Lettres : Le sort de la voie maritime du Saint-Laurent
Vincent Desormeaux - Le 3 juin 2004
9 juin 2004
Récemment, les libéraux fédéraux de l'équipe Martin ont donné au US Army Corps of Engineers le mandat d'étudier la faisabilité de l'élargissement de la voie maritime du fleuve Saint-Laurent. L'intention des gouvernements canadien et américain est de creuser le chenal de deux à trois mètres supplémentaires pour permettre le passage de plus gros navires (comme ceux de la Canada Steamship Lines).
Catastrophe écologique pour la partie québécoise du fleuve Saint-Laurent: ceci signifie en effet que le fleuve se transformerait, aux mois d'août et de septembre, en un canal de seulement 200 mètres de large jusqu'à Québec. Sur le plan économique, ce projet porterait un coup très dur aux ports de Montréal et de Québec mais avantagerait énormément les ports ontariens et états-uniens des Grands Lacs... de même que la famille Martin.
L'élection d'un gouvernement libéral rendra certaine la réalisation de ce projet. Toutefois, dans l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire conservateur, le Bloc québécois pourrait marchander l'abandon de cette menace en échange de son appui sur d'autres positions... comme le rapatriement à l'Assemblée nationale du pouvoir canadien de taxer, vieille revendication québécoise sur laquelle les deux partis s'accordent. Le Bloc ferait d'une pierre deux coups: préserver l'intégrité écologique de ce grand fleuve près duquel plus de 85 % de la population du Québec habite et cueillir à Ottawa, pour le bénéfice de l'Assemblée nationale, les moyens financiers dont notre gouvernement a désespérément besoin. Souhaitons que Gilles Duceppe expose cet argument lors du débat des chefs.
Catastrophe écologique pour la partie québécoise du fleuve Saint-Laurent: ceci signifie en effet que le fleuve se transformerait, aux mois d'août et de septembre, en un canal de seulement 200 mètres de large jusqu'à Québec. Sur le plan économique, ce projet porterait un coup très dur aux ports de Montréal et de Québec mais avantagerait énormément les ports ontariens et états-uniens des Grands Lacs... de même que la famille Martin.
L'élection d'un gouvernement libéral rendra certaine la réalisation de ce projet. Toutefois, dans l'hypothèse d'un gouvernement minoritaire conservateur, le Bloc québécois pourrait marchander l'abandon de cette menace en échange de son appui sur d'autres positions... comme le rapatriement à l'Assemblée nationale du pouvoir canadien de taxer, vieille revendication québécoise sur laquelle les deux partis s'accordent. Le Bloc ferait d'une pierre deux coups: préserver l'intégrité écologique de ce grand fleuve près duquel plus de 85 % de la population du Québec habite et cueillir à Ottawa, pour le bénéfice de l'Assemblée nationale, les moyens financiers dont notre gouvernement a désespérément besoin. Souhaitons que Gilles Duceppe expose cet argument lors du débat des chefs.
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