Lettres: L’injure ne peut tenir lieu de débat
Réplique à Richard Poulain
Richard Poulin, dans la page Idées du Devoir du 13 septembre dernier, dénonce l’existence même de l’organisme Stella, qui oeuvre auprès des travailleuses du sexe, ainsi que ses orientations et son travail, et ce, dans des termes qui se situent davantage dans le rayon de l’injure et du libelle diffamatoire que dans celui qui sied à cette page du journal, soit l’ouverture au débat.
Des expressions comme «effarante hypocrisie» ou «allié-e-s de trafiquants de femmes et d’enfants» pour qualifier l’esprit et les pratiques de Stella, ou encore «pièces de viande» et «marchandise» pour parler d’êtres humains, ne sont pas tout à fait propices, il nous semble, au débat serein sur une question complexe... L’idée de M. Poulin est déjà toute faite et sa position semble irréversible. Il n’y a aucune place, dans son «analyse structurale», pour échanger d’autres points de vue.
M. Poulin croyant détenir la vérité, laissons-la-lui. Pour les lecteurs qui seraient cependant plus ouverts à la discussion, nous tenons à signaler, à l’encontre de ce que lance M. Poulin pour diffamer l’organisme, que Stella dénonce depuis toujours et travaille depuis près de dix ans maintenant, de diverses façons et en divers lieux, à enrayer la violence envers les femmes et, plus spécialement, car c’est là un des volets de sa mission, la coercition liée au travail du sexe, y compris l’esclavagisme et la traite des êtres humains sous toutes ses formes.
C’est à ces réalités concrètes que Stella s’attaque tous les jours en offrant soutien et information aux travailleuses du sexe, en les rejoignant sur leurs divers lieux de travail, en les accueillant à son local et en leur offrant écoute, références et accompagnement. Stella produit aussi des guides d’information à leur intention afin qu’elles puissent vivre et travailler en sécurité et avec dignité. Ce faisant, Stella oeuvre à combattre la discrimination envers les travailleuses du sexe et leur stigmatisation sociale.
Enfin, signalons que le travail effectué par Stella est maintenant reconnu par une gamme de plus en plus étendue de personnes. Rappelons qu’en mai dernier, l’organisme s’est fait décerner, par le ministre de la Santé et des Services sociaux, le prix d’excellence du Réseau de la santé et des services sociaux dans la catégorie «Initiatives communautaires en prévention, promotion et protection de la santé et du bien-être».
Véronique Brault-Lussier, Catherine Cartier, Pierrette Clément, Kathryn Delaney, Elsa LeMaire, Pascale Robitaille, Tara Santini, Louise Toupin
Richard Poulin, dans la page Idées du Devoir du 13 septembre dernier, dénonce l’existence même de l’organisme Stella, qui oeuvre auprès des travailleuses du sexe, ainsi que ses orientations et son travail, et ce, dans des termes qui se situent davantage dans le rayon de l’injure et du libelle diffamatoire que dans celui qui sied à cette page du journal, soit l’ouverture au débat.
Des expressions comme «effarante hypocrisie» ou «allié-e-s de trafiquants de femmes et d’enfants» pour qualifier l’esprit et les pratiques de Stella, ou encore «pièces de viande» et «marchandise» pour parler d’êtres humains, ne sont pas tout à fait propices, il nous semble, au débat serein sur une question complexe... L’idée de M. Poulin est déjà toute faite et sa position semble irréversible. Il n’y a aucune place, dans son «analyse structurale», pour échanger d’autres points de vue.
M. Poulin croyant détenir la vérité, laissons-la-lui. Pour les lecteurs qui seraient cependant plus ouverts à la discussion, nous tenons à signaler, à l’encontre de ce que lance M. Poulin pour diffamer l’organisme, que Stella dénonce depuis toujours et travaille depuis près de dix ans maintenant, de diverses façons et en divers lieux, à enrayer la violence envers les femmes et, plus spécialement, car c’est là un des volets de sa mission, la coercition liée au travail du sexe, y compris l’esclavagisme et la traite des êtres humains sous toutes ses formes.
C’est à ces réalités concrètes que Stella s’attaque tous les jours en offrant soutien et information aux travailleuses du sexe, en les rejoignant sur leurs divers lieux de travail, en les accueillant à son local et en leur offrant écoute, références et accompagnement. Stella produit aussi des guides d’information à leur intention afin qu’elles puissent vivre et travailler en sécurité et avec dignité. Ce faisant, Stella oeuvre à combattre la discrimination envers les travailleuses du sexe et leur stigmatisation sociale.
Enfin, signalons que le travail effectué par Stella est maintenant reconnu par une gamme de plus en plus étendue de personnes. Rappelons qu’en mai dernier, l’organisme s’est fait décerner, par le ministre de la Santé et des Services sociaux, le prix d’excellence du Réseau de la santé et des services sociaux dans la catégorie «Initiatives communautaires en prévention, promotion et protection de la santé et du bien-être».
Véronique Brault-Lussier, Catherine Cartier, Pierrette Clément, Kathryn Delaney, Elsa LeMaire, Pascale Robitaille, Tara Santini, Louise Toupin
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