Lettres: On ne badine pas avec l'humour
Gilles Teasdale - Montréal, le 2 novembre 2004
4 novembre 2004
Mais qu'est-ce qui a poussé Richard Desjardins à oser défier un mandement de sa sainteté Guy Lepage (remarquez l'absence de la particule, tout aussi prétentieuse que ce sinistre personnage).
C'est un véritable sacrilège qu'a commis Desjardins. Ne savait-il pas qu'au Québec, patrie du consensus mou, on doit en toute déférence se prosterner devant ces sans-gêne, membres de la secte de l'humour infini, qui, du matin au soir, polluent les ondes tant visuelles que sonores et qui, pour notre plus grand malheur, répètent ad nauseam leurs sempiternelles et surtout très subtiles tirades de bas de ceinture?
Quand sa sainteté parle, on obéit. Boycotter le gala de l'ADISQ, c'est commettre un crime de lèse-majesté. Tenez-vous-le pour dit, M. Desjardins, sinon vous risquez l'excommunication. Fini, les ondes radio-canadiennes. Ce ne sera alors plus in de dire qu'on aime et qu'on écoute du Desjardins...
C'est un véritable sacrilège qu'a commis Desjardins. Ne savait-il pas qu'au Québec, patrie du consensus mou, on doit en toute déférence se prosterner devant ces sans-gêne, membres de la secte de l'humour infini, qui, du matin au soir, polluent les ondes tant visuelles que sonores et qui, pour notre plus grand malheur, répètent ad nauseam leurs sempiternelles et surtout très subtiles tirades de bas de ceinture?
Quand sa sainteté parle, on obéit. Boycotter le gala de l'ADISQ, c'est commettre un crime de lèse-majesté. Tenez-vous-le pour dit, M. Desjardins, sinon vous risquez l'excommunication. Fini, les ondes radio-canadiennes. Ce ne sera alors plus in de dire qu'on aime et qu'on écoute du Desjardins...
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