Lettres: Non à la prostitution
Alexandre Motulsky-Falardeau - Le 13 septembre 2004
21 septembre 2004
À la question est-il acceptable de libéraliser la prostitution pour les raisons évoquées sur le site Internet Stella telles qu'énoncées par M. Richard Poulin, je réponds non.
Non, parce que le corps n'est pas un objet de marchandise. S'il l'était, pourquoi ne pourrions-nous pas choisir de disposer de nos organes comme bon nous semble? Non, parce que l'on ne doit pas considérer l'humain uniquement comme un moyen, mais aussi comme une fin. Non, parce que l'argent ne doit pas être utilisé uniquement comme un moyen, mais aussi comme une fin, juste et louable, mais surtout non préjudiciable. Si nous avons choisi de considérer l'être humain comme étant un être doué de droits, c'est que nous avons comme principe supérieur celui de sa conservation. Si nous avons érigé un système de droit et de règles de droit, c'est pour empêcher les plus forts d'abuser les plus faibles, c'est pour protéger nos droits, non pour les brimer.
La prostitution, en tant que violation de la personne physique par l'usage de l'argent, favorise une société fondée sur le pouvoir de l'argent et non sur le respect des fondements moraux et juridiques des États démocratiques. On ne peut accepter une telle pratique sociale dans une société de droit, où corps rime avec violation, où argent rime avec immoralité, où droit rime avec privilège.
Non, parce que le corps n'est pas un objet de marchandise. S'il l'était, pourquoi ne pourrions-nous pas choisir de disposer de nos organes comme bon nous semble? Non, parce que l'on ne doit pas considérer l'humain uniquement comme un moyen, mais aussi comme une fin. Non, parce que l'argent ne doit pas être utilisé uniquement comme un moyen, mais aussi comme une fin, juste et louable, mais surtout non préjudiciable. Si nous avons choisi de considérer l'être humain comme étant un être doué de droits, c'est que nous avons comme principe supérieur celui de sa conservation. Si nous avons érigé un système de droit et de règles de droit, c'est pour empêcher les plus forts d'abuser les plus faibles, c'est pour protéger nos droits, non pour les brimer.
La prostitution, en tant que violation de la personne physique par l'usage de l'argent, favorise une société fondée sur le pouvoir de l'argent et non sur le respect des fondements moraux et juridiques des États démocratiques. On ne peut accepter une telle pratique sociale dans une société de droit, où corps rime avec violation, où argent rime avec immoralité, où droit rime avec privilège.
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