Lettres: Suicide assisté : un débat à reprendre
Steven Fontaine-Bernard - Laval, le 27 septembre 2004
1 octobre 2004
J'aimerais apporter ma réponse à la question «la vie a-t-elle un âge?» soulevée à la fin de l'article de Jean-Claude Leclerc paru dans Le Devoir du lundi 27 septembre. Oui, la vie a un âge, mais celui-ci est propre à chacun: c'est l'âge de la santé. [...]
Selon moi, nous sommes «en vie» lorsque nous y prenons goût, lorsque nous continuons de nous émerveiller, d'apprendre et d'aimer. Par contre, lorsque nous nous savons condamnés pour cause de maladie grave, quand nous nous considérons inutiles, comme un fardeau pour notre famille et nos amis, quand nous avons perdu tout espoir de guérison, que nous vivons dans la souffrance et que nous avons perdu notre dignité humaine, je crois que ce n'est pas ça, vivre. Je suppose que plusieurs personnes se retrouvant dans cette situation désirent en finir afin de ne plus souffrir. [...]
Lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable sait que ses jours sont comptés et vit sans cesse dans la douleur, pourquoi ne pourrait-elle pas entamer un processus l'aidant à abréger son calvaire? Cette démarche pourrait être menée de deux façons:
- le malade toujours saint d'esprit pourrait en faire la demande expresse à son médecin. Celui-ci devrait confirmer que l'état de son patient ne peut que dégénérer. L'hôpital, un comité spécial ou le ministère de la Santé devrait ensuite donner son aval;
- dans le cas des malades qui ne pourraient pas formuler eux-mêmes leur demande [...], seul un membre de la famille immédiate, et pourquoi pas deux, devrait en faire la demande. Le processus suivrait son cours tel qu'indiqué ci-dessus.
Oui, je crois que le débat sur l'euthanasie, le suicide par compassion et le suicide civilisé devrait être repris. Je ne suis pas d'accord si le seul motif est d'économiser de l'argent. Mais je suis d'accord si cela permet aux gens gravement malades de retrouver une certaine dignité perdue.
Selon moi, nous sommes «en vie» lorsque nous y prenons goût, lorsque nous continuons de nous émerveiller, d'apprendre et d'aimer. Par contre, lorsque nous nous savons condamnés pour cause de maladie grave, quand nous nous considérons inutiles, comme un fardeau pour notre famille et nos amis, quand nous avons perdu tout espoir de guérison, que nous vivons dans la souffrance et que nous avons perdu notre dignité humaine, je crois que ce n'est pas ça, vivre. Je suppose que plusieurs personnes se retrouvant dans cette situation désirent en finir afin de ne plus souffrir. [...]
Lorsqu'une personne atteinte d'une maladie incurable sait que ses jours sont comptés et vit sans cesse dans la douleur, pourquoi ne pourrait-elle pas entamer un processus l'aidant à abréger son calvaire? Cette démarche pourrait être menée de deux façons:
- le malade toujours saint d'esprit pourrait en faire la demande expresse à son médecin. Celui-ci devrait confirmer que l'état de son patient ne peut que dégénérer. L'hôpital, un comité spécial ou le ministère de la Santé devrait ensuite donner son aval;
- dans le cas des malades qui ne pourraient pas formuler eux-mêmes leur demande [...], seul un membre de la famille immédiate, et pourquoi pas deux, devrait en faire la demande. Le processus suivrait son cours tel qu'indiqué ci-dessus.
Oui, je crois que le débat sur l'euthanasie, le suicide par compassion et le suicide civilisé devrait être repris. Je ne suis pas d'accord si le seul motif est d'économiser de l'argent. Mais je suis d'accord si cela permet aux gens gravement malades de retrouver une certaine dignité perdue.
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