Les lendemains du festival commencent aujourd'hui
Le président du FFM Serge Losique a beau, à sa clôture d'hier, avoir donné rendez-vous aux cinéphiles pour sa 29e édition l'an prochain (en fournissant même les dates du rendez-vous 2005), la saga d'une éventuelle succession se poursuit d'heure en heure.
Des sources révélaient au Devoir que, dès aujourd'hui (et non à la fin de cette semaine), la SODEC et Téléfilm Canada publieraient leur cahier des charges (un énoncé des conditions requises pour présenter un festival de cinéma) en lançant la course aux candidatures.
C'est aujourd'hui aussi que Serge Losique doit réagir aux conclusions du rapport SECOR commandé par Téléfilm et la SODEC, qui écorchait son festival en juillet et allait déboucher sur cet appel à tous.
On ignore encore si Serge Losique poursuivra les fonctionnaires provinciaux et fédéraux, s'il proposera une nouvelle formule d'association pour le FFM, avec l'équipe SPECTRA par exemple, ou s'il tentera de se passer des deniers d'État l'an prochain en faisant un pied de nez à la ronde.
Tout indique en tout cas que, à Téléfilm comme à la SODEC, les fonctionnaires en question ne veulent plus faire affaire avec Serge Losique qui a refusé jusqu'ici d'écouter leurs recommandations, alors que le festival est nourri par d'importants fonds publics. Le retour cette année du vétéran David Novek à la direction des communications du FFM fut un bon mais tardif coup de barre.
Les fonctionnaires souhaiteraient que Serge Losique accepte une présidence d'honneur et laisse à d'autres les rênes du FFM. De meilleurs rapports avec le milieu du cinéma, un marché plus performant, un repositionnement par rapport au festival de Toronto, une reconquête d'Unifrance film — la puissante association des producteurs français qui donne des miettes à Montréal et chouchoute le Festival de Toronto —, tels sont quelques-uns des correctifs à apporter. Le festival est inscrit au nom de Serge Losique et, si ce dernier s'entête dans une fin de non-recevoir, le FFM pourrait disparaître.
Un autre rendez-vous de films prendrait alors sa place. Des dauphins se lèvent: le Groupe Rozon, déjà à la tête de Comédia, le volet Cinéma de Juste pour rire, entend se mettre sur les rangs. Rappelons qu'il est question aussi d'une alliance entre le puissant groupe Spectra et Daniel Langlois, président du Festival du nouveau cinéma de Montréal et propriétaire du complexe Ex-Centris. Le producteur Roger Frappier occuperait alors sans doute le siège de président. Les projets devront être soumis avant la mi-octobre, et la décision d'État d'offrir ses subventions à l'un ou à l'autre sera rendue une semaine plus tard.
Des sources révélaient au Devoir que, dès aujourd'hui (et non à la fin de cette semaine), la SODEC et Téléfilm Canada publieraient leur cahier des charges (un énoncé des conditions requises pour présenter un festival de cinéma) en lançant la course aux candidatures.
C'est aujourd'hui aussi que Serge Losique doit réagir aux conclusions du rapport SECOR commandé par Téléfilm et la SODEC, qui écorchait son festival en juillet et allait déboucher sur cet appel à tous.
On ignore encore si Serge Losique poursuivra les fonctionnaires provinciaux et fédéraux, s'il proposera une nouvelle formule d'association pour le FFM, avec l'équipe SPECTRA par exemple, ou s'il tentera de se passer des deniers d'État l'an prochain en faisant un pied de nez à la ronde.
Tout indique en tout cas que, à Téléfilm comme à la SODEC, les fonctionnaires en question ne veulent plus faire affaire avec Serge Losique qui a refusé jusqu'ici d'écouter leurs recommandations, alors que le festival est nourri par d'importants fonds publics. Le retour cette année du vétéran David Novek à la direction des communications du FFM fut un bon mais tardif coup de barre.
Les fonctionnaires souhaiteraient que Serge Losique accepte une présidence d'honneur et laisse à d'autres les rênes du FFM. De meilleurs rapports avec le milieu du cinéma, un marché plus performant, un repositionnement par rapport au festival de Toronto, une reconquête d'Unifrance film — la puissante association des producteurs français qui donne des miettes à Montréal et chouchoute le Festival de Toronto —, tels sont quelques-uns des correctifs à apporter. Le festival est inscrit au nom de Serge Losique et, si ce dernier s'entête dans une fin de non-recevoir, le FFM pourrait disparaître.
Un autre rendez-vous de films prendrait alors sa place. Des dauphins se lèvent: le Groupe Rozon, déjà à la tête de Comédia, le volet Cinéma de Juste pour rire, entend se mettre sur les rangs. Rappelons qu'il est question aussi d'une alliance entre le puissant groupe Spectra et Daniel Langlois, président du Festival du nouveau cinéma de Montréal et propriétaire du complexe Ex-Centris. Le producteur Roger Frappier occuperait alors sans doute le siège de président. Les projets devront être soumis avant la mi-octobre, et la décision d'État d'offrir ses subventions à l'un ou à l'autre sera rendue une semaine plus tard.
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