Lettres: Pauvre patrimoine urbain
Robert Bastien - Le 31 août 2004
1 septembre 2004
Madame Josée Boileau,
J'ai lu avec intérêt votre éditorial «Les condos de la foi». En ce domaine, on ne dénoncera jamais assez l'indifférence, l'inertie des gouvernements. En matière de patrimoine urbain, on «fait dur».
Pourquoi le Québec, à l'instar du Canada, ne créerait-il pas un fonds du patrimoine? Contrairement au fonds canadien, l'organisme québécois serait voué à une mission beaucoup plus noble: il ne serait pas mis au service d'un nationalisme tordu.
Ce fonds serait dédié à l'achat des propriétés foncières des communautés religieuses — mais pas uniquement —, en vue de les convertir en un usage esthétiquement respectueux de notre patrimoine historique et, pour le cas qui nous concerne, respectueux de la mission sociale de l'Église.
Et, depuis le temps que ce gouvernement nous rebat les oreilles avec le partenariat du public avec le privé, on pourrait inviter des compagnies à devenir actionnaires du fonds. Naturellement, on peut s'attendre à ce qu'elles exigent des avantages fiscaux, ainsi qu'une visibilité inscrite dans la pierre, lors de la conversion de l'usage des édifices. Je crois qu'il serait possible d'en arriver à des ententes fiscales raisonnables.
Qu'en pensent les lecteurs du Devoir?
J'ai lu avec intérêt votre éditorial «Les condos de la foi». En ce domaine, on ne dénoncera jamais assez l'indifférence, l'inertie des gouvernements. En matière de patrimoine urbain, on «fait dur».
Pourquoi le Québec, à l'instar du Canada, ne créerait-il pas un fonds du patrimoine? Contrairement au fonds canadien, l'organisme québécois serait voué à une mission beaucoup plus noble: il ne serait pas mis au service d'un nationalisme tordu.
Ce fonds serait dédié à l'achat des propriétés foncières des communautés religieuses — mais pas uniquement —, en vue de les convertir en un usage esthétiquement respectueux de notre patrimoine historique et, pour le cas qui nous concerne, respectueux de la mission sociale de l'Église.
Et, depuis le temps que ce gouvernement nous rebat les oreilles avec le partenariat du public avec le privé, on pourrait inviter des compagnies à devenir actionnaires du fonds. Naturellement, on peut s'attendre à ce qu'elles exigent des avantages fiscaux, ainsi qu'une visibilité inscrite dans la pierre, lors de la conversion de l'usage des édifices. Je crois qu'il serait possible d'en arriver à des ententes fiscales raisonnables.
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