Le show de Toronto
Benoît Descôteaux - Montréal, 28 juillet 2002
31 juillet 2002
J'ai lu et entendu certains commentaires sur la Journée mondiale de la jeunesse de Toronto: un exercice de marketing de l'Église catholique, une tentative de récupération des jeunes, un gros show pour tenter de les endoctriner et un discours qui ne se renouvelle pas. Je partage ces opinions.
L'Église catholique a pris l'initiative de la Journée mondiale de la jeunesse. C'est l'enfant chéri de Jean-Paul II. Pourquoi cette Église n'utiliserait-elle pas les moyens d'aujourd'hui pour se faire connaître et pour faire connaître son fondateur Jésus-Christ? Voilà pour le marketing!
L'Église catholique, pour durer, a besoin des jeunes. Ils sont ses demains et les demains du monde. Qu'elle cherche à s'en approcher n'est-il pas légitime? Les jeunes sont à l'âge de toutes les possibilités et de tous les rêves. L'Église, et plus particulièrement le pape Jean-Paul II, a compris cela, semble-t-il. Si c'est là de la récupération, celle-ci n'a-t-elle pas sa place?
Toute liturgie est un spectacle. Elle intègre des symboles, des gestes, des paroles, de la musique et des chants par lesquels on veut arriver au spirituel par le monde concret des sens. C'est ce genre de show que la Journée mondiale a présenté. À l'évidence, les jeunes ont apprécié. Ils y ont participé avec piété, sincérité et enthousiasme, il me semble.
Passons maintenant au scandale des scandales. L'Église ose tenter d'endoctriner les jeunes. La mission de cette Église n'est-elle pas de faire connaître Jésus-Christ et d'inviter à le suivre? N'est-elle pas porteuse d'un message, d'une doctrine, qu'elle croit devoir transmettre au monde? Les jeunes sont de ce monde. Faisons-leur confiance. Ceux et celles d'entre eux qui, plus particulièrement aujourd'hui, choisissent de suivre le Christ, ne le font-ils pas en toute liberté?
Enfin, qu'en est-il du discours non renouvelé? Certes, le magistère de l'Église catholique a des positions bien arrêtées, trop arrêtées peut-être, sur certaines questions qui confrontent notre monde moderne. Mais lorsque Jean-Paul II réfère au message des Évangiles, peut-il s'écarter de l'appel à l'idéal chrétien? À ce que j'en sais, les homélies prennent leur source dans les paroles de l'Écriture, aujourd'hui comme hier. Le pape pourrait-il vraiment s'en éloigner?
Le show de Toronto est maintenant chose du passé. Reste aux chrétiens à en assumer les coûts. On peut applaudir au succès de l'événement. On peut aussi le décrier.
Les gens d'ici, agacés, peut-être même choqués de cette surexposition de l'Église catholique, vont mieux respirer. Les gens d'ici, qu'une telle journée rejoint quelque part, vont sans doute s'en inspirer durant un bon bout de temps.
L'Église catholique a pris l'initiative de la Journée mondiale de la jeunesse. C'est l'enfant chéri de Jean-Paul II. Pourquoi cette Église n'utiliserait-elle pas les moyens d'aujourd'hui pour se faire connaître et pour faire connaître son fondateur Jésus-Christ? Voilà pour le marketing!
L'Église catholique, pour durer, a besoin des jeunes. Ils sont ses demains et les demains du monde. Qu'elle cherche à s'en approcher n'est-il pas légitime? Les jeunes sont à l'âge de toutes les possibilités et de tous les rêves. L'Église, et plus particulièrement le pape Jean-Paul II, a compris cela, semble-t-il. Si c'est là de la récupération, celle-ci n'a-t-elle pas sa place?
Toute liturgie est un spectacle. Elle intègre des symboles, des gestes, des paroles, de la musique et des chants par lesquels on veut arriver au spirituel par le monde concret des sens. C'est ce genre de show que la Journée mondiale a présenté. À l'évidence, les jeunes ont apprécié. Ils y ont participé avec piété, sincérité et enthousiasme, il me semble.
Passons maintenant au scandale des scandales. L'Église ose tenter d'endoctriner les jeunes. La mission de cette Église n'est-elle pas de faire connaître Jésus-Christ et d'inviter à le suivre? N'est-elle pas porteuse d'un message, d'une doctrine, qu'elle croit devoir transmettre au monde? Les jeunes sont de ce monde. Faisons-leur confiance. Ceux et celles d'entre eux qui, plus particulièrement aujourd'hui, choisissent de suivre le Christ, ne le font-ils pas en toute liberté?
Enfin, qu'en est-il du discours non renouvelé? Certes, le magistère de l'Église catholique a des positions bien arrêtées, trop arrêtées peut-être, sur certaines questions qui confrontent notre monde moderne. Mais lorsque Jean-Paul II réfère au message des Évangiles, peut-il s'écarter de l'appel à l'idéal chrétien? À ce que j'en sais, les homélies prennent leur source dans les paroles de l'Écriture, aujourd'hui comme hier. Le pape pourrait-il vraiment s'en éloigner?
Le show de Toronto est maintenant chose du passé. Reste aux chrétiens à en assumer les coûts. On peut applaudir au succès de l'événement. On peut aussi le décrier.
Les gens d'ici, agacés, peut-être même choqués de cette surexposition de l'Église catholique, vont mieux respirer. Les gens d'ici, qu'une telle journée rejoint quelque part, vont sans doute s'en inspirer durant un bon bout de temps.
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