Attaque contre un autocar - Israël suspend tout contact
La série d'attentats du Hamas se poursuit
Reuters
, Associated Press
5 août 2002
Photo : Agence Reuters
Des Juifs orthodoxes ont participé en grand nombre aux funérailles d’une victime des attentats d’hier.
Israël a décidé hier de suspendre les pourparlers prévus dans les prochains jours avec des responsables palestiniens, à la suite d'un nouvel attentat suicide faisant dix morts en Haute Galilée et marquant la deuxième vengeance du Hamas après l'assassinat de son chef militaire.
Quelques heures après cet attentat survenu dans un autocar circulant dans le nord d'Israël près du Mont Méron, où se trouve le tombeau sacré d'un sage juif du IIe siècle de notre ère, un Palestinien a ouvert le feu sur un véhicule commercial dans un marché palestinien de Jérusalem-Est.
Au moins trois personnes, dont le tireur, ont trouvé la mort dans l'incident revendiqué par les Brigades des martyrs al-Aksa, groupe armé lié au Fatah du président palestinien Yasser Arafat.
Ces nouveaux attentats interviennent en pleine reprise du ballet diplomatique: pour la première fois depuis des mois, on laissait entrevoir pour bientôt une rencontre à haut niveau entre Ariel Sharon et des ministres palestiniens. Le chef de la diplomatie Shimon Pérès devrait malgré tout rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak au Caire aujourd'hui.
Raanan Gissin, porte-parole du premier ministre israélien Ariel Sharon, a quant à lui annoncé que les réunions avec les Palestiniens prévues dans les prochains jours étaient annulées. «De quoi pouvez-vous parler avec une direction palestinienne qui continue à abriter et soutenir une activité terroriste?», a-t-il demandé.
En revanche, les États-Unis n'ont pas annulé la rencontre prévue dans les jours à venir entre leur secrétaire d'État Colin Powell et des dirigeants palestiniens.
Infiltration
Par ailleurs, l'armée israélienne a annoncé avoir tué un Palestinien armé qui tentait de s'infiltrer, par la mer, dans une colonie juive de la bande de Gaza.
L'explosion de l'autocar en Galilée a fait dix morts, kamikaze compris. Trois soldats figurent au nombre des victimes, a indiqué l'armée. Il y a également une cinquantaine de blessés, a-t-on appris de source hospitalière.
Dans un communiqué publié à Gaza, le Mouvement palestinien de la résistance islamique
(Hamas) affirme avoir perpétré cet attentat pour se venger du raid israélien qui avait tué, le 22 juillet, le chef de sa branche militaire Izzedine al Kassam ainsi que son adjoint, mais aussi 13 civils dont neuf enfants.
Des milliers de Palestiniens ont d'ailleurs défilé à Gaza pour soutenir le mouvement Hamas. «C'est la deuxième réponse et les prochaines seront plus fortes», criait un militant du Hamas dans un mégaphone. «Nous félicitons le nouveau commandant des Brigades et nous lui promettons que notre sang et nos âmes seront bon marché pour lui.»
L'attentat coïncide avec une opération menée depuis vendredi par l'armée israélienne dans la casbah de Naplouse, en Cisjordanie, en vue d'interpeller des extrémistes palestiniens. Trois soldats ont été blessés hier par un engin explosif, a précisé l'armée israélienne.
Atelier de fabrication de bombes
Tsahal a par ailleurs mis la main sur un atelier de fabrication de bombes, a indiqué une porte-parole de l'armée.
Quant à l'explosion d'hier, elle intervient quatre jours après un attentat à la bombe du Hamas qui avait frappé la cafétéria de l'Université hébraïque de Jérusalem, faisant sept morts, dont quatre Américains, un Franco-Américain et deux Israéliens.
L'Autorité palestinienne a condamné cet acte, mais elle affirme dans un communiqué que la politique israélienne de «détentions massives, de mesures répressives et de démolition de maisons» alimente cette violence.
Ces décès portent le nombre de tués depuis le début de l'Intifada, il y a 22 mois, à 2415 dont 1776 côté palestinien et 596 côté israélien.
L'attentat coïncide avec une opération menée depuis vendredi par l'armée israélienne dans la casbah de Naplouse, en Cisjordanie, en vue d'interpeller des extrémistes palestiniens. Trois soldats ont été blessés par un engin explosif, a précisé l'armée israélienne.
Tsahal a également démoli neuf maisons appartenant aux familles de kamikazes palestiniens, jetant à la rue des dizaines de personnes.
Ces destructions ainsi que les procédures d'expulsions dans la bande de Gaza de proches de personnes impliquées dans des attentats visent à dissuader les militants palestiniens de perpétrer des attaques suicide.
Bush outré
Hier, le président américain George W. Bush s'est dit «affligé» après l'attentat du Mont Méron.
«J'appelle tous les pays à faire tout leur possible pour arrêter ces assassins terroristes», a-t-il déclaré.
«La France condamne vigoureusement le nouvel attentat commis aujourd'hui dans le nord d'Israël et qui frappe une fois encore la population civile», déclare pour sa part dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères.
À Washington, le sénateur démocrate Joseph Lieberman a demandé à l'administration américaine d'empêcher le financement du Hamas par des pays arabes, l'Arabie saoudite notamment.
Colons tués
Par ailleurs, deux colons israéliens ont été tués tôt ce matin par des tirs palestiniens au nord de Ramallah en Cisjordanie, a-t-on appris de source militaire.
