dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Lettres : On ne veut pas ne pas consommer

Olivier Ménard - Université du Québec à Montréal  9 juin 2004 
Le Québec fait face à l'adversité en matière énergétique. Mais laissons faire les chiffres pour une fois et exprimons-nous avec le gros bon sens, susnommé la sagesse. Il est clair qu'Hydro-Québec et certains autres intervenants ne veulent pas que nous cessions de consommer. Certains me diront: «Oui, mais Hydro annonce dans les journaux des trucs pour l'efficacité énergétique.» Étrange que cela soit survenu tout juste au moment où l'opposition au Suroît était à son paroxysme. Si c'est une action louable, elle demeure négligeable pour l'environnement et les économies d'énergie.

Nous pourrions légitimement nous poser la question suivante: depuis des années, voire des décennies, Hydro-Québec a-t-elle averti les citoyens qu'il ne faut pas trop consommer? Qu'il ne faudrait pas qu'il y ait autant de lampadaires inefficaces et de pollution lumineuse? Que les panneaux publicitaires et les concessionnaires automobiles sont beaucoup trop éclairés? Qu'on devrait miser sur les énergies renouvelables? Certes non. Pourquoi? Si vous êtes vendeur d'automobiles, vous ne direz pas à vos clients: «Gardez votre véhicule le plus longtemps possible, faites-y attention et n'achetez pas ce gros utilitaire sport, il consomme beaucoup trop d'essence.» C'est contraire à toute la mentalité du marketing. C'est la même chose avec Hydro-Québec [...]. La société d'État veut que nous consommions le plus possible afin d'être la plus rentable possible.

Maintenant, au dire d'Hydro-Québec, entre autres, c'est la faute aux citoyens et aux groupes environnementaux qui se sont opposés au Suroît s'il y a pénurie d'énergie. C'est notre faute si l'électricité coûte plus cher. C'est notre faute si nous devons importer de l'électricité à partir de centrales nucléaires et au charbon. On ne connaît pas ça, l'énergie, et eux, ils connaissent ça. Il est impossible qu'il y ait d'autres experts en énergie dans la population (surtout pas en énergie éolienne). Nous, citoyens du Québec, ne sommes que des consommateurs qui n'avons rien à dire sur notre façon de produire de l'électricité.[...]

Mais voilà, nous refusons de cesser de consommer. Les éoliennes, ça ne rapporte rien car il n'y a rien à consommer. Avec le thermique, au moins, il y a le gaz naturel. C'est le syndrome Future Shop: «J'en veux plus!» Ce n'est que lorsque la majorité des citoyens fera face à l'adversité que les choses pourront changer. [...]
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Recherche complète sur le même sujet


Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012