Lettres: Les bibliothèques au coeur de la réforme
Jocelyne Dion - Présidente de la Coalition en faveur des bibliothèques scolaires. Le 22 octobre 2004
27 octobre 2004
En ce quatrième lundi d'octobre, Journée nationale des bibliothèques scolaires, la coalition en faveur des bibliothèques scolaires lance une fois de plus un cri d'alarme et réclame du gouvernement et de son ministre de l'Éducation, Pierre Reid, des mesures de toute urgence pour redresser la situation. Il en va du succès de la réforme, qui fonde l'apprentissage sur une variété de ressources, et de la réussite de nos jeunes, qui vivront et travailleront dans un univers hautement compétitif où le savoir et l'innovation constituent déjà le moteur des développements économique et social des nations.
Pourquoi ce nouveau cri d'alarme? La baisse importante de 20 % des lecteurs étudiants — de 79 % à 59 % de 1979 à 1999 — remarquée par l'Observatoire de la culture et des communications (OCC), conjuguée aux taux élevés d'analphabétisme et de décrochage scolaire, imposent un plan d'action immédiat. À la suite du constat, très inquiétant, de l'OCC sur la capacité de l'école à former des lecteurs à vie — «la lecture de livres n'est pas suffisamment développée pour persister après la disparition du cadre scolaire» (page 249) —, la coalition s'interroge et s'inquiète de l'inaction du ministre dans ce dossier. Qu'attend-il pour donner le coup de barre attendu?
Bien plus, les lacunes en matière de recherche documentaire relevées en 2003 par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) chez les étudiants qui entrent à l'université démontrent hors de tout doute la nécessité de la formation à l'information, et ce, dès le primaire. Cette formation va bien au delà de la maîtrise des outils technologiques et des logiciels, par ailleurs fort bien réussie par nos élèves. Elle doit viser l'atteinte de compétences axées sur les processus de repérage et de sélection de l'information et sur la capacité à s'approprier l'information et à la communiquer dans une langue convenable.
Un accès au savoir universel, un environnement riche en documents de toute sorte et sur tous les supports, des systèmes de recherche structurants et, pourquoi pas, un personnel «interface» entre l'utilisateur et la documentation, voilà une bibliothèque au coeur de la réforme! Dans ce contexte, comment l'école réussira-t-elle l'implantation du nouveau programme de formation si on ne lui en donne pas les moyens?
Il revient au ministre d'y répondre et d'établir un plan d'action national en toute priorité.
Pourquoi ce nouveau cri d'alarme? La baisse importante de 20 % des lecteurs étudiants — de 79 % à 59 % de 1979 à 1999 — remarquée par l'Observatoire de la culture et des communications (OCC), conjuguée aux taux élevés d'analphabétisme et de décrochage scolaire, imposent un plan d'action immédiat. À la suite du constat, très inquiétant, de l'OCC sur la capacité de l'école à former des lecteurs à vie — «la lecture de livres n'est pas suffisamment développée pour persister après la disparition du cadre scolaire» (page 249) —, la coalition s'interroge et s'inquiète de l'inaction du ministre dans ce dossier. Qu'attend-il pour donner le coup de barre attendu?
Bien plus, les lacunes en matière de recherche documentaire relevées en 2003 par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) chez les étudiants qui entrent à l'université démontrent hors de tout doute la nécessité de la formation à l'information, et ce, dès le primaire. Cette formation va bien au delà de la maîtrise des outils technologiques et des logiciels, par ailleurs fort bien réussie par nos élèves. Elle doit viser l'atteinte de compétences axées sur les processus de repérage et de sélection de l'information et sur la capacité à s'approprier l'information et à la communiquer dans une langue convenable.
Un accès au savoir universel, un environnement riche en documents de toute sorte et sur tous les supports, des systèmes de recherche structurants et, pourquoi pas, un personnel «interface» entre l'utilisateur et la documentation, voilà une bibliothèque au coeur de la réforme! Dans ce contexte, comment l'école réussira-t-elle l'implantation du nouveau programme de formation si on ne lui en donne pas les moyens?
Il revient au ministre d'y répondre et d'établir un plan d'action national en toute priorité.
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