Lettres: Quelques idées pour le PQ
Jean-Sébastien Ranger - Étudiant au cégep Gérald-Godin. Le 13 octobre 2004
20 octobre 2004
Lors des dernières élections provinciales, le Parti québécois s'est fait déloger du pouvoir avec un score qui n'a jamais été au plus bas depuis 30 ans. Ce résultat, le Parti québécois doit en tenir compte au plus haut point, et il doit maintenant réformer son programme et son approche face à la population.
Tout d'abord, je tiens à préciser que la souveraineté doit rester la mission principale du parti. Il faut rappeler que l'appui à la souveraineté oscille autour de 45 % et atteint presque 60 % d'appuis chez les jeunes de 18-24 ans. C'est donc de la pure démagogie fédéraliste de dire que les jeunes se désintéressent de la question nationale. Le grand défi qui attend le PQ en ce qui concerne la souveraineté est d'être capable de rassembler toutes les communautés culturelles du Québec (en n'oubliant pas les autochtones) autour de ce projet.
Du côté du programme, le PQ doit effectuer un important virage vert. En effet, l'environnement est une des questions qui touchent le plus les Québécois (surtout les jeunes); il serait donc très souhaitable que le Parti québécois consacre beaucoup de place à l'environnement dans son programme et élabore dans ce sens de nouvelles stratégies afin de rendre le Québec plus vert. Le programme du PQ ne doit surtout pas virer plus à droite mais, au contraire, se diriger plus à gauche. Officiellement, le Parti québécois est un parti social-démocrate, mais une fois qu'il est au pouvoir, beaucoup de Québécois trouvent ses politiques identiques à celles du Parti libéral. Ce dernier ayant décidé de virer à droite (où l'ADQ se situe déjà), le PQ doit faire tout son possible pour rassembler tous les progressistes, qui ont amplement le choix avec trois autres partis de gauche à l'heure actuelle, et délaisser les politiques trop centristes. Un programme vraiment social-démocrate permettrait au PQ d'aller chercher l'appui de nombreuses communautés ethniques, un grand nombre de nouveaux Québécois vivant de graves problèmes d'intégration, et de consolider l'appui des grandes centrales syndicales et des organismes communautaires. Un PQ vraiment social-démocrate et souverainiste est une recette gagnante qui, en plus de représenter bon nombre de Québécois, permettra la tenue d'un débat d'idées avec les politiques libérales et adéquistes de droite.
Tout d'abord, je tiens à préciser que la souveraineté doit rester la mission principale du parti. Il faut rappeler que l'appui à la souveraineté oscille autour de 45 % et atteint presque 60 % d'appuis chez les jeunes de 18-24 ans. C'est donc de la pure démagogie fédéraliste de dire que les jeunes se désintéressent de la question nationale. Le grand défi qui attend le PQ en ce qui concerne la souveraineté est d'être capable de rassembler toutes les communautés culturelles du Québec (en n'oubliant pas les autochtones) autour de ce projet.
Du côté du programme, le PQ doit effectuer un important virage vert. En effet, l'environnement est une des questions qui touchent le plus les Québécois (surtout les jeunes); il serait donc très souhaitable que le Parti québécois consacre beaucoup de place à l'environnement dans son programme et élabore dans ce sens de nouvelles stratégies afin de rendre le Québec plus vert. Le programme du PQ ne doit surtout pas virer plus à droite mais, au contraire, se diriger plus à gauche. Officiellement, le Parti québécois est un parti social-démocrate, mais une fois qu'il est au pouvoir, beaucoup de Québécois trouvent ses politiques identiques à celles du Parti libéral. Ce dernier ayant décidé de virer à droite (où l'ADQ se situe déjà), le PQ doit faire tout son possible pour rassembler tous les progressistes, qui ont amplement le choix avec trois autres partis de gauche à l'heure actuelle, et délaisser les politiques trop centristes. Un programme vraiment social-démocrate permettrait au PQ d'aller chercher l'appui de nombreuses communautés ethniques, un grand nombre de nouveaux Québécois vivant de graves problèmes d'intégration, et de consolider l'appui des grandes centrales syndicales et des organismes communautaires. Un PQ vraiment social-démocrate et souverainiste est une recette gagnante qui, en plus de représenter bon nombre de Québécois, permettra la tenue d'un débat d'idées avec les politiques libérales et adéquistes de droite.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

