Libre opinion: Sécurité alimentaire et OGM au menu parlementaire
Benoît Girouard - Réseau québécois contre les OGM
20 octobre 2004
Demain aura lieu un débat parlementaire sur les recommandations unanimes de la commission de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (CAPA) sur la sécurité alimentaire au Québec, rendues publiques le 11 juin dernier. Le rapport de la CAPA faisait suite à une large consultation populaire en février dernier à laquelle près de 200 groupes et individus ont participé.
Le Regroupement québécois contre les OGM (RQcOGM) espère que les recommandations de la CAPA ne dormiront pas sur les tablettes et que le gouvernement du Québec rendra public, lors du débat à l'Assemblée nationale, un échéancier précis sur la mise en place des recommandations de la CAPA.
Ce rapport proposait une série de 26 mesures importantes afin d'améliorer la sécurité alimentaire de la population, dont les craintes augmentent avec l'industrialisation croissante de l'agriculture et de l'alimentation. La CAPA recommandait entre autres que le gouvernement du Québec mette en place une politique intégrée en matière de sécurité alimentaire et que tous les abattoirs québécois, sans distinction de taille ou de statut, soient régulièrement soumis à un système d'inspection.
Ces recommandations, qui ne sont pas nouvelles en soi, ont tout de même le mérite d'être claires et, rappelons-le, de provenir d'un consensus parmi tous les députés libéraux et péquistes de la CAPA, un phénomène assez rare en politique.
C'est sur le dossier des OGM (organismes génétiquement modifiés) que le rapport de la CAPA innove et fait preuve de leadership. En effet, la CAPA recommande que le gouvernement du Québec opte pour l'étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés de façon harmonisée avec le système d'étiquetage de l'Union européenne. Elle recommande de plus que le gouvernement du Québec exerce des pressions sur le gouvernement fédéral afin de faire adopter une norme d'étiquetage obligatoire des OGM plutôt que la norme «volontaire» canadienne.
Rappelons qu'en avril dernier, le gouvernement fédéral a adopté une norme volontaire malgré l'opposition de la plupart des organisations de consommateurs, des groupes de la société civile et même du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). Comme cette norme fédérale d'étiquetage est «volontaire», c'est-à-dire facultative pour les entreprises agroalimentaires, il est quasi certain qu'on ne verra pas de sitôt des étiquettes portant la mention «contient des OGM» sur les produits.
La ministre de l'Agriculture, Françoise Gauthier, qui, depuis le début de son mandat, est aux prises avec cette promesse ferme du Parti libéral, invente constamment des excuses pour refuser de déposer un projet d'étiquetage obligatoire des OGM au Québec malgré les demandes répétées de la population, des groupes environnementaux, des associations de consommateurs et de syndicats d'agriculteurs, dont l'Union paysanne. La ministre semble fuir ses responsabilités alors qu'elle doit en premier lieu être à l'écoute de la population.
Il est aussi important de signaler que 77,7 % des agriculteurs qui cultivent des OGM sont en faveur de l'étiquetage obligatoire, selon un rapport du Centre de recherche en économie agroalimentaire de l'Université Laval.
Jamais un dossier, avons-nous besoin de le rappeler, n'aura fait l'objet d'un aussi large consensus parmi la population du Québec depuis cinq ans. Selon un sondage Léger Marketing en date du 30 avril dernier, 87 % des Québécois demandent à la ministre d'aller de l'avant avec l'étiquetage même si le fédéral refuse d'agir.
Le débat parlementaire à l'Assemblée nationale permettra assurément de savoir à quelle enseigne loge la ministre. Celle-ci aura fort à faire pour convaincre les Québécois qu'elle doit encore retarder la mise en oeuvre de cette promesse libérale.
Le Regroupement québécois contre les OGM (RQcOGM) espère que les recommandations de la CAPA ne dormiront pas sur les tablettes et que le gouvernement du Québec rendra public, lors du débat à l'Assemblée nationale, un échéancier précis sur la mise en place des recommandations de la CAPA.
Ce rapport proposait une série de 26 mesures importantes afin d'améliorer la sécurité alimentaire de la population, dont les craintes augmentent avec l'industrialisation croissante de l'agriculture et de l'alimentation. La CAPA recommandait entre autres que le gouvernement du Québec mette en place une politique intégrée en matière de sécurité alimentaire et que tous les abattoirs québécois, sans distinction de taille ou de statut, soient régulièrement soumis à un système d'inspection.
Ces recommandations, qui ne sont pas nouvelles en soi, ont tout de même le mérite d'être claires et, rappelons-le, de provenir d'un consensus parmi tous les députés libéraux et péquistes de la CAPA, un phénomène assez rare en politique.
C'est sur le dossier des OGM (organismes génétiquement modifiés) que le rapport de la CAPA innove et fait preuve de leadership. En effet, la CAPA recommande que le gouvernement du Québec opte pour l'étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés de façon harmonisée avec le système d'étiquetage de l'Union européenne. Elle recommande de plus que le gouvernement du Québec exerce des pressions sur le gouvernement fédéral afin de faire adopter une norme d'étiquetage obligatoire des OGM plutôt que la norme «volontaire» canadienne.
Rappelons qu'en avril dernier, le gouvernement fédéral a adopté une norme volontaire malgré l'opposition de la plupart des organisations de consommateurs, des groupes de la société civile et même du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ). Comme cette norme fédérale d'étiquetage est «volontaire», c'est-à-dire facultative pour les entreprises agroalimentaires, il est quasi certain qu'on ne verra pas de sitôt des étiquettes portant la mention «contient des OGM» sur les produits.
La ministre de l'Agriculture, Françoise Gauthier, qui, depuis le début de son mandat, est aux prises avec cette promesse ferme du Parti libéral, invente constamment des excuses pour refuser de déposer un projet d'étiquetage obligatoire des OGM au Québec malgré les demandes répétées de la population, des groupes environnementaux, des associations de consommateurs et de syndicats d'agriculteurs, dont l'Union paysanne. La ministre semble fuir ses responsabilités alors qu'elle doit en premier lieu être à l'écoute de la population.
Il est aussi important de signaler que 77,7 % des agriculteurs qui cultivent des OGM sont en faveur de l'étiquetage obligatoire, selon un rapport du Centre de recherche en économie agroalimentaire de l'Université Laval.
Jamais un dossier, avons-nous besoin de le rappeler, n'aura fait l'objet d'un aussi large consensus parmi la population du Québec depuis cinq ans. Selon un sondage Léger Marketing en date du 30 avril dernier, 87 % des Québécois demandent à la ministre d'aller de l'avant avec l'étiquetage même si le fédéral refuse d'agir.
Le débat parlementaire à l'Assemblée nationale permettra assurément de savoir à quelle enseigne loge la ministre. Celle-ci aura fort à faire pour convaincre les Québécois qu'elle doit encore retarder la mise en oeuvre de cette promesse libérale.
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