Lettres: Un parti de hors-la-loi...
Guy Milot - Montréal, septembre 2004
4 octobre 2004
Par ses propos récents d'autonomiste autoritaire, le chef de l'ADQ Mario Dumont vient de démontrer qu'il possède des tendances mégalomaniaques à vouloir édifier sans le nommer comme tel, un parti de hors-la-loi.
Car, en définitive, c'est bien ce à quoi aboutirait son idée d'une autonomie arrachée de force et sans négociations avec un État légitimement déjà constitué (le Canada) auquel, jusqu'à preuve du contraire, lui, Mario Dumont, fait encore partie, qu'il le veuille ou non, tant que le Québec ne sera pas devenu un véritable pays.
Or, avant d'être ce pays jouissant d'une pleine autonomie acquise par voie référendaire démocratique, tout groupe qui tenterait de s'affranchir de sa propre autorité, des lois du pays auquel il appartient, serait à juste titre, considéré comme hors la loi.
Est-ce là l'objectif visé par les membres de l'Action démocratique du Québec? Je doute fort qu'un parti composé majoritairement de modérés du genre de Jean Allaire, son fondateur, ait pour ambition, à moyen terme, de se transformer en parti révolutionnaire et, si tel était le cas, Mario Dumont aurait dû proposer tout simplement à ses membres de prendre tout de suite le maquis et de fourbir leurs armes en vue d'une éventuelle prise de pouvoir par la force.
Or ce noir scénario non seulement tiendrait d'un imaginaire débridé, mais serait la triste illustration de l'absence totale de jugement de la part d'un chef de parti qui ne sait plus où donner de la tête pour s'inventer une popularité fût-elle plus démagogique que le simple bon sens.
Ne serions-nous pas prêts bientôt à nous demander si le plus grand mal de l'ADQ actuellement serait nul autre que les prétentions dictatoriales de son chef?
Car, en définitive, c'est bien ce à quoi aboutirait son idée d'une autonomie arrachée de force et sans négociations avec un État légitimement déjà constitué (le Canada) auquel, jusqu'à preuve du contraire, lui, Mario Dumont, fait encore partie, qu'il le veuille ou non, tant que le Québec ne sera pas devenu un véritable pays.
Or, avant d'être ce pays jouissant d'une pleine autonomie acquise par voie référendaire démocratique, tout groupe qui tenterait de s'affranchir de sa propre autorité, des lois du pays auquel il appartient, serait à juste titre, considéré comme hors la loi.
Est-ce là l'objectif visé par les membres de l'Action démocratique du Québec? Je doute fort qu'un parti composé majoritairement de modérés du genre de Jean Allaire, son fondateur, ait pour ambition, à moyen terme, de se transformer en parti révolutionnaire et, si tel était le cas, Mario Dumont aurait dû proposer tout simplement à ses membres de prendre tout de suite le maquis et de fourbir leurs armes en vue d'une éventuelle prise de pouvoir par la force.
Or ce noir scénario non seulement tiendrait d'un imaginaire débridé, mais serait la triste illustration de l'absence totale de jugement de la part d'un chef de parti qui ne sait plus où donner de la tête pour s'inventer une popularité fût-elle plus démagogique que le simple bon sens.
Ne serions-nous pas prêts bientôt à nous demander si le plus grand mal de l'ADQ actuellement serait nul autre que les prétentions dictatoriales de son chef?
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