Lettres: Du travail pour Sheila Fraser
Bertrand Gagnon - Sainte-Foy, le 19 septembre 2004
21 septembre 2004
Je tiens à féliciter la vérificatrice générale Sheila Fraser pour la fermeté dont elle a fait preuve dans l'affaire de commandites. Ce fut une surprise parce que, au cours des dernières années, lorsqu'un comptable faisait la manchette, c'était pour des raisons beaucoup moins nobles.
Bravo pour le travail effectué dans l'affaire des commandites. Cependant, la vérificatrice générale devrait se pencher sur le dossier des fondations créées par Paul Martin, fondations dont les opérations ne sont pas incluses dans les comptes publics. Par exemple, Paul Martin a créé la Fondation des bourses d'études du millénaire en 1998 et lui a accordé 2,5 milliards. Les opérations de ce programme (parce qu'il s'agit d'un programme déguisé en fondation) ne sont pas incluses dans les comptes publics. De plus, ce programme est exclu du champ de vérification de la vérificatrice générale. Celle-ci peut bien invoquer le fait que les fondations ont été créées avant qu'elle ne soit en poste. Cet argument ne tient pas parce que les résultats présents et futurs des comptes publics seront faux tant et aussi longtemps que les opérations de ces fondations n'en feront pas partie.
Bien avant Enron et WorldCom, ma confiance envers les comptables en avait pris un méchant coup lorsque aucun ordre professionnel de comptables ne s'était opposé quand Paul Martin avait créé ces fondations exclues des comptes publics et qui ne seraient pas soumises à la vérification du vérificateur général. Ma confiance envers les comptables va revenir le jour où la vérificatrice générale exigera que les opérations des fondations soient incluses dans les comptes publics [...]. Bravo donc pour les travail effectué dans l'affaire des commandites, mais attendons avant de mettre la vérificatrice générale sur un piédestal.
Bravo pour le travail effectué dans l'affaire des commandites. Cependant, la vérificatrice générale devrait se pencher sur le dossier des fondations créées par Paul Martin, fondations dont les opérations ne sont pas incluses dans les comptes publics. Par exemple, Paul Martin a créé la Fondation des bourses d'études du millénaire en 1998 et lui a accordé 2,5 milliards. Les opérations de ce programme (parce qu'il s'agit d'un programme déguisé en fondation) ne sont pas incluses dans les comptes publics. De plus, ce programme est exclu du champ de vérification de la vérificatrice générale. Celle-ci peut bien invoquer le fait que les fondations ont été créées avant qu'elle ne soit en poste. Cet argument ne tient pas parce que les résultats présents et futurs des comptes publics seront faux tant et aussi longtemps que les opérations de ces fondations n'en feront pas partie.
Bien avant Enron et WorldCom, ma confiance envers les comptables en avait pris un méchant coup lorsque aucun ordre professionnel de comptables ne s'était opposé quand Paul Martin avait créé ces fondations exclues des comptes publics et qui ne seraient pas soumises à la vérification du vérificateur général. Ma confiance envers les comptables va revenir le jour où la vérificatrice générale exigera que les opérations des fondations soient incluses dans les comptes publics [...]. Bravo donc pour les travail effectué dans l'affaire des commandites, mais attendons avant de mettre la vérificatrice générale sur un piédestal.
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