Lettres: Un pays à imiter
Christopher Coggan - Montréal, le 27 septembre 2004
1 octobre 2004
Ce matin, j'ai ressenti quelque chose d'assez particulier: une certaine fierté d'être humain. J'ai éprouvé l'espoir que la situation peut changer et que les sociétés riches et prospères n'ont pas comme seule priorité l'amélioration de leur propre situation (que ce soit en matière de ressources pétrolières ou de santé).
La Grande-Bretagne a brisé la glace et a libéré les pays les plus pauvres de leurs dettes envers le FMI. Évidemment, ce n'est que la portion britannique de la dette, mais elle représente environ 10 % de la dette de ces pays, selon la BBC.
Je demande et supplie même le Canada d'appuyer cette initiative et d'exercer des pressions sur les autres membres du G7 pour qu'ils fassent la même chose. La dette que ces pays ont contractée auprès de nous est comme une corde qui se serre autour de leur cou lorsque leur taux de change glisse, une laisse pour s'assurer de leur docilité. Nous traitons ces pays comme des enfants irresponsables. On ne veut pas leur donner d'argent pour qu'ils aient l'impression de devoir le mériter, mais on les déresponsabilise à coups de restructurations institutionnelles (c'est-à-dire de privatisations obligatoires).
Je crois sincèrement parler au nom de presque tous les Canadiens, particulièrement les jeunes, en exigeant que le Canada fasse don de sa part de dette à ceux qui en ont bien plus besoin que nous. Le symbolisme de ce geste vaudrait bien plus qu'un millier de médailles olympiques ou de drapeaux canadiens!
La Grande-Bretagne a brisé la glace et a libéré les pays les plus pauvres de leurs dettes envers le FMI. Évidemment, ce n'est que la portion britannique de la dette, mais elle représente environ 10 % de la dette de ces pays, selon la BBC.
Je demande et supplie même le Canada d'appuyer cette initiative et d'exercer des pressions sur les autres membres du G7 pour qu'ils fassent la même chose. La dette que ces pays ont contractée auprès de nous est comme une corde qui se serre autour de leur cou lorsque leur taux de change glisse, une laisse pour s'assurer de leur docilité. Nous traitons ces pays comme des enfants irresponsables. On ne veut pas leur donner d'argent pour qu'ils aient l'impression de devoir le mériter, mais on les déresponsabilise à coups de restructurations institutionnelles (c'est-à-dire de privatisations obligatoires).
Je crois sincèrement parler au nom de presque tous les Canadiens, particulièrement les jeunes, en exigeant que le Canada fasse don de sa part de dette à ceux qui en ont bien plus besoin que nous. Le symbolisme de ce geste vaudrait bien plus qu'un millier de médailles olympiques ou de drapeaux canadiens!
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