États-unis - L'état de santé de l'économie inquiète
La semaine, qui avait commencé en lion sur les marchés boursiers de la planète, se termine sur un énorme doute en ce qui concerne l'économie américaine, dont la vigueur paraît dangereusement problématique à la lumière des indices publiés ces derniers jours, en particulier celui du chômage divulgué hier. Les Bourses américaines, qui avaient commencé leur descente jeudi, ont poursuivi dans le même sens hier. Et maintenant, tous les regards sont de nouveau portés sur M. Greenspan.
À première vue, les statistiques sur le chômage en juillet n'annoncent rien de grave, puisque le taux de chômage demeure stable à 5,9 %. En fait, il s'est créé 6000 emplois nets aux États-Unis dans le mois qui vient de se terminer. Les prévisionnistes s'attendaient à une augmentation se situant entre 50 000 et 80 000 emplois. L'écart entre la réalité et les attentes est donc considérable et ne peut faire autrement que de mettre la puce à l'oreille des spécialistes quant à la vitalité de l'économie américaine. Les experts et les dirigeants américains, le président Bush en tête, soutiennent depuis plusieurs semaines que les fondements de l'économie sont solides. Cela semble un peu moins évident.
Dans les statistiques publiées hier, il y a un indice plus inquiétant encore que le taux de chômage et c'est celui du nombre d'heures de travail en juillet, qui a diminué globalement de 0,3 % et de 0,4 % dans le secteur manufacturier. Et cela est le signe d'une économie en pente descendante et non pas montante. Et pourquoi donc? Normalement, à la suite d'une récession, lorsque l'économie commence à pendre de la vigueur, les employeurs ont tendance à faire travailler leurs employés plus longtemps plutôt que d'embaucher tout de suite de nouveaux employés. Ils attendent que la demande pour leurs produits soit vraiment sur une lancée importante avant d'embaucher.
En juillet dernier, non seulement ils n'ont pas embauché, mais ils ont fait travailler leurs employés moins longtemps, ce qui veut dire que la demande pour leurs produits a été moins grande. Cela signifie également que l'économie ne prend pas encore l'envol que l'on prévoyait. Dans les milieux financiers, on commence à s'interroger sérieusement sur cette timide reprise de l'économie qui n'en est peut-être pas une. Tout n'est pas noir, cependant, puisqu'il y a quand même augmentation de l'emploi depuis trois mois aux États-Unis.
Autres indices
Deux autres indices importants, publiés cette semaine, montrent que l'économie parvient mal à remonter la pente. Avant-hier, l'indice manufacturier, calculé par les directeurs d'achat des usines, montrait une baisse le mois dernier par rapport au mois précédent. Ce résultat est tout à fait cohérent avec celui du chômage. Les usines achètent moins et font moins travailler. Dans le détail des statistiques d'hier, on constate qu'il y a eu diminution de 30 000 emplois dans la construction en juillet (faut-il y voir un rapport avec la bagarre dans le bois d'oeuvre et les surtaxes américaines?) et une baisse de 7000 emplois dans le secteur manufacturier. En revanche, le secteur tertiaire (les services) a créé 50 000 nouveaux emplois, en grande partie à cause de la croissance dans le secteur de la santé.
Croissance du PIB
Et puis, il y a eu mercredi cette surprise d'un PIB en croissance de seulement 1,1 % en juin, alors que tous les économistes avaient prévu un bond de 2,2 %. Par surcroît, les statistiques finales pour 2001 révélaient que la récession en 2001 avait été beaucoup plus longue qu'on ne l'avait cru, en s'étendant sur trois trimestres et ayant commencé bien avant les événements du 11 septembre.
Toutes ces informations sont perçues aux États-Unis aujourd'hui comme une invitation à réexaminer l'état de l'économie dans une perspective nouvelle. Les analystes à Wall Street ont tout de suite pensé hier à Allan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, qui à leur avis doit faire un sérieux examen de son taux directeur. Certains s'attendent d'ailleurs à une nouvelle baisse du taux directeur éventuellement. M. Greenspan a pour sa part confirmé, il y a déjà deux semaines, qu'il n'avait pas l'intention d'augmenter le taux directeur tant que l'économie n'aura pas pris plus de vigueur.
Marchés boursiers
Quoi qu'il en soit, les marchés boursiers américains ont réagi au cours des deux derniers jours à ces indices qui envoient forcément un message négatif. Le Dow Jones de la Bourse de New York a reculé de 2,3 % ou de 193,49; jeudi, il avait régressé de 229,90 points, ce qui donne un repli substantiel de plus de 423 points en deux jours, qui vient à toutes fins utiles annuler le bond spectaculaire de 447 points enregistré lundi dernier. Hier, l'indice de Nasdaq a subi une baisse de 2,5 % et celui de Standard & Poor's a diminué de 2,31 %.
