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Perspectives: Un budget dyslexique

Manon Cornellier   14 octobre 2004 
Avec le printemps arrivent le budget fédéral et ses chiffres auxquels plus grand-monde ne croit. À l'automne, la réalité reprend enfin ses droits et nous permet de comprendre, comme cette année, qu'Ottawa a sous-estimé ses surplus de façon importante et décidé de leur utilisation sans en débattre.
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  • Jesse Léveillé
    Inscrit
    jeudi 14 octobre 2004 08h37
    Une bonne décision
    Est-ce moi ou sommes-nous en train de dire que les libéraux ont manqués de transparence. Je l'admets raté la cible de presque 8 milliards est une grosse erreur comptable. Cependant, pourquoi lapidé un partie qui semble prendre à coeur de payer la dette du Canada. Au lieu de lancer des pierres aux libéraux (et croyé moi je suis loin d'être un partisan de ce partie) ce sont des fleurs qu'ils mériteraient. Sur que si il entre en débat sur le sujet de comment dépenser le surplus la dette sera bonne dernière à la liste des priorités. Alors pour une fois bravo au libéraux et admettons le, ils ont fait un bon travail malgré tout.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 14 octobre 2004 21h44
    Le Canada unitaire
    Il n'y a personne qui reproche à Ottawa de faire des surplus. Cependant les Québécois ont toutes les raisons de se demander pourquoi il y en a tant alors qu'Ottawa investis massivement dans les champs de compétances... des provinces! Nos imôts vont de plus en plus à Ottawa alors que Québec n'a plus les moyens d'investir dans ses compétances! C'est bien beau d'avoir le Bloc à Ottawa. Quand les québécois tireront-ils les conclusions face à ce Canada unitaire?

  • Jeannot Vachon
    Inscrit
    dimanche 17 octobre 2004 18h55
    A-t-on élu Paul Martin ou Séraphin Martin ?
    C'est beau et noble de vouloir réduire la dette mais est-ce que c'est ça qu'on demande à nos élus ? Nous sommes en démocratie. Les élus sont là pour diriger selon le programme qu'ils nous vendent et pour lequel nous votons.

    Même si plusieurs électeurs se réjouissent de la diminution de la dette, ce n'est pas la volonté démocratique qui est satisfaite, mais ça relève d'un agenda caché, du tripotage de chiffres pour nous vendre autre chose que le produit final qu'on reçoit.

    Un budget n'a pas à refléter l'exacte réalité mais il doit réfléter les attentes de la réalité. Il est malhonnête de fausser toujours les chiffres dans le même sens dans un excès de prudence. Que le budget crée accidentellement un déficit de 2 milliards au lieu d'un surplus de 2 milliards, ça ne mettra pas le pays en faillite et ça pourrait être facilement repris l'an prochain, mais se tromper constamment dans le même sens d'autant de milliards chaque année est une preuve de mauvaise foi crasse.

    Après on refusera de supporter de bonnes causes, comme les situations précaires des budgets provinciaux parce qu'on manque d'argent, jusqu'à ce qu'on découvre qu'on a une fortune cachée dans le tiroir, mais les règles du jeu veulent qu'on ne puisse plus l'utiliser une fois qu'on l'a trouvée. C'est ridicule.

    D'ailleurs un des éléments faussé systématiquement n'est-il pas l'assurance-emploi, qui alimente plusieurs milliards de surplus par année pour payer la dette ? Les cotisations d'assurance-emploi ne sont-elles pas trop élevées, comme le souligne à CHAQUE ANNÉE la Vérificatrice Générale ? Ces cotisations ne sont-elles pas un impôt spécial réservé aux travailleurs à bas revenus et à leurs employeurs, destiné à subventionner les régions éloignées, les travailleurs saisonniers, les congés parentaux, alors que les gros salariés et les riches y contribuent très peu ou pas du tout.

    Un bon gestionnaire doit faire ce qu'on lui demande et ne pas fausser sa gestion pour nous donner ce que LUI juge qui est bon pour nous. Sinon à quoi sert le parlement ? Ça devient une farce si le budget qui est voté et débattu ne représente même pas la réalité parce que les chiffres sont trafiqués d'avance.

    Pour ceux qui s'inquiètent de cette énorme dette, sachez qu'une dette égale diminue constamment en fonction d'une économie grandissante et du fait de l'inflation. Et si l'intérêt est payé à des épargnants et investisseurs Canadiens, est-ce qu'on en profite pas doublement puisqu'on récolte à nouveau des impôts là-dessus et qu'on enrichit nos propres citoyens ? La dette n'est plus un sujet de panique au Canada, alors inutile de la combattre en cachette comme on a combattu les "séparatistes" avec les commandites.

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