Les deux colons circulaient dans une voiture lorsque des Palestiniens qui se trouvaient dans un autre véhicule ont ouvert le feu dans leur direction. Deux passagers qui se trouvaient dans la voiture des colons ont également été blessés légèrement, a-t-on ajouté de même source.
Quelques heures après cet attentat survenu dans un autocar circulant dans le nord d'Israël près du Mont Méron, où se trouve le tombeau sacré d'un sage juif du IIe siècle de notre ère, un Palestinien a ouvert le feu sur un véhicule commercial dans un marché palestinien de Jérusalem-Est.
Au moins trois personnes, dont le tireur, ont trouvé la mort dans l'incident revendiqué par les Brigades des martyrs al-Aksa, groupe armé lié au Fatah du président palestinien Yasser Arafat.
Ces nouveaux attentats interviennent en pleine reprise du ballet diplomatique: pour la première fois depuis des mois, on laissait entrevoir pour bientôt une rencontre à haut niveau entre Ariel Sharon et des ministres palestiniens. Le chef de la diplomatie Shimon Pérès devrait malgré tout rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak au Caire aujourd'hui.
Raanan Gissin, porte-parole du premier ministre israélien Ariel Sharon, a quant à lui annoncé que les réunions avec les Palestiniens prévues dans les prochains jours étaient annulées. «De quoi pouvez-vous parler avec une direction palestinienne qui continue à abriter et soutenir une activité terroriste?», a-t-il demandé.
En revanche, les États-Unis n'ont pas annulé la rencontre prévue dans les jours à venir entre leur secrétaire d'État Colin Powell et des dirigeants palestiniens.
Infiltration
Par ailleurs, l'armée israélienne a annoncé avoir tué un Palestinien armé qui tentait de s'infiltrer, par la mer, dans une colonie juive de la bande de Gaza.
L'explosion de l'autocar en Galilée a fait dix morts, kamikaze compris. Trois soldats figurent au nombre des victimes, a indiqué l'armée. Il y a également une cinquantaine de blessés, a-t-on appris de source hospitalière.
Dans un communiqué publié à Gaza, le Mouvement palestinien de la résistance islamique
(Hamas) affirme avoir perpétré cet attentat pour se venger du raid israélien qui avait tué, le 22 juillet, le chef de sa branche militaire Izzedine al Kassam ainsi que son adjoint, mais aussi 13 civils dont neuf enfants.
Des milliers de Palestiniens ont d'ailleurs défilé à Gaza pour soutenir le mouvement Hamas. «C'est la deuxième réponse et les prochaines seront plus fortes», criait un militant du Hamas dans un mégaphone. «Nous félicitons le nouveau commandant des Brigades et nous lui promettons que notre sang et nos âmes seront bon marché pour lui.»
L'attentat coïncide avec une opération menée depuis vendredi par l'armée israélienne dans la casbah de Naplouse, en Cisjordanie, en vue d'interpeller des extrémistes palestiniens. Trois soldats ont été blessés hier par un engin explosif, a précisé l'armée israélienne.
Atelier de fabrication de bombes
Tsahal a par ailleurs mis la main sur un atelier de fabrication de bombes, a indiqué une porte-parole de l'armée.
Quant à l'explosion d'hier, elle intervient quatre jours après un attentat à la bombe du Hamas qui avait frappé la cafétéria de l'Université hébraïque de Jérusalem, faisant sept morts, dont quatre Américains, un Franco-Américain et deux Israéliens.
L'Autorité palestinienne a condamné cet acte, mais elle affirme dans un communiqué que la politique israélienne de «détentions massives, de mesures répressives et de démolition de maisons» alimente cette violence.
Ces décès portent le nombre de tués depuis le début de l'Intifada, il y a 22 mois, à 2415 dont 1776 côté palestinien et 596 côté israélien.
L'attentat coïncide avec une opération menée depuis vendredi par l'armée israélienne dans la casbah de Naplouse, en Cisjordanie, en vue d'interpeller des extrémistes palestiniens. Trois soldats ont été blessés par un engin explosif, a précisé l'armée israélienne.
Tsahal a également démoli neuf maisons appartenant aux familles de kamikazes palestiniens, jetant à la rue des dizaines de personnes.
Ces destructions ainsi que les procédures d'expulsions dans la bande de Gaza de proches de personnes impliquées dans des attentats visent à dissuader les militants palestiniens de perpétrer des attaques suicide.
Bush outré
Hier, le président américain George W. Bush s'est dit «affligé» après l'attentat du Mont Méron.
«J'appelle tous les pays à faire tout leur possible pour arrêter ces assassins terroristes», a-t-il déclaré.
«La France condamne vigoureusement le nouvel attentat commis aujourd'hui dans le nord d'Israël et qui frappe une fois encore la population civile», déclare pour sa part dans un communiqué le ministère français des Affaires étrangères.
À Washington, le sénateur démocrate Joseph Lieberman a demandé à l'administration américaine d'empêcher le financement du Hamas par des pays arabes, l'Arabie saoudite notamment.
Colons tués
Par ailleurs, deux colons israéliens ont été tués tôt ce matin par des tirs palestiniens au nord de Ramallah en Cisjordanie, a-t-on appris de source militaire.
Les deux colons circulaient dans une voiture lorsque des Palestiniens qui se trouvaient dans un autre véhicule ont ouvert le feu dans leur direction. Deux passagers qui se trouvaient dans la voiture des colons ont également été blessés légèrement, a-t-on ajouté de même source.
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