Ailleurs, les réactions des marchés boursiers ont été variées. À Toronto, l'indice TSX n'a reculé que de 1,3 %. À Paris, les valeurs boursières ont augmenté de 0,14 % et à Londres il y a eu gain de 0,77 %. En revanche, à Francfort, il y a eu baisse de 2,05 %, ainsi qu'en Suisse où la baisse fut de 1,16 %.
À première vue, les statistiques sur le chômage en juillet n'annoncent rien de grave, puisque le taux de chômage demeure stable à 5,9 %. En fait, il s'est créé 6000 emplois nets aux États-Unis dans le mois qui vient de se terminer. Les prévisionnistes s'attendaient à une augmentation se situant entre 50 000 et 80 000 emplois. L'écart entre la réalité et les attentes est donc considérable et ne peut faire autrement que de mettre la puce à l'oreille des spécialistes quant à la vitalité de l'économie américaine. Les experts et les dirigeants américains, le président Bush en tête, soutiennent depuis plusieurs semaines que les fondements de l'économie sont solides. Cela semble un peu moins évident.
Dans les statistiques publiées hier, il y a un indice plus inquiétant encore que le taux de chômage et c'est celui du nombre d'heures de travail en juillet, qui a diminué globalement de 0,3 % et de 0,4 % dans le secteur manufacturier. Et cela est le signe d'une économie en pente descendante et non pas montante. Et pourquoi donc? Normalement, à la suite d'une récession, lorsque l'économie commence à pendre de la vigueur, les employeurs ont tendance à faire travailler leurs employés plus longtemps plutôt que d'embaucher tout de suite de nouveaux employés. Ils attendent que la demande pour leurs produits soit vraiment sur une lancée importante avant d'embaucher.
En juillet dernier, non seulement ils n'ont pas embauché, mais ils ont fait travailler leurs employés moins longtemps, ce qui veut dire que la demande pour leurs produits a été moins grande. Cela signifie également que l'économie ne prend pas encore l'envol que l'on prévoyait. Dans les milieux financiers, on commence à s'interroger sérieusement sur cette timide reprise de l'économie qui n'en est peut-être pas une. Tout n'est pas noir, cependant, puisqu'il y a quand même augmentation de l'emploi depuis trois mois aux États-Unis.
Autres indices
Deux autres indices importants, publiés cette semaine, montrent que l'économie parvient mal à remonter la pente. Avant-hier, l'indice manufacturier, calculé par les directeurs d'achat des usines, montrait une baisse le mois dernier par rapport au mois précédent. Ce résultat est tout à fait cohérent avec celui du chômage. Les usines achètent moins et font moins travailler. Dans le détail des statistiques d'hier, on constate qu'il y a eu diminution de 30 000 emplois dans la construction en juillet (faut-il y voir un rapport avec la bagarre dans le bois d'oeuvre et les surtaxes américaines?) et une baisse de 7000 emplois dans le secteur manufacturier. En revanche, le secteur tertiaire (les services) a créé 50 000 nouveaux emplois, en grande partie à cause de la croissance dans le secteur de la santé.
Croissance du PIB
Et puis, il y a eu mercredi cette surprise d'un PIB en croissance de seulement 1,1 % en juin, alors que tous les économistes avaient prévu un bond de 2,2 %. Par surcroît, les statistiques finales pour 2001 révélaient que la récession en 2001 avait été beaucoup plus longue qu'on ne l'avait cru, en s'étendant sur trois trimestres et ayant commencé bien avant les événements du 11 septembre.
Toutes ces informations sont perçues aux États-Unis aujourd'hui comme une invitation à réexaminer l'état de l'économie dans une perspective nouvelle. Les analystes à Wall Street ont tout de suite pensé hier à Allan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, qui à leur avis doit faire un sérieux examen de son taux directeur. Certains s'attendent d'ailleurs à une nouvelle baisse du taux directeur éventuellement. M. Greenspan a pour sa part confirmé, il y a déjà deux semaines, qu'il n'avait pas l'intention d'augmenter le taux directeur tant que l'économie n'aura pas pris plus de vigueur.
Marchés boursiers
Quoi qu'il en soit, les marchés boursiers américains ont réagi au cours des deux derniers jours à ces indices qui envoient forcément un message négatif. Le Dow Jones de la Bourse de New York a reculé de 2,3 % ou de 193,49; jeudi, il avait régressé de 229,90 points, ce qui donne un repli substantiel de plus de 423 points en deux jours, qui vient à toutes fins utiles annuler le bond spectaculaire de 447 points enregistré lundi dernier. Hier, l'indice de Nasdaq a subi une baisse de 2,5 % et celui de Standard & Poor's a diminué de 2,31 %.
Ailleurs, les réactions des marchés boursiers ont été variées. À Toronto, l'indice TSX n'a reculé que de 1,3 %. À Paris, les valeurs boursières ont augmenté de 0,14 % et à Londres il y a eu gain de 0,77 %. En revanche, à Francfort, il y a eu baisse de 2,05 %, ainsi qu'en Suisse où la baisse fut de 1,16 %.
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