Lettres: L'orthographe moderne
Benoit Descôteaux - Montréal, le 25 octobre 2004
27 octobre 2004
M. le ministre de l'Éducation,
Je suis un enseignant de carrière (37 ans) maintenant à la retraite. Je travaille cependant encore à temps très partiel dans le milieu de l'éducation au Centre de la formation initiale des maîtres de l'Université de Montréal. Je suis superviseur de stages et animateur de séminaires auprès des futurs enseignants inscrits au baccalauréat en adaptation scolaire.
Vous aurez éventuellement à prendre une décision sur l'application des rectifications orthographiques dictées par la nouvelle orthographe. Vous me permettrez d'espérer un mouvement positif de votre part dans ce dossier. Vous faciliterez ainsi l'expression écrite correcte des étudiants, bien sûr, mais aussi celle de la population en général. Et cela ne diminuera en rien la beauté de notre langue.
Une première décision de votre part pourrait être de reconnaître comme étant acceptables les deux orthographes, la traditionnelle et la nouvelle. Ainsi, les étudiants qui utiliseraient la nouvelle orthographe ne seraient pas pénalisés pour des «fautes» qui, à mon sens, n'en sont pas vraiment. D'autres pas de votre part consisteraient à demander que les rectifications orthographiques soient enseignées aux étudiants et que des directives précises soient données aux enseignants de tous les niveaux.
Mon expérience dans le milieu de l'enseignement m'a souvent mis en face de situations pénibles lorsque venait le moment de l'évaluation des travaux écrits des élèves. J'ai dû à plusieurs reprises les pénaliser, devant considérer comme des fautes ce qui, me semblait-il, aurait pu être acceptable. [...]
Je vous prie, M. le ministre, d'aider à faire bouger les choses et ainsi faire en sorte de favoriser l'enseignement moderne de l'orthographe.
Je suis un enseignant de carrière (37 ans) maintenant à la retraite. Je travaille cependant encore à temps très partiel dans le milieu de l'éducation au Centre de la formation initiale des maîtres de l'Université de Montréal. Je suis superviseur de stages et animateur de séminaires auprès des futurs enseignants inscrits au baccalauréat en adaptation scolaire.
Vous aurez éventuellement à prendre une décision sur l'application des rectifications orthographiques dictées par la nouvelle orthographe. Vous me permettrez d'espérer un mouvement positif de votre part dans ce dossier. Vous faciliterez ainsi l'expression écrite correcte des étudiants, bien sûr, mais aussi celle de la population en général. Et cela ne diminuera en rien la beauté de notre langue.
Une première décision de votre part pourrait être de reconnaître comme étant acceptables les deux orthographes, la traditionnelle et la nouvelle. Ainsi, les étudiants qui utiliseraient la nouvelle orthographe ne seraient pas pénalisés pour des «fautes» qui, à mon sens, n'en sont pas vraiment. D'autres pas de votre part consisteraient à demander que les rectifications orthographiques soient enseignées aux étudiants et que des directives précises soient données aux enseignants de tous les niveaux.
Mon expérience dans le milieu de l'enseignement m'a souvent mis en face de situations pénibles lorsque venait le moment de l'évaluation des travaux écrits des élèves. J'ai dû à plusieurs reprises les pénaliser, devant considérer comme des fautes ce qui, me semblait-il, aurait pu être acceptable. [...]
Je vous prie, M. le ministre, d'aider à faire bouger les choses et ainsi faire en sorte de favoriser l'enseignement moderne de l'orthographe.
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