Lettres: Pas si salutaire que ça
François Beaulé - Montréal, le 3 novembre 2004
5 novembre 2004
Depuis environ un an, au gré des grands froids, des vents ou de la pluie, Hydro-Québec a multiplié les motifs et les justifications du projet Le Suroît en ne se souciant pas plus des contradictions que de sa dernière chemise.
Dans son éditorial intitulé «Un rôle salutaire», Jean-Robert Sansfaçon évoque le motif de la demande de pointe pendant les grands froids. Or l'ampleur de cette pointe est causée par le chauffage électrique, omniprésent au Québec. Les récentes augmentations des prix des combustibles ne vont pas arranger les choses.
Il faudrait augmenter les tarifs de l'électricité pour éviter que le chauffage électrique coûte moins cher (au consommateur) que le chauffage au mazout ou au gaz naturel et imposer des normes sur les systèmes de chauffage des constructions neuves. En effet, à partir d'une certaine superficie, un logement ou un local neuf devrait être muni d'un chauffage géothermique, solaire ou à combustion. Les revenus supplémentaires d'Hydro-Québec seraient redistribués aux Québécois par un montant égal pour chacun.
La Régie de l'énergie cherche à maintenir les tarifs le plus bas possible. Cela stimule la demande. C'est une demande à laquelle Hydro répondra par des projets de plus en plus coûteux, voire néfastes pour l'environnement. Tous les tarifs de l'électricité au Québec devraient être établis de manière à être légèrement moins chers que ceux de nos voisins canadiens et américains et non pas à des niveaux qui incitent au gaspillage.
Le mandat de la Régie devrait être revu pour ce qui est de son évaluation du juste prix de l'électricité.
Dans son éditorial intitulé «Un rôle salutaire», Jean-Robert Sansfaçon évoque le motif de la demande de pointe pendant les grands froids. Or l'ampleur de cette pointe est causée par le chauffage électrique, omniprésent au Québec. Les récentes augmentations des prix des combustibles ne vont pas arranger les choses.
Il faudrait augmenter les tarifs de l'électricité pour éviter que le chauffage électrique coûte moins cher (au consommateur) que le chauffage au mazout ou au gaz naturel et imposer des normes sur les systèmes de chauffage des constructions neuves. En effet, à partir d'une certaine superficie, un logement ou un local neuf devrait être muni d'un chauffage géothermique, solaire ou à combustion. Les revenus supplémentaires d'Hydro-Québec seraient redistribués aux Québécois par un montant égal pour chacun.
La Régie de l'énergie cherche à maintenir les tarifs le plus bas possible. Cela stimule la demande. C'est une demande à laquelle Hydro répondra par des projets de plus en plus coûteux, voire néfastes pour l'environnement. Tous les tarifs de l'électricité au Québec devraient être établis de manière à être légèrement moins chers que ceux de nos voisins canadiens et américains et non pas à des niveaux qui incitent au gaspillage.
Le mandat de la Régie devrait être revu pour ce qui est de son évaluation du juste prix de l'électricité.
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