Lettres: Avant que Paul Martin ait cent ans
Jean-François Tardif - Gatineau, le 3 juin 2004
8 juin 2004
En juin, le Canada se dotera d'un nouveau gouvernement. En Irak, ce sera le transfert de pouvoir vers un gouvernement autonome.
Il n'y a bien entendu aucun lien entre ces deux événements sauf que le nouveau chapitre irakien nous donne l'occasion de nous demander à quel point le nouveau gouvernement aura intégré les leçons de l'histoire récente. La méfiance, voire la haine dans certains cas, du peuple irakien nous rappelle en effet à quel point il est important de construire un monde où la coopération et le développement international, en particulier en matière de santé, d'éducation et de microcrédit sont une priorité.
Or le Canada consacre à peine 0,28 % du PNB à l'aide internationale, et songe même se départir, ô folie, de l'Agence canadienne de développement international. Paul Martin a dit souscrire à l'objectif internationalement reconnu de 0,7 % du PNB pour l'aide internationale, mais au rythme où il s'y est pris jusqu'à maintenant, il aura un peu plus de 100 ans quand ce sera réalisé!
Au cours de cette campagne électorale, il est impératif que les candidats nous disent de combien ils comptent augmenter l'aide internationale et à quoi ils voudraient consacrer ces nouveaux fonds. Et, à bien y penser, les Irakiens aussi seraient peut-être curieux d'en savoir plus sur nos armes de coopération massive...
Il n'y a bien entendu aucun lien entre ces deux événements sauf que le nouveau chapitre irakien nous donne l'occasion de nous demander à quel point le nouveau gouvernement aura intégré les leçons de l'histoire récente. La méfiance, voire la haine dans certains cas, du peuple irakien nous rappelle en effet à quel point il est important de construire un monde où la coopération et le développement international, en particulier en matière de santé, d'éducation et de microcrédit sont une priorité.
Or le Canada consacre à peine 0,28 % du PNB à l'aide internationale, et songe même se départir, ô folie, de l'Agence canadienne de développement international. Paul Martin a dit souscrire à l'objectif internationalement reconnu de 0,7 % du PNB pour l'aide internationale, mais au rythme où il s'y est pris jusqu'à maintenant, il aura un peu plus de 100 ans quand ce sera réalisé!
Au cours de cette campagne électorale, il est impératif que les candidats nous disent de combien ils comptent augmenter l'aide internationale et à quoi ils voudraient consacrer ces nouveaux fonds. Et, à bien y penser, les Irakiens aussi seraient peut-être curieux d'en savoir plus sur nos armes de coopération massive...
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