y a une course à la chefferie malgré ce qu'on en dit. Mais j'aime les choses transparentes. J'attends donc que la course se fasse au grand jour pour pouvoir m'y impliquer au grand jour», a-t-elle précisé.
Le député s'est dit fier de l'esprit critique des délégués élus. «Mercier est un bon exemple du pluralisme du Parti québécois au moment où l'on se parle», a commenté, un sourire en coin, Daniel Turp.
Quant à M. Rebello, il a rappelé que le vote de confiance à Bernard Landry était conditionnel. «Pour les pro-Legault comme moi, si ça va dans le bon sens, on va soutenir M. Landry», a-t-il dit.
Deux congrès de circonscription avaient lieu hier: Mercier et Pontiac. Dans les prochaines semaines, le rythme de ces assemblées préalables à la tenue des congrès régionaux, qui eux-mêmes convergeront vers le congrès national, va s'accélérer.
- » landry
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