Lettres: Que comprendre?
Denis Beaulé - Le 3 juin 2004
8 juin 2004
Ce qu'il y a de plus préoccupant eu égard aux conservateurs, ce n'est pas tantôt l'ambiguïté des déclarations du chef ou tantôt une manifestation évidente de conservatisme en perspective, mais plutôt le fait que les Québécois et Québécoises semblent ne vouloir élire aucun député de cette formation.
Cela faisant en sorte qu'advenant l'avènement d'un gouvernement conservateur, la voix du Québec ne serait qu'une voix de «troisième tour», c'est-à-dire après celle du gouvernement et après celle de l'opposition officielle, toutes deux émanant, pour l'une, exclusivement de l'extérieur du Québec et, pour l'autre, très majoritairement de l'extérieur du Québec.
Cela étant, comme les Québécois et Québécoises à l'évidence veulent encore moins des conservateurs que des libéraux au pouvoir, il s'impose de prendre les moyens pour faire obstacle à leur prise du pouvoir. Or, il n'y en a qu'un moyen pour à la fois contrer les conservateurs et ajouter du pouvoir au Québec au lieu de l'anémier: c'est d'élire une bonne soixantaine de libéraux, de manière à investir le pouvoir, puis, comme citoyennes et citoyens, d'exiger ensuite de ces élus concrètement, avec force et au quotidien, qu'ils accomplissent honnêtement et équitablement leur travail.
Cela faisant en sorte qu'advenant l'avènement d'un gouvernement conservateur, la voix du Québec ne serait qu'une voix de «troisième tour», c'est-à-dire après celle du gouvernement et après celle de l'opposition officielle, toutes deux émanant, pour l'une, exclusivement de l'extérieur du Québec et, pour l'autre, très majoritairement de l'extérieur du Québec.
Cela étant, comme les Québécois et Québécoises à l'évidence veulent encore moins des conservateurs que des libéraux au pouvoir, il s'impose de prendre les moyens pour faire obstacle à leur prise du pouvoir. Or, il n'y en a qu'un moyen pour à la fois contrer les conservateurs et ajouter du pouvoir au Québec au lieu de l'anémier: c'est d'élire une bonne soixantaine de libéraux, de manière à investir le pouvoir, puis, comme citoyennes et citoyens, d'exiger ensuite de ces élus concrètement, avec force et au quotidien, qu'ils accomplissent honnêtement et équitablement leur travail.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

